Des transplantations pour sauver la grande barrière de corail en Australie

Des scientifiques australiens ont peut-être trouvé le moyen de sauver la Grande barrière de corail si endommagée par le réchauffement des océans et la pêche à la dynamite.

Rédigé par Maylis Choné, le 27 Nov 2017, à 10 h 40 min

Et si c’était par la science que la nature pourrait être sauvée ? Des scientifiques australiens sont parvenus à élever puis à transplanter du corail pour réparer la Grande barrière australienne.

Sauver la Grande barrière : du prélèvement à la transplantation du corail

Les scientifiques de l’université australienne Southern Cross ont rendu public le fruit de leurs recherches le dimanche 26 novembre 2017. Leur découverte, et le succès de sa mise en application, donnent beaucoup d’espoir pour la sauvegarde de la Grande barrière de corail très endommagée dans certaines zones.

En 2016, les chercheurs ont prélevé des milliers d’ovules et une grande quantité de sperme de corail à Heron Island. Après avoir « fabriqué » des larves, ils ont réussi à les transplanter sur le récif aux endroits abîmés. Et c’est huit mois plus tard qu’ils ont découvert leur réussite : le corail a poussé et se porte bien. C’est une nouvelle vie pour la Grande barrière qui peut commencer mais, mettre en place ce genre d’expérience nécessite des sommes considérables.

Le réchauffement climatique en cause

Si le corail n’est plus capable de se reproduire seul, c’est notamment en raison de l’augmentation du taux d’acidité de l’Océan Pacifique et du réchauffement de la température des océans. Sur une bande de 700 km, deux tiers des coraux sont morts l’année dernière. Au large des Philippines, c’est à cause des ravages de la pêche à la dynamite que le corail est si dégradé.

Lire aussi : Certains coraux pourraient s’adapter au réchauffement climatique

Le corail nourrissant 25 % des espèces marines, c’est tout l’écosystème marin qui est menacé s’il disparaissait. Selon les chercheurs australiens, si la température des océans augmente encore de deux degrés par rapport à l’ère préindustrielle, entre 10 et 12 % des espèces qui ont besoin de la Grande barrière pour vivre, pourraient mourir.

Illustration bannière : Sur la Grande Barrière de Corail dans la Queensland en Australie- © Filipe Frazao
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