Les séjours atypiques, fausse bonne idée de vacances ?

Les hébergements touristiques insolites ont de plus en plus la cote, notamment ceux qu’on aime bien poster sur Instagram. Mais derrière le rêve de l’hébergement hors du commun, la désillusion peut être violente…

Rédigé par Paul Malo, le 3 Aug 2019, à 10 h 15 min

Yourte, cabane, bulle… Les séjours atypiques ont la cote. Mais tout ne se finit pas toujours au septième ciel touristique…

L’essor des « Insta-holidays » et la quête de séjours atypiques

Quelles sont les tendances en matière de vacances en ces temps connectés, où les plateformes de réservation en ligne emportent toute l’hôtellerie sur leur passage, et que l’on peut de plus en plus louer de particulier à particulier une destination de l’autre côté de la planète ?

Les hébergements touristiques insolites ont la cote © AlexMaster

Premier constat : les mini-vacances ont la cote. Au lieu de se poser dans un seul lieu pour plusieurs semaines de vacances, les touristes millésime 2019 préfèrent enchaîner les escapades, les pauses voyage, ce qui permet également de s’offrir des séjours hors du commun dans des hébergements atypiques, comme des yourtes, des capsules et des caravanes.

Vous avez dit atypique ? C’est sans doute, aussi, parce que la folie Instagram est passée par là. De plus en plus de séjours et d’activités touristiques sont motivés par « l’ instagramabilité » d’un lieu. On assiste à l’essor des « Insta-holidays » : ainsi, selon une enquête réalisée par la société britannique Schofields, plus de 40 % des moins de 33 ans considèreraient « l’Instagramabilité » comme un facteur décisif au moment de choisir leur destination de vacances.

Des lieux atypiques pour séduire les visiteurs

Il faut dire que ces logements atypiques aux quatre coins du globe offrent des expériences inoubliables. D’ailleurs, quand Airbnb fait cet été la promotion des plus belles destinations de la planète, elle propose aux internautes d’être hébergés dans les logements les plus insolites proposés via la célèbre plateforme en ligne.

Un séjour dans les arbres pour se mettre au vert © Luciani Rinaldi

On peut ainsi embarquer à bord d’un avion du Haut Village, un appareil entièrement rénové et équipé pouvant accueillir jusqu’à 4 personnes. Ou bien monter à bord de la UnicornRoom dans les eaux limpides du lagoon Laknisan, lieu paradisiaque situé à la pointe nord-ouest de l’île Coron, aux Philippines.

On peut aussi, au  Kenya, prendre place dans The Brandy Bus, un autobus old-school transformé en maison dans la banlieue de Karen. Enfin, en cette année d’anniversaire du premier pas de l’homme sur la Lune, on peut dormir à bord d’un vaisseau de la mission Apollo 11, avec vue imprenable sur le Mont Cook pour profiter du ciel étoilé de la Mackenzie Dark Sky Reserve.

Plus près, en Ile-de-France aussi, les lieux atypiques tentent de séduire les visiteurs : une bulle transparente à Noisy-sur-Ecole, perchée à vingt mètres du sol ; une cabane dans les arbres en Seine-et-Marne dans un endroit où les téléphones ne passent pas ; ou juste un voilier posé en bord de Marne.

Le côté obscur des vacances de rêve

Seulement, derrière le rêve de la destination insolite, de l’hébergement hors du commun, la désillusion peut aussi être bien plus violente qu’une simple déception face à une chambre d’hôtel ou un camping en-deçà de vos attentes…

Une cabane perchée avec vue sur les rochers en forêt de Fontainebleau ? Comptez tout de même 140 euros la nuit pour un confort rustique et un petit déjeuner. Mais quand la canicule passe par là, la cabane peut soudain se métamorphoser en un véritable sauna… Sans oublier les insectes qui, eux aussi, cherchent un refuge, et le bois de la cabane qui craque en réagissant à la chaleur…

Toutes les bulles ne garantissent pas une nuit idyllique © Flystock

Envie de dormir dans une bulle ? Un pur plaisir sous un ciel pur et étoilé, en plein été, dans la chaleur de la nuit. À condition que le système de soufflerie qui maintient les lieux en légère surpression ne tombe pas en panne pendant la nuit. Reste alors à s’en extirper tant bien que mal…

Mais ce n’est rien, finalement, comparé à une roulotte qui prendrait feu, expérience vécue par des touristes parisiens, ou les séjours en  yourte communautaire, où l’on est censé dormir à vingt sur des lits de camps, et cuisiner et manger ensemble… Pour les vacances romantiques, il faudra repasser.

Illustration bannière : Intérieur d’une yourte -© solepszism
Pour vous c'est un clic, pour nous c'est beaucoup !
consoGlobe vous recommande aussi...




1 commentaire Donnez votre avis
  1. Bonjour, très intéressant, mais citez vos sources à savoir l’article des Echos je crois qui reprend exactement ces exemples désastreux de bulle qui se dégongfle, de roulotte qui brûle, d’araignées et de sauna dans les cabanes dans les arbres. bref, l’art de rédiger un article sans se casser la tête… bel exemple du net où tout le monde reprend tout le monde, et se prétend alors journaliste.

Moi aussi je donne mon avis