Haricot azuki : un concentré de bienfaits pour notre santé
Connaissez-vous l’azuki ? Peu utilisé dans la cuisine française, ce petit haricot rouge originaire de Chine regorge de bienfaits pour notre santé.

Disponible toute l’année en magasin bio, en vrac ou en sachet, l’azuki mérite une place dans nos placards. Ce petit haricot rouge, très présent dans la cuisine japonaise, se cuisine aussi bien en version salée qu’en dessert.
Riche en fibres, en protéines végétales et en minéraux, il permet de varier les légumineuses sans tomber dans la routine lentilles-pois chiches-haricots blancs. Encore faut-il savoir comment le cuire, l’assaisonner et l’intégrer facilement aux repas du quotidien.
Le haricot azuki, une star de la cuisine japonaise
Aussi appelé haricot rouge du Japon, aduki ou adzuki, l’azuki est une petite légumineuse de couleur rouge brun. Il ne faut pas le confondre avec le soja, même si on le surnomme parfois, à tort, “soja rouge”.
Ce haricot est cultivé depuis des siècles en Asie de l’Est, notamment en Chine, en Corée et au Japon. Dans la gastronomie japonaise, il tient une place particulière, surtout dans les desserts traditionnels.
On le retrouve dans les mochis, les dorayaki ou encore certaines pâtisseries fourrées à la pâte de haricots rouges. Cette pâte sucrée porte le nom d’anko.
Mais l’azuki ne se limite pas aux douceurs. Son goût doux, légèrement noisetté et naturellement un peu sucré, fonctionne aussi très bien dans les plats salés.
Nutrition : pourquoi l’azuki est intéressant ?
Comme les légumineuses, l’azuki est un aliment intéressant pour rééquilibrer son assiette. Il apporte des glucides complexes, des fibres et des protéines végétales.
Il s’inscrit donc très bien dans une alimentation plus végétale, surtout lorsqu’on cherche à réduire la viande sans perdre en satiété.
Autre avantage : il est naturellement pauvre en graisses. Il contient aussi du fer, du magnésium, du potassium et plusieurs vitamines du groupe B.
En revanche, mieux vaut éviter de le présenter comme un aliment “détox”. Le corps possède déjà ses propres systèmes d’élimination. L’intérêt de l’azuki est plus simple et plus concret : il aide à manger plus de légumes secs, une famille alimentaire encore trop peu présente dans les menus.

Un bol d’azuki © SOMMAI
Valeurs nutritionnelles moyennes pour 100 g d’azukis cuits
| Calories | environ 128 kcal |
| Protéines | environ 7,5 g |
| Lipides | environ 0,1 g |
| Glucides | environ 24,8 g |
| Fibres alimentaires | environ 7,3 g |
| Fer | environ 2 mg |
| Magnésium | environ 52 mg |
Ces chiffres varient selon l’origine des haricots, leur cuisson et leur teneur en eau. Les azukis secs sont évidemment plus concentrés, car ils n’ont pas encore absorbé l’eau de cuisson.
Comment cuisiner le haricot azuki ?
Le goût de l’azuki est très doux. Il rappelle à la fois le haricot rouge, la châtaigne et une légère note sucrée. C’est ce qui le rend aussi polyvalent.
Il peut accompagner un bol de riz, enrichir une soupe, compléter une salade ou servir de base à une pâte sucrée maison.
Lire aussi : 3 méthodes pour la cuisson des azuki, les fameux haricots rouges japonais
Cuisson des azukis : les bons gestes
Les azukis sont plus petits que beaucoup d’autres haricots secs. Leur cuisson est donc assez simple, mais un trempage reste utile pour améliorer leur digestibilité.
- Rincez les haricots à l’eau claire.
- Faites-les tremper 4 à 8 heures, idéalement une nuit.
- Jetez l’eau de trempage.
- Versez les azukis dans une casserole avec trois fois leur volume d’eau froide.
- Portez à ébullition, puis baissez le feu.
- Laissez cuire 45 minutes à 1 heure, selon la texture souhaitée.
- Salez plutôt en fin de cuisson.
Pour une texture fondante, prolongez légèrement la cuisson. Pour une salade, gardez les grains plus fermes.

