Jardinage : 5 manières naturelles de remédier à un sol pauvre

Avoir une bonne terre est l’une des préoccupations primordiales du jardinier bio, soucieux de bons rendements et de belles plantes. Mais prenons le problème à l’envers : comment éviter d’avoir un sol pauvre ? Et comment y remédier ? Voici cinq règles simples.

Rédigé par Mark, le 9 Sep 2016, à 7 h 11 min

5 conseils pour lutter naturellement contre un sol pauvre

A force de travailler la terre, on oublie parfois l’essentiel : le sol est vivant, ou plus exactement la nature repose sur des synergies entre différentes plantes, animaux et minéraux. L’exemple parfait est la forêt : c’est un écosystème, au sol généralement très riche, qui n’a besoin d’aucune intervention humaine.

Or, dès lors que l’on se met à cultiver et même simplement à jardiner, on perturbe l’environnement, le naturel. Le but va alors être de jardiner le plus naturellement possible.

Conseil #1 pour un sol pauvre : arrêtez de bêcher !

astuces conseils jardinage contre un sol pauvre engrais naturel

Bêcher trop souvent c’est faire violence au sol et l’appauvrir © Shutterstock

Est-ce que quelqu’un bêche la forêt ? Non. Est-ce donc nécessaire de bêcher ? Non. C’est aussi simple que cela.

Derrière cette manière provocante de mettre le bêchage en question se cache une véritable réflexion sur notre rapport au sol : en réalité, bêcher peut faire plus de mal que de bien, car détruisant la faune qui fait son travail d’entretien et régénération des sols à l’abri des regards. Cette faune va des bactéries aux vers de terre.

Le labourage enfouit également la matière organique, qui va alors pourrir dans le sol au lieu de se décomposer en surface. La pollution des sols et de l’air serait également impactée(1).

Si vous souhaitez retourner votre sol, et si la saison est bonne et la matière organique déjà décomposée, optez plutôt pour la grelinette contre un sol pauvre. Assurez-vous auparavant d’avoir scrupuleusement désherbé sous peine de voir germer des indésirables supplémentaires.

La grelinette permet d’ameublir la terre sans la retourner, contrairement à une bêche. Elle permet ainsi de préserver l’écosystème du sol.

Sol pauvre, la grelinette

La grelinette préserve l’écosystème du sol de votre jardin bio

Lire la suite : Conseil #2 pour un sol pauvre : cultivez votre sol toute l’année

illustration : Conseils pour un jardin naturel, contre un sol pauvre © Shutterstock

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Quand il n'écrit pas, Mark jardine ! Partageant son temps entre Dijon et Londres, il met au service ses compétences pour faire avancer le monde vers un...

7 commentaires Donnez votre avis
  1. This piece was cogent, werlnwlitte-, and pithy.

  2. Je souris en voyant votre article (qui ne donne aucune vraie solution) et le commentaire de Diane, bien adapté…
    Je suis dans le Sud de la France, dans un endroit où ne poussent que les caillasses (en quantité illimitée, elles, par contre), et où le sol est ultra-calcaire. Mon père, depuis 50 ans, a tout essayé pour l’améliorer, cette terre…Fumier de mouton, bon compost, engrais bios, paillages…à part utiliser des quantités industrielles de flotte pour obtenir quelques haricots verts et tomates (qui finalement valaient de l’or, au prix de l’eau !) rien ne pousse vraiment bien.
    Il a arrêté de mettre quoi que ce soit. Les mauvaises herbes poussent très bien, et on ne cultive plus rien du tout !
    C’est un vrai désespoir…
    Les voisins ont fait venir de la « terre végétale », et (à prix d’or, bien sûr) du coup, avec terre rapportée d’ailleurs, ça marche, avec arrosage enterré etc…mais à quel prix !!!!

  3. Merci pour la réponse si elle s’adresse à moi, mais même en faisant cela, rien ne pousse sur cette terre ingrate, ce qui est semé reste à l’état de graine !

  4. Pour un sol pauvre où rien ne pousse pensez »lasagnes »le terrain adore et vous le rendra,voici un lien intéressant mais sur la toile vous pouvez en trouver d’autres.

    • Merci Siboma, j’ai essayé cette année inutilement, pourtant j’avais préparé le terrain dès l’automne dernier. Mais il est vrai qu’il a fait particulièrement chaud, même à 1100 m d’altitude, et que les arrosages ne servaient pratiquement à rien à moins de détremper complètement le sol.

  5. « Dans la nature, un sol nu n’est absolument pas la norme, »

    hélas, pas besoin d’aller dans le désert pour voir cela ! dans mon jardin, il y a une plaque de terre qui n’a jamais vu le moindre brin d’herbe ou de quoi que ce soit pousser dessus ! tout ce qui l’entoure pousse sur deux millimètres de terre au maximum ! je n’ai jamais réussi à amender ce sol, malgré tous mes efforts : terreau, compost, tourbe etc… pour le rendre plus léger, c’est un vrai béton où rien ne pousse, même pas des radis. Il n’y a que du sable que je n’ai pas mis faute d’en trouver… l’endroit ? un bout de montagne méditerranéenne. A 20 mètres de là, des prés qui ne sont pas cultivés, sinon pour faire du fourrage, mais sur lesquels tout pourrait pousser, c’est râlant !

    • Bonjour,
      Pour améliorer un sol semer des graminées (orge, blé,épeautre,….) adapté à la période semis ces plantes font énormément de racines et structure le sol et le couvre ce qui protège du soleil et des intempéries.
      Juste avant qu’ils ne montent en graine passer un coup de tondeuse et les déchets sur le sols. Vous pourrez semer ou plant à travers.
      En ce moment il faut attendre octobre pour gratter légèrement le sol pour semer un mélange blé/orge d’hiver qui permettra de planter au printemps prochain.
      Sur les sols fragiles il est indispensable que le sol soit toujours couvert de végétation toute l’année. Une alternance graminée l’automne/l’hiver puis un prairie fleurit printemps/été est une bonne solution pour un terrain où l’on ne souhaite pas faire de potager ou de massif. Avec le sol sera amélioré par les plantes au fils des années avec les ricaines qui structure/aère et les plantes annuelles qui seront décomposés et créeront de l’humus.

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