Nouvelle année catastrophique pour la production de miel

Les récoltes de miel accusent en 2016 une baisse de 60 à 80 %. En cause, les conditions climatiques, les parasites et les pesticides.

Rédigé par Joseph Vebret, le 23 Sep 2016, à 9 h 53 min

Environ 9.000 tonnes ont été récoltées, soit 1.000 de moins qu’en 2014, considérée jusqu’alors comme la pire année de l’apiculture française. En vingt ans, la production de miel a été divisée par trois. Après une reprise l’an dernier et une production estimée entre 15.000 et 17.000 tonnes, soit une année normale, la récolte 2016 s’annonce comme plus catastrophique encore que l’année 2014.

La production de miel a été divisée par trois en vingt ans

L’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) tire la sonnette d’alarme. En 2016, « des conditions climatiques extrêmement contrastées avec des pluies abondantes et un printemps tardif, suivis d’une grande période de sécheresse et de vent du nord n’ont pas permis aux apiculteurs de faire des récoltes convenables ». Et de préciser : « Dans toutes les régions, et en particulier dans les grandes régions de production comme Provence Alpes Côte d’Azur, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, etc., les récoltes sont en baisse de 60 à 80 %. »

De nombreuses exploitations apicoles en difficulté

Pire encore. Selon l’Unaf, « dans de nombreuses régions », des colonies d’abeilles sont « en grande souffrance et de nombreux apiculteurs sont inquiets et se demandent si leur cheptel passera l’hiver ». Elle stigmatise « la prédation du frelon », qui « est toujours très forte et affaiblit les colonies ». Depuis des années, les colonies d’abeilles sont victimes d’un taux de mortalité élevé attribué à des parasites, comme le frelon, et à l’usage de pesticides, en particulier des insecticides de la classe des néonicotinoïdes.

L’Unaf « s’alarme du drame que vivent de nombreuses exploitations apicoles confrontées à un manque de miel sans précédent qui met en péril leur survie économique ». De fait, l’organisation a écrit au ministre de l’Agriculture pour obtenir « la reconnaissance en calamité agricole pour les régions les plus touchées et des aides exceptionnelles ». Le miel serait-il en passe de devenir un produit de luxe ? Depuis 2009, le prix des miels français augmente de 20 % en moyenne chaque année.

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