Le « slow travel » pour voyager mieux

Le “slow travel” ou littéralement voyage lent, se situe dans le mouvement du “slow”, qui consiste à apprécier ce que nous faisons, mangeons, ou la manière dont nous voyageons de manière moins rapide et consumériste. Découverte du petit dernier du mouvement slow qui va à l’encontre du tourisme de masse.

Rédigé par Annabelle, le 16 mar 2016, à 7 h 30 min
Le « slow travel » pour voyager mieux

Le « slow travel » ou « slow tourisme », définit, comme cet anglicisme l’indique, une manière de voyager alternative basée sur la simple idée de prendre le temps de la découverte. Une tendance émergente aux multiples vertus.

Slow travel : une vraie pause s’impose

Le slow travel est le petit dernier du mouvement Slow ; il signifie littéralement voyage lent. Il s’inscrit dans le refus du diktat de la société actuelle qui est d’aller toujours plus vite.

Gagner du temps est un leitmotiv pour nous tous, dans notre vie privée, au travail, parfois même dans nos loisirs ! Notre quotidien est une véritable course contre la montre, la tendance  « slow » devient ainsi une bouffée d’oxygène.

Initiateur du  mouvement Slow, le Slow Food, mouvement apparu en Italie au milieu des années 1980, montrait déjà du doigt cette déviance de notre société. Nous avons un besoin viscéral d’aller toujours plus vite au lieu de savourer des produits et des moments de qualité.

Le succès toujours aussi ancré des fast-foods et autre produits instantanés de notre quotidien nous montre notre difficulté à appuyer sur la pédale de frein. Manger vite quitte à manger mal, voyager vite, quitte à voyager mal  : même combat.

Face à cette boulimie de consommation, le slow travel propose une alternative à l’overdose de clichés que l’on peut expérimenter dans un circuit de vacances classique. Fini les programmes au chausse-pied : savourer les lieux, s’imprégner d’autres coutumes et d’autres savoir-faire promettent de précieux souvenirs de vacances. Le slow travel permet de marquer une pause dans nos vies cadencées par des rythmes effrénés.

Fast food

Manger ou voyager lentement : même combat

 Une manière de voyager responsable

Loin des formules tout compris des voyagistes proposant des produits de masse, le slow travel propose donc de savourer le luxe de prendre son temps. Prendre son temps, c’est :

  • S’offrir l’opportunité de rencontrer de nouvelles personnes, que cela soit à l’autre bout du monde ou dans le département voisin, et de mieux s’imprégner des lieux.
  • Réduire son empreinte écologique en vacances : le slow travel incite en effet à emprunter des transports moins polluants. Oubliés les vols internes, cette forme de tourisme alternatif prône les transports collectifs : trains, bus, autocars, covoiturage, ou pourquoi pas les transports « zéro pollution » comme les pousse-pousse, rickshaws ou vélos.
  • Faciliter les rencontres et partager des moments privilégiés.
  • Inciter à consommer local : louer un appartement ou séjourner dans une auberge quelques jours incite à visiter les marchés du coin, dîner dans le restaurant en bas de la rue, bref, participer à l’économie du lieu visité en consommant des productions locales.

Lire la suite p.2 : Le slow travel : une tendance de fond

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Passionnée de voyages et de rencontres en tout genre, j'adore prendre mon sac-à-dos et voir ce qui se passe ailleurs ! Consommer responsable est devenu une...

9 commentaires Donnez votre avis
  1. Le slow tourisme ou slow travel peut être à côté de chez vous. L’année dernière par exemple, j’ai découvert en Drôme provençale une agence utilisant ce concept. Scoot’Nomad propose des circuits en scooter en profitant du moment sans que ça coûte de l’argent. Je m’explique, les trajets sont choisis afin que l’on puisse profiter tout au long du circuit de la beauté des paysages entre deux haltes !

  2. Hello !

    j’ai besoin de votre aide, dans le cadre de mon mémoire de fin d’études j’ai publié un questionnaire en ligne sur le slow travel.
    Merci de prendre quelques minutes pour y répondre :
    http://fr.ze-questionnaire.com/repondre.php?s=14411&d=SPp2Rv56LA6K

    Bonne journée !

  3. Je suggère au rédacteur de l’article d’aller faire un tour en Inde et dans tout le SE asiatique pour constater par lui-même si les rickshaws peuvent être classés “zéro pollution”… !

  4. Dans le genre slow travel il y a aussi le bateau. Qui peut devenir participatif et peu onereux si on s’essaye au bateau stop.