Des haricots azuki avec du riz © karinrin
Idées salées avec des azukis
En cuisine salée, l’azuki fonctionne très bien dans les plats complets. Il se marie notamment avec le riz, les légumes racines, la tomate, les épices douces et les herbes fraîches.
Quelques idées faciles
- Bol complet : riz, azukis, carottes râpées, avocat, graines de sésame et sauce soja réduite en sel.
- Salade tiède : azukis, patate douce rôtie, oignon rouge, persil et vinaigrette au citron.
- Soupe repas : bouillon, azukis, poireau, carotte, gingembre et miso ajouté en fin de cuisson.
- Curry végétarien : azukis, tomate, lait de coco, épices et riz complet.
- Tartinade express : azukis mixés, huile d’olive, citron, ail et cumin.
Comme toutes les légumineuses, les azukis se combinent très bien avec une céréale. Riz, millet, boulgour ou pain complet permettent de composer un repas végétarien plus rassasiant.
L’anko : la pâte sucrée d’azuki
En version sucrée, l’azuki devient l’ingrédient phare de l’anko. Cette pâte de haricots rouges est très populaire au Japon.
Traditionnellement, elle est assez sucrée. Pour une version maison plus douce, on peut réduire la quantité de sucre et miser sur la cuisson lente.
Recette simple d’anko maison moins sucrée
- 200 g d’azukis secs ;
- 80 à 100 g de sucre complet ;
- 1 pincée de sel ;
- eau de cuisson.
- Faites tremper les azukis une nuit.
- Rincez-les, puis faites-les cuire dans une grande casserole d’eau.
- Quand ils sont très tendres, égouttez-les en gardant un peu d’eau de cuisson.
- Ajoutez le sucre et une pincée de sel.
- Faites dessécher à feu doux en remuant.
- Mixez pour une pâte lisse, ou écrasez grossièrement pour une texture rustique.
Cette pâte peut garnir des crêpes, des tartines, des pancakes ou un yaourt nature. Elle se conserve quelques jours au réfrigérateur dans un bocal propre.
Azuki au potager : peut-on le cultiver en France ?
L’azuki est une plante annuelle de la famille des Fabacées. Elle apprécie la chaleur, les sols légers et les expositions ensoleillées.
Sa culture est possible au potager, surtout dans les régions où l’été est assez long et chaud. Dans les zones plus fraîches, mieux vaut démarrer les semis à l’abri.
Comment semer l’azuki ?
- Semez en godets à l’intérieur dès mars ou avril.
- Repiquez après les dernières gelées, quand le sol est réchauffé.
- Vous pouvez aussi semer directement en pleine terre en mai.
- Laissez environ 40 cm entre les plants.
- Installez un support si la variété grimpe.
- Arrosez régulièrement au démarrage, puis sans excès.
La récolte a généralement lieu en fin d’été ou au début de l’automne, lorsque les gousses sont sèches et bien formées.
Avant de conserver les graines, laissez-les sécher parfaitement. Stockez-les ensuite dans un bocal hermétique, à l’abri de l’humidité et de la lumière.
Un petit haricot à adopter dans une cuisine plus végétale
L’azuki coche plusieurs cases intéressantes : il est nourrissant, facile à stocker, peu gras et très polyvalent. Il permet aussi de sortir des légumineuses les plus connues.
Pour une cuisine du quotidien, le plus simple est d’en cuire une grande quantité. Ensuite, on les conserve deux à trois jours au réfrigérateur, ou plusieurs mois au congélateur.
Vous pouvez ainsi en ajouter dans une soupe, une salade, un curry ou une tartinade maison. C’est une bonne façon de gagner du temps tout en mangeant plus de légumes secs.
Lire aussi :
Article mis à jour en juillet 2026
A lire absolument































