Café des réparations : un concept à démocratiser

Café des réparations : un concept à démocratiser

Aux Pays-Bas, une nouvelle sorte de “coffee shop” a fait son apparition. Les “cafés des réparations” rassemblent ceux qui préfèrent réparer plutôt que jeter.

Café des réparations : réparer et discuter

On reproche souvent à notre société moderne de trop consommer, de vivre de façon individualiste. Les cafés des réparations tentent de remédier à cela.

Un instant de convivialité et une soif d’apprendre

Les vingt “cafés des réparations” des Pays-Bas ne sont pas des établissements destinés à servir le café ou une bière aux passants. Le nom “café” a été repris pour son esprit de partage et de rencontre.

C’est en 2010 que Martine Postma crée la fondation “Café des réparations”, avec l’aide de l’Etat. A l’origine de son idée, un constat : “Les gens ont simplement perdu la culture de la réparation, on jette trop facilement alors qu’on pourrait remettre en état“. Aujourd’hui, l’idée remporte l’adhésion des habitants du pays et des bénévoles sont de plus en plus nombreux à vouloir ouvrir leur propre café des réparations.

Réparer vaut mieux que jeter, et ceux qui fréquentent ces “cafés” le savent bien. L’idée : proposer à ceux qui veulent réparer les objets du quotidien un lieu où des bénévoles bricoleurs les aident à trouver d’où vient le dysfonctionnement et à réparer.

Doux échanges et constat amer

On ne vient pas demander un service après-vente dans les “cafés des réparations”, on échange ses compétences pour parvenir à garder plus longtemps les objets du quotidien même si cela n’est pas toujours facile. Theo van den Akker est conseiller fiscal, mais également un passionné d’électronique. Il explique amèrement : “Les appareils fabriqués actuellement sont quand même moins solides, ils durent moins longtemps qu’avant. Et ils sont de moins en moins faciles à démonter, ils n’ont pas été fabriqués pour pouvoir être réparés“.

Entre fragilité des appareils, complexité des systèmes et obsolescence programmée : les consommateurs ne font qu’acheter et remplacer, mais commencent doucement à se révolter. Il devient de plus en plus important d’essayer de réparer avant de remplacer.

Réparer, recycler avant de jeter : un nouveau mouvement ?

En 2 ans, les “cafés des réparations” ont pris une ampleur non négligeable. Une idée judicieuse et utile qui pourrait bien arriver jusqu’à nos frontières. Au regard de notre Top 10 2011 de la consommation responsable qui intégrait dans le classement la relocalisation du commerce, le fait-maison et le don d’objets entre particuliers : les Français et les Européens semblent de plus en plus réfractaires à l’idée de simplement jeter leurs objets quand ces derniers ne vont plus mais de plus en plus enclins à réparer, fabriquer, prêter, donner, réutiliser.

Des ateliers de récup’ et de réparation s’ouvrent un peu partout en France. On peut apprendre à détourner de vieux objets, en faire de la déco vintage ou encore les donner à une association compétente pour les réutiliser (l’association Emmaüs par exemple).

Et vous, vers qui vous tournez-vous quand votre aspirateur, votre robot-ménager, votre sèche-cheveux, votre ordinateur vous lâche ? Dites-nous tout !

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