Stocker des données sans polluer, le nouveau défi suédois

Stocker des données sans polluer, le nouveau défi suédois

Parmi les enjeux environnementaux actuels, la consommation d’électricité et la chaleur dégagée par les serveurs dans les centres de traitement de données sont très importantes. Un centre en Suède, EcoDataCenter, affirme être le premier data center à énergie positive. Internet zéro carbone, c’est peut-être pour demain.

La Suède accueille le premier data center à énergie positive du monde

Outre les composants servant à fabriquer les objets électroniques, une bonne partie de la pollution provient des données. Comprendre par là l’échange des données (quand vous faites une recherche, consultez un site internet etc.) mais également le stockage des données : internet est en réalité polluant.

D’où l’importance de tendre vers des technologies les plus vertes possibles et notamment des bâtiments à énergie positive. A l’heure actuelle, la plupart des technologies les moins polluantes restent en réalité encore trop polluantes, d’où l’intérêt d’un nouveau projet.

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Il faut savoir que les centres de données sont par essence polluants, à la fois pour l’eau, l’énergie et qu’ils rejettent de la chaleur. Cerise sur le gâteau, ils sont plus de trois millions dans le monde.

Un centre de données zéro pollution, c’est possible ?

C’est l’idée développée en Suède. Jusque là les grands groupes travaillent sur les énergies renouvelables, les économies d’eau, le refroidissement par open-air, de manière à faire baisser leur empreinte carbone et tendre vers le neutre.

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Le nouveau centre, suédois, appelé EcoDataCenter, serait le premier à énergie positive. Le projet a été conçu par Falu Energi, Vatten et EcoDC AB, et alimenté par le centre de Falun : énergie éolienne, énergie hydraulique et énergie solaire. Pour le refroidissement, la température naturelle joue grandement et permet donc l’open-air.

Le centre de données aura également des plantes sur les toits de manière à garder les bâtiments frais, surtout pour l’été. Trois bâtiments sont prévus, le premier étant planifié pour 2016.