Sea Bubbles : les taxis volants ne verront pas le jour à Paris

Les taxis futuristes semblaient être appréciés par la maire de Paris Anne Hidalgo. Cependant, les contraintes législatives et administratives sont trop lourdes. Le constructeur des taxis volants, les Sea Bubbles, lancera son projet en Suisse.

Rédigé par Maylis Choné, le 24 Oct 2017, à 10 h 05 min

C’est sur le lac Léman en Suisse, que les taxis volants appelés Sea Bubbles effectueront leurs premiers trajets. La ville de Paris impose trop de contraintes législatives et administratives à la start-up.

Les taxis volants, les Sea Bubbles, voleront sur le Lac Léman avant Paris

Il était prévu que les Sea Bulbes, des taxis qui peuvent voler au dessus de l’eau, démarrent leurs premiers trajets sur – ou plutôt au-dessus – de la Seine. Finalement, leur arrivée à Paris est ajournée, et c’est sur le lac Léman qu’ils effectueront leurs premiers essais dès le début de l’année 2018. Pourtant, la maire de Paris Anne Hidalgo semblait soutenir la start-up fondée par le navigateur Alain Thébault.

Que s’est-il passé ? « La Seine, ce n’est pas la même chose que le lac Léman : il y a beaucoup de transports de marchandises, de péniches, les batobus aussi. Et puis il y a aussi des courants… Ce sont autant de questions de sécurité auxquelles il faut penser. Il va falloir faire bouger la réglementation et cela prendra du temps« . Notons au passage que cette réglementation date de 140 ans.

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Des taxis volants pour désengorger le trafic routier

Le concept des Sea Bubbles qui sont totalement électriques, est révolutionnaire et futuriste. À partir d’une certaine vitesse, ils s’élèvent au-dessus de l’eau, ce qui limite considérablement les nuisances pour les populations marines et les courants qu’ils pourraient produire et donc la dégradation des berges. Mais voilà, le coût réclamé par le Port de Paris pour mettre en place les infrastructures d’attache des Sea Bubbles est trop élevé pour le constructeur : 1.000 euros par jour, hors raccordement électrique.

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La limitation de vitesse à 18 km/h sur la Seine n’a pas été non plus bien reçue par Alain Thébault dont les bateaux peuvent atteindre les 50 km/h. Le lac Léman sera donc le premier port d’attache des Sea Bubbles qui serviront de taxis pour désengorger le trafic routier. Mais le constructeur français, n’enterre pas son projet de venir un jour à Paris. En attendant, les villes de Chicago et Dubaï ont fait savoir qu’elles étaient intéressées.

Illustration bannière : capture d’écran © Sea Bubbles
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1 commentaire Donnez votre avis
  1. La France, toujours à la pointe du progrès……ou presque !!!

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