Les duels produits

Duel écologique : Crème solaire classique vs Crème solaire bio

Les conséquences néfastes des rayons ultra-violets nous sont chaque année rappelées : coups de soleil, vieillissement cutané, risques de cancer…C’est pourquoi, protéger sa peau est essentiel. Mais que faut-il choisir ? Une crème solaire classique ou bio ?

Crème solaire classique

Les pour : pratique, large gamme de produits, texture facile à étaler
Les contre : source de pollution, composants néfastes pour la santé

 

Composition : les crèmes solaires classiques contiennent des filtres de synthèse. Ces derniers “transforment” les rayons UV dans la peau en rayons non-nocifs. Les filtres ultraviolets sont inclus dans une base qui peut être une huile ou une crème. 

La crème solaire contient également des conservateurs, des épaississants, des agents hydratants, des agents permettant de stabiliser l’émulsion, ainsi que des anti-radicaux libres (vitamine E ou vitamine C notamment).

Environnement : depuis quelques années, les filtres chimiques employés dans les crèmes solaires sont vivement accusés d’entraîner une importante pollution de l’eau. En effet, une étude suisse révèle que les composants chimiques, non biodégradables, sont en partie responsables du blanchiment et de la mort du corail, dans les zones très touristiques.

L’étude montre aussi que, même à très faible dose, les filtres ultraviolets attaquent la muqueuse corallienne. Les filtres de synthèse sont difficiles à éliminer, même par les stations d’épuration. Très fragile, le corail est l’un des écosystèmes les plus
productifs de la planète et sa destruction menace de ce fait le biotope marin.

>>>10 % des coraux du massif corallien seraient déjà affectés. On trouve ces filtres de synthèse également dans le corps de certains poissons.

Efficacité : assez faciles à appliquer grâce à leur texture onctueuse, les crèmes solaires classiques absorbent les rayons UV sur la peau. Cependant, leur action est non immédiate (il faut attendre environ 20 minutes après application pour que la crème solaire devienne active) et non stable car il faut appliquer la crème au moins toutes les heures pour protéger la peau des méfaits du soleil (d’autant que si vous allez vous baigner, ¼ de la crème appliquée sera dispersé dans l’eau).

Par ailleurs, les crèmes solaires possèdent une date de péremption au-delà de laquelle elles n’offrent plus les mêmes avantages. Néanmoins, outre les UVB, les crèmes solaires commencent à filtrer très efficacement les UVA.

Santé : les filtres chimiques ne sont pas seulement montrés du doigt pour leur impact sur le corail mais aussi sur la santé. En effet, les filtres de synthèse sont soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens. La crème solaire chimique pénètre l’épiderme et forme une couche filtrante. Mais les principes actifs entrent dans l’organisme, et selon des  chercheurs, ils joueraient un rôle semblable à celui des oestrogènes, pouvant entraîner un déséquilibre hormonal.

Par ailleurs, des crèmes solaires élaborées à partir d’écrans solaires chimiques qui
pénètrent dans l’organisme, sont souvent allergisants.

Prix : Les prix des crèmes solaires varient en fonction des marques, de l’indice de protection, du conditionnement mais aussi de la quantité de crème solaire dans l’emballage. Pour une crème solaire l’Oréal de 50ml et à l’indice de protection 50, il faut compter aux alentours de 5 euros.

 

Crème solaire bio

Les pour  : ingrédients naturels, pas de risques d’allergies, efficacité
Les contre  : texture grasse parfois difficile à appliquer, coût plus élevé

 

Composition  : les crèmes solaires bio sont élaborées à partir de filtres minéraux de zinc et de titane. Leurs ingrédients sont dépourvus d’ingrédients issus de la pétrochimie (paraffine, silicone, PEG), de paraben, de nanoparticules, d’huiles et cires minérales de synthèse, d’OGM. Les crèmes solaires bio contiennent de la vitamine E, de la glycérine, des huiles végétales et/ou des huiles essentielles

Environnement : les crèmes solaires bio sont conçues de telle sorte à limiter  significativement la pollution des écosystèmes. Tandis que la composition est nettement moins néfaste pour l’environnement que celle des crèmes solaires classiques, les emballages se veulent dans la plupart des cas recyclables et les sur-emballages limités.

