Ecopsychologie : de quoi parle-t-on ?

Née du postulat que l’Homme s’est éloigné de la Nature, l’écopsychologie est un concept apparu outre atlantique au début des années 90. Elle tente de démontrer le lien entre la souffrance des Hommes et celle de la planète.

Rédigé par Annabelle Kiéma, le 29 Apr 2011, à 9 h 28 min

L’écopsychologie, champ de recherche multidisciplinaire et relativement récent, s’intéresse aux relations entre la psyché humaine et la terre. Développée aux Etats-Unis au début des années 1990, elle se fait plus discrète en France. Pourtant, elle traite d’un sujet universel. La solution, pour répondre efficacement et en profondeur à la crise environnementale, serait-elle d’ordre spirituel ?

L’écopsychologie répond à un besoin de reconnexion

Au commencement, il y eut la Terre. Puis vint l’Homme. En ces temps lointains, tous deux vivaient en parfaite synergie. Quelques millénaires plus tard le progrès fît son arrivée, qui aurait éloigné l’être humain de la terre, sa mère nourricière.

Les « écopsys » dressent un parallèle entre l’évolution de l’humanité et celle d’un enfant. Durant les premières années, l’enfant, dépendant de sa maman entretien une relation fusionnelle avec elle. Puis vient l’adolescence et son désir d’indépendance. Ce serait ce désir de nouveauté qui aurait engendré une rupture avec l’environnement.

Le concept d’écopsychologie explique ainsi que le progrès est responsable des aliénations de notre ère : surconsommation, stress, anxiété etc. Cette nouvelle façon de vivre est symptomatique d’une société ancrée dans la dualité : l’humain d’un côté, la nature de l’autre. Autrement dit, c’est bien la façon dont l’humain vit aujourd’hui à savoir en centrant son existence autour de la consommation qui le sépare de son environnement.

L’écopsychologie vise à guérir l’individu en lui permettant de vivre dans une société plus saine et plus soutenable. Il le pourra à condition de renouer avec sa propre nature intérieure, et le lien qu’il entretien avec la nature extérieure. Car ce n’est plus à prouver : l’air pur, les arbres ou le bord de mer calment, apaisent et font du bien. Nous l’avons tous expérimenté dans notre vie. Alors pour ce qui est de soigner un mal être profondément enraciné, il n’y a qu’un pas… Que l’écopsychologie nous invite à franchir sans plus tarder.

Ecopsychologie et écothérapie : l’heure est à l’action

Tree Hugger © Ifriendfeed.com

Pragmatique, l’écopsychologie vise donc un travail de reconnexion, avec soi et avec l’extérieur. Et surtout, d’une manière de passer à l’action. En effet, nous sommes tous plus ou moins au fait des urgences environnementales.

Qui, aujourd’hui, pourrait prétendre ne jamais avoir entendu parler du dérèglement climatique par exemple ? Mais, force et de constater que bien souvent, cette information reste au niveau intellectuel. L’idée, ici, est de l’intégrer jusque dans le corps, pour permettre un passage à l’action. C’est d’ailleurs ce que proposent toutes les pratiques dites corps / esprit.

L’écothérapie réinscrit l’être humain dans « un grand tout », comme le font les traditions ancestrales. Elle explore l »individu en profondeur. En s’immergeant en pleine nature, en réinterprétant ses rêves avec un autre regard ou en coopérant avec les animaux, le patient comprend que son bien-être est intimement lié à celui de son milieu naturel. Bien sûr, l’inverse est tout aussi vrai.

C’est ainsi que la reconnexion opère et que l’envie d’agir pour inverser la tendance devient impérieuse.

A la recherche de l’équilibre perdu

En suivant une écothérapie, le patient cesserait de se focaliser sur sa propre personne et s’ouvrirait davantage à l’extérieur pour recréer l’équilibre perdu. L’écopsychologie devient un moyen de retrouver ses racines pour mieux appréhender l’avenir.

Ce besoin de retour à la Nature se traduit par le boom du jardinage, du tourisme vert et de toutes les activités de plein air – y compris les stages de survie ! – qui connaissent toujours plus de succès !

D’autres infos sur le sujet ? Rendez-vous sur l’encyclo-écolo pour compléter l’article !

 

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Je fais partie de ce qu’on appelle désormais les « slasheurs » : je suis rédactrice / sophrologue / et j’enseigne le français comme langue...

4 commentaires Donnez votre avis
  1. Allez vous pendre ! 🙂

  2. je ne peux qu’approuver
    je trouve dramatique que le conseil de l’Europe veuille interdire certaines plantes aux propriétés thérapeutiques
    De la part de ceux qui nous gouvernent on assiste à tout le contraire d’un retour à la nature

    cordialement
    Annemarie

    • Y a t’il des adresses à communiquer ?

    • Annabelle Kiéma

      Bonjour,
      l’agence Awareness Consulting propose apparemment des formations. Je pense que vous pourrez trouver des infos complémentaires sur le site. Si d’aventure vous décidez de faire un stage d’écothérapie, n’hésitez pas à témoigner sur notre portail !

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