Livraison de repas : la LDH apporte son soutien aux coursiers à vélo

Dans un communiqué publié ce 30 août, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) a demandé au ministère du Travail d’organiser une conférence multipartite sur la réglementation du secteur.

Rédigé par Nathalie Jouet, le 31 Aug 2017, à 9 h 50 min

Plusieurs dizaines de coursiers des sociétés Deliveroo, Foodora ou Uber ont manifesté dans les grandes villes de France cet été pour s’opposer à la généralisation du paiement à la course et réclamer une augmentation. La Ligue des droits de l’Homme dénonce quant à elle un “dévoiement du droit du travail” instauré par les sociétés de livraison de repas.

Les coursiers à vélo poursuivent leur mobilisation dans les grandes villes

Les coursiers à vélo se sont mobilisés dans plusieurs grandes villes de France et notamment à Nantes, Paris, Bordeaux et Lyon. En effet, ils refusent les nouvelles modalités de rémunération imposées par l’entreprise de livraison de repas et dénoncent une précarisation de leurs conditions de travail. Selon des manifestants cités par FranceInfo, une nouvelle grande manifestation serait prévue à Paris le 27 septembre.

La société Deliveroo qui emploie plus de 7.500 coursiers en France, a demandé à ses livreurs engagés avant août 2016 de signer un avenant à leur contrat pour harmoniser leur rémunération. Il y aura donc une généralisation du paiement à la course et non plus à l’heure. Cette mesure entraînerait une baisse de 30 à 40 % du revenu des coursiers à vélo. Deliveroo s’est défendue début août en indiquant que sa tarification est la plus compétitive du marché et que ce nouveau système de rémunération profitera tant aux livreurs qu’à l’entreprise.

Lire aussi : Le revenu minimum universel : essentiel face aux évolutions du travail

La LDH dénonce l’exploitation des coursiers à vélo

Les coursiers à vélo “ne veulent pas pédaler pour des miettes de pain noir“, affirme la Ligue des droits de l’Homme qui dénonce “un dévoiement du droit du travail” instauré par les sociétés de livraison de repas via leurs applications numériques. Dans un communiqué publié le 30 août 2017, elle demande au ministère du Travail d’organiser une “conférence multipartite qui permette d’avancer sur le mode de réglementation de ce secteur“.

Dans l’immédiat, la LDH souhaite qu’une médiation soit mise en place “au profit de personnes qui subissent une exploitation sévère sans avoir les moyens de se défendre“. Ce conflit social “pose la question de l’effectivité des droits de l’Homme au travail et du respect des différents textes et instruments qui les garantissent“, ajoute-t-elle. Deliveroo a toutefois précisé que sur les 600 coursiers concernés, 450 avaient d’ores et déjà accepté le mode de rémunération à la course. Pensez-y et soyez solidaire avec eux lors de votre prochaine livraison.

Illustration bannière : Coursier à vélo – © Clare Louise Jackson Shutterstock
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1 commentaire Donnez votre avis
  1. Bonjour,
    J’exprime ma solidarité avec les livreurs en ne recourant pas à ces services qui mettent leur vie en danger sans leur permettre d’assurer un niveau de vie décent.

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