    Si vous voulez plus d’infos j’ai fait mes premiers pas grace a http://www.bateau-stop.net

  5. Pour répondre à Dom, le vrai problème n’est pas dans la durée effective des congés mais plutôt dans la manière de les aborder.
    En effet, le seul fait de se placer sous un angle différent, plus personnel, après une réflexion intime sur ce que l’on veut vraiment (et non sur l’affichage “mode” que l’on veut donner à son voisin de bureau), si l’on a déjà développé une conscience écologique, si l’on a déjà constaté que l’exotisme se trouve tout près de nous car ce que l’on recherche c’est trouver des modes de vie, de gastronomie, d’habitat, etc.. différents, l’on peut réfléchir à des vacances de type slow travel.
    C’est à peu de choses près la même différence qui existe entre le gourmet et le gourmand, entre les dressings pleins à craquer et quand même “ne rien avoir à se mettre” et une garde-robe bien pensée avec des vêtements de qualité,certes plus chers à l’achat mais qui vous vont et signent votre élégance.
    Essayer d’être heureux n’est pas emmagasiner un max mais déguster ce que l’on décide de favoriser. Epicure en est le meilleur exemple et Casanova le contre-exemple.
    Et si l’avis du voisin de bureau (ou des copains) est vraiment trop important, alors, plutôt que d’être un suiveur de la mode des autres, on peut aussi décider de lancer sa propre mode : être soi.

  6. Depuis des années, je fais des treks, c’est à dire que je marche pendant mes vacances en général assez loin; c’est ainsi que j’ai fait des rencontres extraordinaires en plein désert, de sable ou humain. Quant aux photos, on peut en faire énormément partout, simplement on les pense davantage sur le plan du cadrage, de la lumière, etc sur des sujets qui peuvent paraître insignifiants. Et au retour, aucune honte à les montrer, elles sont empreintes du bonheur d’avoir pris le temps.
    Maintenant, je fais du vélo pas loin de chez moi, et le principe reste le même, les rencontres aussi.
    Prenez votre temps !

  7. On est tous d’accord qu’il vaut mieux prendre son temps pour vraiment découvrir un lieu, mais le temps c’est de l’argent également en vacances : plus vous restez dans un pays étranger, plus c’est cher pour vous, et tout est formaté dans le monde des voyages : rester 10 jours coûte bien plus cher en avion que de prendre un charter qui revient au bout d’une semaine… Je n’ai jamais vraiment compris pourquoi d’ailleurs, mais bon… L’idéal c’est d’être rentier ou retraité, avec tout son temps et des revenus qui tombent du ciel, mais pour tous les autres il faut jongler. Du coup beaucoup de gens cherchent à avoir un aperçu le plus vaste possible en peu de temps, en se disant qu’ils reviendront approfondir tel ou tel aspect une prochaine fois, ce qu’ils se gardent bien de faire en général, continuant le zapping sur un autre continent… C’est le système de vie que l’on nous impose qui marche sur la tête et qui déteint sur tous les aspects de notre vie, voyages, nourriture, relationnel, etc…

    • D’accord avec vous sur le concept de système de vie qui marche sur la tête. Sauf que je ne suis pas certain qu’on nous l’impose si violemment. La plupart participent à cette boulimie partant du principe que le temps, c’est de l’argent, postulat indémontrable et qui, empiriquement, est complètement faux.

      En ce qui concerne le prix d’un voyage, je vous garantis que non, rester longtemps ne coûte pas plus cher. On peut facilement trouver des logements à très bas prix (mais ce ne sont pas des hôtels touristiques avec piscine), et la vie à l’étranger est le plus souvent moins chère qu’en France. Sur la vingtaine de pays que j’ai eu la chance de découvrir, il n’y a, pour le moment, qu’en Islande où les frais de vie étaient supérieurs à ceux de la France.

    • Cela revient moins cher d’emprunter un vol charter pour plusieurs raisons, notamment, parce que, et c’est le point majeur, le kérosène n’est pas taxé ! Ce qui fait une énorme différence au niveau du prix du billet. A ajouter à cela, que les compagnies low-cost ont leur siège social dans des pays qui possèdent des lois sur le travail beaucoup plus “flexibles” et moins contraignantes que d’autres (protection des travailleurs, lois sociales, etc.). En outre, atterrir sur un aéroport local coûte moins cher, pour la compagnie, que au coeur d’une capitale ou d’une grande ville et ce, en raison des taxes prélevées. Mais d’autres facteurs entrent également en ligne de compte. Cela se répercute (ou non) sur le prix du billet. Et on arrive à des aberrations comme le fait d’avoir un vol Paris-Bruxelles moins cher qu’un … billet de train !

Moi aussi je donne mon avis