Cancer colorectal : mars bleu, une campagne pour sensibiliser au dépistage

On ne le répètera jamais assez : oui, le cancer du côlon, ou colorectal, tue des milliers de personnes et OUI, on en guérit à plus de 90 %… Si on est diagnostiqué à temps.

Rédigé par Sonia C, le 1 Mar 2017, à 7 h 00 min

Ça vaut bien la peine de s’ennuyer quelques minutes à installer son petit sac sur la lunette de ses wc ! Et ça tombe bien, une campagne nationale de sensibilisation a lieu tout au long de ce mois de Mars Bleu : ne manquez pas cette occasion de dépister un éventuel problème colorectal avant qu’il ne dégénère.

Le cancer colorectal : insidieux et redoutable

Chaque année en France, le cancer de la partie basse des intestins continue de frapper des milliers d’hommes et de femmes sans distinction (18.000 personnes). Il ne fait pas mal, sa symptomatologie est à bas bruit (douleurs abdominales, transit perturbé, et dans un stade avancé, saignements visibles dans les selles), ce qui fait qu’il n’est souvent détecté que tardivement. Or, le taux de survie pour cette pathologie est intimement corrélé à la rapidité de son diagnostic : plus il est pris tôt, moins la thérapie sera invasive et contraignante, et moins lourds seront les effets secondaires des traitements.

colorectal

Imagerie médicale : un polype pré-cancéreux dans le côlon © Juan Gaertner Shutterstock

Le dépistage pour les 50 ans et plus

Depuis quelques années, des campagnes de dépistage sont organisées au mois de mars, incitant les seniors à faire un test simple chez eux. Gratuit, il peut sauver des vies en cas de résultat positif. Le test hémoccult – puisqu’il s’agit de lui – s’est en outre encore simplifié ces dernières années, puisqu’un unique prélèvement est désormais nécessaire, contre trois au préalable. À refaire tous les deux ans à partir de 50 ans.

La peur n’évite pas le danger !

Qu’est-ce qui nous retient alors de foncer chez notre médecin pour demander une ordonnance afin de récupérer le kit de dépistage  ? La peur, bien sûr, et aussi une certaine pudeur vis à vis de l’endroit concerné.

Dommage, car plus on attend, plus le traitement risque d’être contraignant. D’une chirurgie peu invasive pour un cancer précoce à la nécessité de porter une poche à vie quand on a trop tardé à vouloir savoir… Il n’y a pas vraiment matière à hésiter.

Mars 2017 : après l’humour de 2016, on ne rigole plus avec la mort !

Le cancer colorectal tue
Voilà qui est dit. Impossible de dire que l'on ne savait pas.

 

Rien à voir avec le ton badin utilisé l’année dernière par l’INCa (institut national du cancer) : « Vous êtes peut-être assis sur un cancer ». Non, cette année, on rejoint le même ton que les campagnes de prévention contre les risques liés au tabagisme : on ne plaisante plus avec une maladie qui fait tant de victimes, alors que correctement informés, beaucoup de gens pourraient éviter bien des souffrances.

Retrouvez sur le Planetoscope le nombre de personnes victimes d’un cancer colorectal

Alors, si vous êtes dans la tranche d’âge concernée, ou bien si vous avez des antécédents familiaux de cancer du côlon, profitez du mois Bleu en mars pour vous faire dépister. Des dizaines d’années de vie sauvées valent bien quelques minutes de malaise, sur un trône…

Illustration bannière : Pensez à vous faire dépister contre le cancer colorectal- © kurhan Shutterstock
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Sonia C., passionnée de biologie et de nutrition, j’aime l’idée de rendre les sciences accessibles à tous sans pour autant en édulcorer les grands...

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