Un tétraplégique retrouve l’usage de son bras grâce à une neuroprothèse

Plus de 10 ans après un accident de vélo, un Américain paralysé à partir des épaules a retrouvé le contrôle de son bras et de sa main droite.

Rédigé par Nathalie Jouet, le 30 Mar 2017, à 10 h 05 min

Un dispositif de neuroprothèse mis au point par une équipe de chercheurs américains a permis à un homme tétraplégique de bouger son bras et sa main droite par la pensée. Cette avancée médicale a été réalisée à Cleveland, aux États-Unis et publiée dans la revue The Lancet.

Un tétraplégique parvient à bouger son bras et sa main grâce à un dispositif expérimental

Bill Kochevar, âgé de 56 ans, est devenu tétraplégique à la suite d’un accident de vélo qui l’a blessé au niveau de la quatrième vertèbre cervicale. Il a pu bénéficier d’un dispositif expérimental qui se présente sous la forme de deux boîtiers posés sur sa tête et 192 micro-électrodes implantées chirurgicalement dans son cerveau. Les boîtiers enregistrent les signaux que ses neurones envoient lorsqu’il envisage de bouger la main et le bras.

Les 36 électrodes implantées dans son bras et son avant-bras lui permettent de recevoir les instructions provenant de son cerveau. Son bras paralysé est soutenu par un bras mobile de support qui l’aide à vaincre la force de gravité de la Terre. Ce dernier est également relié à son cerveau. L’homme peut désormais se nourrir et boire de manière autonome, ce qui n’était pas envisageable auparavant.


Tétraplégique, il se sert de son bras grâce à… par LePoint

Une avancée médicale importante

Une expérience similaire avait déjà été réalisée sur un jeune américain, Ian Burkhart. Ce dernier avait alors réussi à se servir de sa main grâce à une interface cerveau-ordinateur. L’homme souffrait toutefois d’une paralysie moins sévère. Steve Perlmutter de l’Université de Washington, qui a commenté l’expérience parue dans la revue médicale The Lancet, estime que cette étude est « innovante ».

Cependant, des améliorations sont encore nécessaires pour que le traitement puisse être utilisé en dehors du laboratoire. « Les mouvements sont encore lents et approximatifs », affirme Steve Perlmutter. En effet, il reste de nombreux obstacles à surmonter en matière de neuroprothèses qui doivent pouvoir être accessibles à tous. De même, la durée de vie et la puissance des implants cérébraux sont également à perfectionner.

Illustration bannière © wavebreakmedia – Shutterstock

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