Vingt bouquetins seront abattus dans le massif du Bargy en Haute-Savoie

C’est une affaire qui dure depuis 2012. La préfecture de Haute-Savoie a autorisé le 31 octobre l’abattage d’une vingtaine de bouquetins infectés par la Brucellose, une maladie transmissible aux ovins, aux bovins et à l’homme.

Rédigé par Maylis Choné, le 3 Nov 2017, à 9 h 15 min

Depuis 2012, les débats font rage entre les associations de défense des animaux, les éleveurs locaux et la préfecture de Haute-Savoie, pour savoir comment régler les cas de brucellose, une maladie infectieuse qui a resurgi en 2012, alors qu’elle avait été éradiquée en 1999, touchant les bouquetins du massif du Bargy.

Vingt bouquetins du Haut-Bargy atteints de brucellose seront abattus

L’affaire dure depuis 2012 et semble s’éterniser pour savoir comment résoudre le problème des bouquetins contaminés par la brucellose, appelée aussi fièvre de Malte, dans la région du massif du Bargy, en Haute-Savoie. Depuis le début, les éleveurs craignent pour leur bétail et souhaitent des abattages massifs pour sécuriser leurs troupeaux et par conséquent leur viande et leurs fromages artisanaux.

Les associations de défense des animaux, elles, font pression auprès du gouvernement pour que seuls les animaux malades soient supprimés. Après maintes revirements, la décision est tombée le 31 octobre : la préfecture autorise l’abattage d’une vingtaine de bouquetins infectés d’ici à la fin de l’année 2017. 

Lire aussi : La justice ne vient pas en aide aux bouquetins du Bargy

Des mécontentements subsistent

La décision semble assez équilibrée entre les différents acteurs du dossier, mais les mécontentements subsistent. Dans un communiqué commun, les défenseurs des bouquetins La FRAPNA de Haute-Savoie et France Nature Environnement expliquent : « Nos organisations restent sur leur opposition à tout abattage d’animaux non testés. C’est ce que nous écrirons à nouveau dans une réponse motivée à cette enquête publique« .

bouquetins

Les bouquetins sont de fins équilibristes © Gherzak

Plus concrètement, avant le 31 décembre prochain, les animaux présents dans la région où le taux d’infection est le plus fort et présentant des signes cliniques de la brucellose seront abattus.  « L’État s’engage effectivement à ne cibler que des animaux malades« , précise la préfecture, avant d’ajouter  : « un bilan sera tiré pour que, par la suite, les opérations les plus appropriées puissent s’intégrer dans le cadre de la stratégie pluriannuelle qui permettra d’endiguer l’enzootie de brucellose au sein de la population de bouquetins du Bargy afin de la préserver« .

Illustration bannière : Bouquetins – © Andrew Mayovskyy
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