Les sports violents devraient-ils être interdits pour les enfants avant 18 ans ?

C’est la rentrée et avec elle son lot d’inscriptions et de choix d’activités extra-scolaires pour les enfants. Aux États-Unis de plus en plus de parents et de professionnels alertent sur les dangers des sports violents sur le cerveau.

Rédigé par Maylis Choné, le 8 Sep 2017, à 10 h 24 min

La liste des sports violents et dangereux pour le cerveau des enfants est précise. Certains devraient être interdits aux jeunes de moins de 18 ans en raison des chocs à répétition reçus sur la tête.

Les sports de contact, dangereux pour les enfants

La polémique existe depuis quelques années – notamment depuis la sortie du film « Seul contre tous » aux États-Unis en 2015- et refait surface régulièrement. C’est la rentrée, les parents choisissent des activités pour leurs enfants, le sujet réapparaît de lui-même. Pourquoi faudrait-il interdire certains sports aux enfants tels que le football américain, le football classique, le rugby, la boxe, la lutte ou le hockey ? 

hockey enfant

Le hockey devrait-il être interdit pour les enfants ? ©FTiare

En effet, le port du casque ne suffit pas. Ces sports entraînent de violents chocs entre les partenaires et la plupart peuvent atteindre la tête, plus précisément le cerveau des jeunes joueurs. Or, un choc au cerveau suppose commotion cérébrale, hématomes et encéphalopathies traumatiques chroniques (ETC). Une étude parue le 14 février 2017, dans la revue Acta prévient également sur les risques de démence liés aux chocs reçus.

Les chocs provoquent des lésions irréversibles

Le professeur Bennet Omalu, médecin-légiste et neuropathologiste aux États-Unis est le premier a avoir parlé de l’encéphalopathie traumatique chronique liée aux sports violents. Selon lui, ces chocs peuvent entraîner des morts prématurées, la maladie d’Alzheimer, la maladie neurodégénérative de Charcot et des troubles cérébraux. Un argument suffisant pour interdire certains sports aux enfants de moins de 18 ans.

« Cela peut parfois se manifester des années plus tard, des décennies plus tard même, jusqu’à 40 ans plus tard » explique l’expert avant d’ajouter « Sachant ce que l’on sait maintenant – comme on l’a fait pour le tabac, l’alcool ou même le sexe – c’est le devoir moral de notre société de protéger les plus vulnérables, à savoir les enfants. Si l’on identifie un risque, quelque chose de nocif, cela serait imprudent de continuer à exposer nos enfants à ce risque, vous ne croyez pas ? »

Illustration bannière : des enfants qui jouent au football américain ©Margaret Kite
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