Quand l’esprit guérit le corps – partie 2 : des économies à portée de cerveau !

Rédigé par Philippe C, le 26 Mar 2012, à 18 h 30 min

Des pratiques qui réveillent nos ressources régénératrices

Il existe, c’est vrai, de nombreux outils précieux et peu/moins coûteux au service de la « santé préventive » : la restructuration cognitive, la méditation, la méthode Trust, l’effet placebo, l’approche holistique,…
En voici quelque uns.

1- La restructuration cognitive (2)

Il s’agit d’une analyse de la manière dont nous abordons et réagissons face à une situation : sereine ou au contraire irritée (feu qui passe au rouge et voiture qui nous empêche de passer,…).

Le but est d’éviter les pensées nuisibles et le stress inutile. La « médecine corps-esprit » élabore des stratégies pour s’aider soi-même. Aux États-Unis, elle fait partie du système de santé, car elle atténue l’effet des maladies et contribue à rester en bonne santé.

2- La méditation

Harvard est le berceau de la « médecine corps-esprit ». En Europe, elle se développe doucement. Sarah Lazar (et Britta Hunzel en Allemagne), chercheuse en neuro-science, a été l’une des première a étudier la méditation. Elle examine se qui se passe dans le cerveau des gens qui la pratiquent.

Une pratique régulière de la méditation provoque effectivement des changements dans les connections à l’intérieur du cerveau et dans la communication intercellulaire ; ces effets s’accumulent avec le temps : plus on médite, plus le cerveau se modifie. Augmentation de l’épaisseur de la matière grise au niveau de l’hippocampe, par exemple, sensible au stress. Ses neurones peuvent mourir quand le niveau de stress et de cortisol est trop élevé.

« Plus on médite, plus le cerveau se modifie »

La méditation aide les personnes à prendre du recul, à voir les choses différemment, à comprendre les effets de certains événements sur la santé : prendre mieux conscience de certains mouvements lorsque l’on fait du sport et du coup, de se sentir mieux. Elle permet à l’individu de contribuer à son propre bien-être, contrairement au traitement médicamenteux. La méditation pourrait aussi retarder le vieillissement du cerveau.

3- la Méthode TRUST

Christa Diegelmann est psychothtérapeute (ID Institut, Kassel). Elle fait appel à la psycho-traumatolie, la psychologie positive. Ses concepts-clé sont :

– mieux contrôler le niveau de stress ;
– les sentiments de détresse et de désespérance pèsent lourd dans l’évolution d’une maladie (tête de lecture qui a sauté en dehors du sillon)

Il existe des exercices visant à se concentrer sur ses propres ressources intérieures : s’absorber dans des situations agréables, des sentiments positifs, même dans des moment difficiles, de grande détresse.

Exemple : « l’Alphabet du bien être »

Les séances proposées par Christa Diegelmann contribuent à lever les blocages du cerveau liés au stress et à l’angoisse. La voie est alors libre pour réactiver ces fameuses capacités régénératrices.

Souvent les exercices sont très simples comme l’alphabet du bien-être :
Vous allez choisir une lettre, n’importe quelle lettre de l’alphabet. B, par exemple.

Réfléchissez à des mots qui commencent par « B » et évoquent le  bien-être (« Bonheur », « Brugnon », « Ballon »….)

Et faire ça quand on se sent anxieux ou quand on n’arrive pas à dormir, est encore plus efficace ! Le but est d’apprendre à rendre son cerveau réceptif et capable d’agir.

4- L’effet placebo

Ulrike BINGEL clinique universitaire de Hamburg-Eppendorf.

La croyance, l’espoir déclenchent l’effet. L’effet placebo est efficace sur la douleur. L’effet porte sur les zones du cerveau qui gèrent la douleur.

C’est bien la preuve qu’il existe un lien avec les mécanismes régénérateurs de l’organisme. L’analgésie par placebo fonctionne par l’activation des fonctions de diminution de la douleur.

Les attentes (positives/négatives) et la confiance de chacun jouent donc un rôle très important lorsque l’on administre un médicament :

associer les médicaments et autres traitements avec des attentes de traitement positives limite les effets secondaires, voir permet de réduire les doses ;

– le rôle du médecin est vital  : si la relation de confiance est établie, il facilite la guérison, en accélère le processus.

