Norvège : en 2025, plus aucune voiture neuve ne devra émettre de CO2

La Norvège a mis en place une politique très favorable aux véhicules électriques et souhaite qu’en 2025, plus aucun véhicule neuf circulant à Oslo n’émette de CO2.

Rédigé par Émilia Capitaine, le 1 May 2017, à 7 h 10 min

En Norvège, où une politique dynamique d’incitation à l’achat de véhicules électriques est menée, de plus en plus de conducteurs ont choisi d’adopter des véhicules propres. À Oslo, plus aucun véhicule neuf n’émettra de CO2 d’ici 2025.

Comment la Norvège lutte-t-elle contre la pollution automobile ?

Grâce à des mesures d’incitation fiscale et à des avantages financiers, la Norvège a réussi à convertir ses habitants aux véhicules électriques. L’une de ces mesures consiste en l’exemption de la taxe d’immatriculation pour les propriétaires de voitures électriques : cela représente une économie substantielle, puisque cette taxe peut être deux à trois fois plus élevée que le prix de la voiture. Par ailleurs, toute personne acquérant un véhicule électrique ne paiera que trois quarts de la TVA. Promulgués en 2015, ces avantages fiscaux seront en oeuvre jusqu’en 2020, afin que le plus grand nombre de Norvégiens fasse le choix de l’électrique.

Mais ce ne sont pas les seuls avantages dont bénéficient les conducteurs de véhicules propres. À Oslo, la capitale norvégienne, les propriétaires de voitures électriques ne paient ni le péage à l’entrée de la ville (qui ne s’applique qu’aux véhicules polluants), ni le stationnement dans les parkings.

Explosion des ventes de voitures électriques

La politique menée par la Norvège en matière de réduction de la pollution automobile porte ses fruits : en 2016, les voitures 100 % électriques représentaient 54 % des nouvelles immatriculations à Oslo et les voitures hybrides électriques représentaient 15,4 % des ventes.

Mais la capitale norvégienne ne compte pas s’arrêter là. Son objectif est qu’en 2025, toutes les voitures neuves soient propres, c’est-à-dire qu’elles n’émettent aucun CO2. Et au regard des avancées du marché des voitures électriques, ce qui peut paraître impossible à accomplir dans d’autres grandes villes semble tout à fait réaliste à Oslo, même si les incitations financières devront se poursuivre voire s’intensifier pour que l’objectif soit atteint.

© Scharfsinn – Shutterstock

Devenir une ville verte : l’ambition des capitales européennes

Oslo devra également répondre à un problème d’ordre logistique, car à mesure que les véhicules électriques se multiplieront, de plus en plus de prises de recharge devront être disponibles. Pour cela, la ville a mis en place un partenariat avec des entreprises privées et devrait, d’ici la fin de l’année 2017, être copropriétaire de 1.300 bornes de recharge.

D’autres grandes capitales européennes tentent de lutter, de façon moins drastique, contre la pollution automobile et les émissions de gaz à effet de serre. C’est notamment le cas de Londres, où Sadiq Khan, le maire de la ville, a décrété que dès 2019, les véhicules polluants souhaitant accéder au centre-ville devront payer des droits de péage journaliers de 14,5 euros. Cette mesure s’accompagne également de l’augmentation du nombre de bus électriques et des points de rechargement pour les véhicules propres. À Paris, l’idée d’un péage pour accéder à la ville est souvent évoquée, sans parvenir toutefois à générer un consensus. Des mesures pour l’instant assez circonscrites sont prises, comme l’interdiction à la circulation des voies sur berges.

 Illustration bannière © igormuller
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