La Grande barrière de corail, plus menacée que jamais

Des scientifiques australiens viennent de confirmer la mort des deux tiers des coraux de la Grande barrière.

Rédigé par Sybille de la Rocque, le 11 Apr 2017, à 10 h 10 min

Des observations effectuées sous l’eau et par avion ont permis à des chercheurs australiens de constater le blanchissement de plusieurs milliers de kilomètres de coraux. Cette décoloration est le signe caractéristique de la mort du corail.

Deux tiers des coraux de la Grande barrière seraient morts à cause du réchauffement climatique

Les scientifiques australiens sont pessimistes. Pour la deuxième année consécutive, les conséquences du changement climatique dans les eaux du Pacifique ont largement altéré les conditions de vie des coraux de la Grande barrière, et selon toute vraisemblance, une grande partie d’entre eux sont aujourd’hui morts.

Ce constat vient d’être établi par une équipe de chercheurs qui a procédé à des explorations sous-marines le long de cet écosystème grand d’environ 2.300 km². Lors de cette première observation, ces experts de l’université australienne James Cook avaient déjà constaté, dans des travaux qui avaient été publiés dans la revue Nature en mars 2017, qu’une immense partie des coraux avaient blanchi. Ce constat vient d’être confirmé grâce à des prises de vue aériennes.

Le gouvernement australien débloque des fonds pour sauver le récif

Or ce blanchissement est précisément le signe de la mort du corail. Une mort qui peut survenir lorsque la température de l’eau n’est plus adéquate, ou quand la luminosité ne permet plus aux algues qui apportent les nutriments nécessaires à ces êtres vivants, de survivre à leur tour.

C’est le quatrième épisode de blanchissement dont souffre la Grande barrière de corail depuis que des relevés scientifiques sont effectués. Le premier est survenu en 1998, le deuxième en 2002. Les deux derniers, consécutifs en 2016 et 2017 pourraient bien avoir achevé de tuer les deux tiers de ce site classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, à moins que les chercheurs ne parviennent à trouver un moyen de sauver le récif. Pour cela, ils sont généreusement aidés par le gouvernement australien qui a débloqué un fonds de 1,4 milliard d’euros destinés à la sauvegarde des coraux.

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