L’hôpital universitaire de Heidelberg propose d’ailleurs des cours de communication et d’interaction aux médecins et futurs médecins. La conduite des entretiens (conseil, annonce de mauvaises nouvelles,…), la communication, l’aptitude à communiquer sont au moins aussi incontournables que les connaissances médicales.

Trouver les mots qui rassurent, instaurer la confiance font partie du cursus d’apprentissage des futurs médecins. En juillet 2010, l’ordre des médecins allemand a d’ailleurs reconnu officiellement le rôle de l’effet placébo et recommandé qu’il soit pris officiellement en compte par les médecins.

D’autres études montrent qu’il est possible d’établir jusqu’à 80 % du diagnostic dès l’anamnèse (instant lors duquel le patient fournit des renseignements sur ses antécédents). Revenons à la base de la consultation d’un médecin. Pourquoi consultons-nous ?

On consulte en général quand on est en situation de détresse : le médecin joue alors un rôle central de guide pour traverser cette crise ; il doit « poser les jalons » pour que le patient puisse activer les forces qui sommeillent en lui. Il guérira alors à la fois avec l’aide du médecin et en même temps en puisant dans ses forces intérieures.

Le médecin doit aider le patient à activer les forces qui sommeillent en lui.

Mais pour obtenir ces résultats, il faut du temps et les médecins n’ont pas toujours le temps (question de coût). D’où l’importance des forces régénératrices de chacun !  Le cercle vertueux ! CQFD, une fois de plus !

Professeur Gerald Hüther  : « Tous les médecins devraient prendre en compte ces données qui viennent de la neurobiologie, physiologie, la biologie et tout faire pour que les patients activent leurs capacités d’auto régénération.  Certains hôpitaux le font« . Il faut entretenir le « bon esprit » d’un hôpital pour éviter qu’il ne devienne une machine sans âme à l’esprit gestionnaire qui va jusqu’au patient et qui fait disparaître le dialogue : les coûts augmentent et l’efficacité des soins diminue.

L’hôpital ne doit plus être une machine sans âme à l’esprit gestionnaire

*

La suite p.3> l’approche holistique

Pour vous c'est un clic, pour nous c'est beaucoup !
consoGlobe vous recommande aussi...



« Réflexologue diplômé et praticien depuis 10 ans, praticien Reiki (Niveau III) depuis 8 ans, j’ai la « santé préventive » dans la peau depuis tout...

17 commentaires Donnez votre avis
  1. Bonjour,
    Sur ce sujet passionnant, on peut aussi lire les livres de Thierry Janssen, (ancien chirurgien, maintenant psychothérapeute) notamment « la solution intérieure » ou « la maladie a-t-elle un sens », ou aller sur son site, très riche d’infos : thierryjanssen.com
    Cordialement

    • Bonjour Eve !

      Merci pour votre commentaire !

      Oui, vous avez raison : je cite Thierry Janssen à plusieurs reprises dans mes articles. « La solution intérieure » est effectivement une excellente et très pertinente référence !

      N’hésitez pas aussi à nous faire part de vos expériences personnelles et/ou de celles de vos proches : rien de mieux que la publication de cas concrets, de cas vécus pour une promotion efficace de la « santé préventive » !

      Cordialement.

  2. c’est bien que l’on parle plus de ces méthodes de guérison qui existent pourtant depuis toujours mais que la science refuse d’admettre encore, normal il faut aussi compter avec la spiritualité. Je pratique avec succés depuis quelques années ce genre de méthode surtout par la méditation, mais ce qu’il faut savoir c’est qu’il n’y a pas que le corps qui fourni l’énergie, l’esprit doit aussi la capter et l’emmagasiner par l’intermédiaire des ondes que nous envoit la terre et l’espace…

  3. Ma fille etait atteinte dun cancer, son oncologue n a rien trouve de mieux que de lui dire, c est grave et qu elle ne feterait pas son 45 eme anniversaire, elle ne serait pas morte si elle avait connu votre methode.Beaucoup de gens devraient se reveiller et suivre votre methode . C est que nous sommes des cobbaye.On essaie tel ou tel traitement si ca ne va pas tant pis.
    A l heure ou je vous ecris, je me dis : si on lui avait dit des choses positives son cerveau aurait mieux reagi.

