Les SCOP : l’égalité comme fondement

Rédigé par Aurore, le 6 Jan 2012, à 18 h 15 min

Et le développement durable dans tout cela ?

Les SCOP proposent également une forme particulière de société, les SCIC

Les Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif correspondent plus particulièrement à la dynamique de développement durable dans le sens où elles permettent l’association autour d’un projet commun de salariés bien sur, mais également d’associations, de collectivités publiques, de particuliers et de bénévoles.

Le pouvoir de décision et de vote est réparti selon la logique 1 personne= 1 voix.

Comme pour les SCOP en règle générale, les SCIC disposent d’une équitable répartition des profits, dont une part est toujours dédiée aux réserves de l’entreprise pour favoriser sa durabilité.

Le développement durable : premier concerné

Les SCIC sont particulièrement appropriées aux activités autour du développement durable puisque le statut de l’entreprise implique une logique durable d’ancrage important sur un territoire défini.

Les actions de proximité sont privilégiées et les SCIC favorisent « le maillage des acteurs d’une même bassin d’emploi »

Les scop comme ciment capitaliste d’un projet solidaire

Les SCOP se basent donc sur un principe d’équité et de solidarité. En temps de crise, cela permet aux salariés de s’investir plus profondément dans leur société à laquelle ils croient. Le principe même de ces sociétés évitent les « parachutes dorés » et autres événements courants dans les grandes sociétés, paraissant indécents en temps de crise.

De plus, les nouvelles SCOP peuvent également être accompagnées dans les premiers temps de leur activité.

Finalement, les Scop sont des héritières de l’idée de démocratie économique déjà mise en avant par De Gaulle et mise au goût d’une société où le respect des autres et de l’environnement sont devenus des impératifs.

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6 commentaires Donnez votre avis
  1. Bonjour,

    étant novice en la matière, je souhaite connaître la destination de la quatrième part de profit dénomée « Participation ».

    • Aurore

      Conterio

      Ce que l’on nomme « Participation » est la « participation aux bénéfices ». C’est une part des bénéfices qui est reversée aux salariés qui ont contribué à la bonne marche de l’entreprise. Cette participation fait l’objet de conditions sociales et fiscales particulières.

      Le salarié peut généralement choisir entre le versement de cette participation immédiatement ou le placement de cette argent pour une période de 5 ans sauf exception.

      Bien à vous

  2. Bonjour,

    étant novice en la matière, je souhaite savoir où va la quatrième part de profit de 40%.

  3. