Télétravail : qui sont les gagnants, qui sont les perdants ?

Une enquête de Capital permet de savoir qui sont les gagnants, qui sont les perdants du télétravail. Les salariés ne sont, en effet, pas sur le même pied d’égalité.

Rédigé par Audrey Lallement, le 25 Oct 2020, à 8 h 58 min

La crise sanitaire a mis un coup d’accélérateur au télétravail. Une manière de travailler qui, selon le profil des salariés, permet de faire des économies ou, au contraire, engendre des dépenses. Explications.

De plus en plus de salariés en télétravail

La crise sanitaire a modifié la façon de travailler de beaucoup de salariés et a accéléré la démocratisation du télétravail. Alors qu’une journée de télétravail par semaine était accordée à ceux qui avaient plusieurs années de boîte, beaucoup restent désormais à la maison pour travailler. Pas question de prendre les transports en commun et d’y attraper le Covid-19 ou de courir le risque de partager ses microbes avec ses collègues.

Rester chez soi pour travailler a quelque chose de confortable. Plus la peine de s’habiller en costume, on peut rester en jogging toute la journée, pas de temps de trajet et fini la cantine. Une manière de travailler qui concerne désormais 10 % des salariés (contre 3 % avant l’épidémie de Covid-19) et que Capital a évalué. Dans une enquête, le magazine a calculé le coût réel du télétravail, selon cinq profils de Français différents.

10 % des salariés en télétravail, ce qui n’est pas sans conséquence – © Maria Svetlychnaja

Des économies pour les familles

Le télétravail permet-il de faire des économies ou engendre-t-il des frais supplémentaires ? Tout dépend de votre profil, si vous êtes célibataire, en couple, avez des enfants ou à la retraite. Pour son enquête, Capital a retenu quatre critères : repas supplémentaires, surconsommation d’énergie, garde d’enfant et changement d’abonnement téléphonique. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a des gagnants et des perdants.

Sondage : télétravail, avez-vous trouvé votre organisation ?

Les grands gagnants du télétravail sont ceux qui ont une famille. Ainsi, pour un couple de deux enfants dont l’un des parents télétravaille cinq jours par semaine dans un appartement de 100 mètres carrés, Capital calcule un gain mensuel de 211,56 euros. Les économies réalisées se font sur la garde d’enfants (-279,04 euros) tandis que les dépenses en énergie correspondent à 50,48 euros par mois. Pour un couple avec un enfant dont l’un des parents travaille deux jours par semaine dans un appartement, le gain mensuel est estimé à 124 euros. Là encore c’est sur la garde d’enfant que les économies sont réalisées.

Un surcoût mensuel pour les célibataires et les retraités

Le télétravail engendre un surcout pour certaines personnes – © Creative Lab

Les grands perdants du télétravail sont les couples sans enfants. Si les deux télétravaillent trois jours par semaine et habitent une maison de 250 m2, comme c’est le cas pour certains quinquagénaires, les dépenses en un mois atteignent 178 euros environ : +161,75 euros en énergie, +8 euros en télécom et +8,42 euros en repas.

Le surcout mensuel concerne aussi les célibataires et les retraités mais dans une moindre mesure. Pour une personne seule qui télétravaille un jour par semaine à Paris, Capital estime un surcoût de 8,02 euros par mois. Il comprend 6,62 euros d’énergie et 1,40 euro de repas. Concernant les couples, dont l’un est à la retraite et l’autre télétravaille cinq jours par semaine, qui s’installent dans une maison de 200 mètres carrés, le surcoût mensuel est estimé à quasiment 20 euros (4,46 euros d’énergie, 8 euros de télécom et 7 euros de repas).

Illustration bannière : Télétravail, des conséquences économiques – © Have a nice day Photo
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