Une usine suisse capte le CO2 de l’atmosphère

Pour tenir les engagements des Accords de Paris pris après la COP 21, il faut être inventif. L’usine suisse Climeworks capte le CO2 directement dans l’air et le transforme. Explications.

Rédigé par Maylis Choné, le 3 May 2017, à 10 h 50 min

Ce genre de technologie peut parfois paraître tellement spécifique qu’il n’est pas toujours facile de saisir son fonctionnement. Pourtant, le principe de cette usine suisse est simple : capter le C02 et le réutiliser sans nouvelles émissions.

Capter le CO2 directement dans l’atmosphère

Climeworks est une société suisse. Le 31 mai, elle réalisera sans doute un beau rêve en inaugurant  sa première usine de capture de CO2 dans l’air. Ce bijou technologique au service de l’écologie, ouvrira à Hinwil, dans une petite municipalité suisse.

En captant le CO2 de l’atmosphère, l’usine espère réduire la quantité de gaz à effet de serre présent dans l’air. Le CO2 est en effet, le principal acteur du dérèglement et du réchauffement climatique que nous sommes en train de vivre à l’échelle mondiale. Cette usine est l’un des moyens mis en oeuvre pour tenir les engagements des Accords de Paris de 2015 de faire en sorte de ne pas franchissant pas la barre des 2°C supplémentaires d’ici les 100 prochaines années.

Comment ça marche ?

Un mur de gigantesques ventilateurs empilés sur trois étages aspire l’air, capte le CO2, le filtre puis le purifie. Ensuite, il est possible de le transformer en carburant à faible teneur en carbone, en engrais végétal, ou encore de le vendre pour fabriquer des boissons gazeuses. Le Canada possède déjà une usine de ce type, Carbon Engineering, qui transforme le dioxyde de carbone en boulettes de combustible synthétique.

La présentation de Climeworks (en anglais)

L’usine serait capable de capter 900 tonnes de gaz à effet de serre, soit l’équivalent des rejets de CO2 de 200 voitures par an : un bon début. La société souhaite à terme, capter 1 % des émissions mondiales de CO2 d’ici 2025. Pour être vraiment optimal, il faudrait atteindre les cinq milliards de tonnes de CO2 par an d’ici 2050. Désormais, l’objectif est d’étendre et de multiplier ces technologies afin d’avoir un réel impact sur le climat.

Illustration bannière : © Climeworks
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1 commentaire Donnez votre avis
  1. Ca n’a pas beaucoup d’intérets. Le mieux est de ne pas couper les arbres non? Alors protégeons les fôrets.

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