    • Bonjour Sissou,

      Votre témoignage me touche profondément et à double titre :

      Tout d’abord parce que vous avez perdu votre fille et que rien ni aucun mot ne pourra combler votre douleur (je vous invite néanmoins à lire l’ouvrage « La source du bonheur » dans lequel Christian BOIRON traite le sujet de la disparition de proches de façon juste et profonde) ; ensuite, parce que vous abordez la santé avec cette foi profonde qui soulève des montagnes, qui produit parfois des résultats que la science qualifierait sinon de miracles, du moins d’inexplicables.

      Je partirai d’ailleurs prochainement de votre témoignage et de votre foi en ces ressources intérieures que nous avons en nous pour mieux encore en décrire les ressorts.

      Je ne sais pas si un type de discours et une ou des « méthodes », comme vous dites auraient à eux seuls sauvé votre fille, mais, c’est vrai, ils y auraient certainement et fortement contribué.

      Nous y reviendrons.

      Merci encore Sissou pour votre soutien.

      Courage à vous. Prenez soin de vous.

      Philippe.

  4. A noter que cette semaine et jusqu’au 4 avril, vous pouvez visionner en replay sur le site d’Arte un documentaire étonnant sur le jeûne.

  5. Ah quel pur bonheur cet article : merci Philippe pour ce partage !
    C’est exactement ce que je vis au quotidien avec les personnes que je reçois en réflexologie ! Favoriser l’auto-guérison de la personne, lui rendre tout son « pouvoir »… lui donner un « coup de pouce » pour la voir enfin s’éveiller vers un mieux-être… ah, quel bonheur d’être réflexologue, hein Philippe ???
    Je vais m’empresser de voir la vidéo !

    Bien cordialement.

    • bonjour monsieur! parolns en de ce monsieur, il se prends pour DIEU le pere. en plus c’est un cumulard , il donne des lee7ons aux autres! sa tenue vestimentaire est simple, mais il vit comme un riche, avec sa barbe et son treillit c’est le parfait terroriste intellectuel avec ses mots et son venin qui sort de sa bouche , il fait la pluie et beau temps! ilest capable de demolir des ecrivains qui ont du talent, de peur qu’ils leurs fassent de L4OMBRE a e7a petite personne!

  6. Bonjour,
    Je me demande si les lobbies de la santé vont laisser utiliser une telle méthode en France. Que vont devenir les laboratoires ou les grands « pontes » des hôpitaux s’ils n’ont plus de patient à se mettre sous le chéquier…!!!
    Bravo pour la diffusion de ce message.
    Cordialement.

    • Bonjour Dany (c’est bien Dany ?) !

      Merci pour votre soutien qui me va droit au cœur. Et vous posez la bonne question : que vont devenir les labos ? C’est horrible !

      Plus sérieusement : la médecine traditionnelle est géniale quand elle marche « la main dans la main » avec les autres pratiques : tout ce qui est bon pour notre santé et notre porte-monnaie devrait être « bon à prendre ».

      En chirurgie, par exemple, elle est fantastique, inégalable !…

      En revanche, c’est vrai, elle a ses limites quand elle limite la puissance de notre cerveau, en mettant un frein ou du moins, en ne participant pas activement ou mollement au développement de nos fantastiques et insoupçonnées ressources intérieures…

      Mais faisons confiance « aux bonnes pratiques », au pragmatisme allemand, américain (qui n’est pas que impérialiste) ou quel qu’il soit, bref, aux preuves par l’exemple qui finiront bien par nous convaincre.

      L’espoir fait vivre, dit le proverbe !…

      Cordialement aussi.

  7. Bonjour

    J’espère que les années à venir nous amènent tous à comprendre et intégrer vos propos ……quel espoir !!

    Merci pour vos articles .

  8. Article passionnant ! A diffuser sans limites dans les hôpitaux …et les salles d’attentes.
    Je crois en effet que préparer sa visite chez le médecin, quitte à écrire ce que l’on veut lui dire est important…et permet de gagner du temps !
    Philippe

  9. J’aime bien le concept et la note positive. Mais il existe nombre d’enfants malades et parfois même des cancers… Qu’en est-il alors?

  10. Bonjour,

    Merci, merci pour cette article !!
    C’est magnifique que tout cela puisse enfin être partagé…

    Il est temps !!

    Belle journée à vous.

  11. cela a l’air très intéressant mais je ne trouve pas le lien pour visionner le reportage ?

  12. Super !! passionnant , merci Philippe

Moi aussi je donne mon avis