Aujourd’hui deux labels sont officiels :

  • BDIH : (Bundesverband deutscher Industrie- und Handelsunternehmen) Ce label allemand certifie que les matières premières ne sont pas issues de la pétrochimie ou d’origine animale.
  • COSMEBIO : ce label permet d’attribuer deux certifications. La certification BIO atteste que 95 % des ingrédients doivent être d’origine naturelle dont 10 % minimum issu de l’agriculture biologique. La certification ECO, implique que 50 % minimum des végétaux utilisés sont issus de l’agriculture biologique.

Efficacité : l’inconvénient principal des crèmes solaires bio est leur application. Leur texture est en général très épaisse, un peu collante, difficile à étaler, et peut de ce fait laisser des traces blanches sur la peau. Cependant, certaines crèmes solaires bio bénéficient d’une texture fluide.

De plus, les crèmes solaires bio, actives dès l’application en principe, protègent l’épiderme en créant à la surface de la peau une barrière étanche contre les rayons UV. En revanche, les indices de protection ne sont pas toujours très élevés selon les marques (20 en moyenne pour les adultes et 30 pour les enfants).

Les indices de protection étant parfois moins élevés, il sera nécessaire d’appliquer une couche de crème solaire bio très régulièrement. Les crèmes solaires bio se révèlent plus résistantes à l’eau que les crèmes solaires classiques, peut-être en raison de sa texture plus épaisse ? Enfin, le délai d’utilisation des crèmes solaires bio est souvent plus court que pour une crème solaire classique.

Santé : les produits solaires bio respectent les même normes de composition et d’étiquetage imposées par la directive européenne sur les cosmétiques (76/768/EEC). Mais les filtres minéraux présents dans les crèmes solaires bio sont sans danger pour la peau. Ils ne pénètrent pas le derme et ne provoquent donc aucune allergie.

Prix  : les crèmes solaires bio sont en général plus chères que leurs homologues classiques. La crème solaire bio de 30 ml Snö Bioflowers et à l’indice de protection 20 coûte aux alentours de 12 euros…

 

 

Le verdict consoGlobe

Crème solaire classique : 4 / 10
Crème solaire bio : 6 / 10

Tentez la crème solaire bio !

La crème solaire est indispensable pendant les longues journées à se prélasser ou à s’amuser au bord de la mer. Cependant, il est évident que l’usage de la crème solaire classique n’est pas un cadeau pour l’environnement et visiblement pas pour notre santé non plus, sur le long terme.

Entre les filtres de synthèse qui détruisent le corail et les emballages inutiles…il semblerait que la crème solaire, bien qu’efficace (si on l’applique toutes les heures !) et rapide à appliquer, ne soit pas la meilleure solution pour passer un été sans conséquences regrettables…

creme solaire

Quant à la crème solaire bio, outre son respect palpable pour l’environnement, elle fait beaucoup de progrès en terme d’efficacité et de praticité. Sa texture devient agréable à étaler, l’indice de protection augmente et son prix baisse au fil des années. Bientôt, la crème bio n’aura plus rien à envier à ses rivales chimiques…

Rappel  : La protection totale contre le soleil n’existe pas. Le soleil, avec ou sans crème de protection, n’est pas bon pour la peau lorsque celle-ci est soumise à une exposition trop longue.

Crème solaire – le saviez- vous ?

En Europe et au Japon, les produits solaires sont considérés comme des cosmétiques, tandis qu’en Australie, au Canada et aux États-Unis ils sont classés comme des médicaments.

Le terme “écran total” est interdit pour les crèmes solaires, car aucune crème solaire, même à haut indice de protection, ne peut bloquer 100 % des UV.

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Sur les cosmétiques bio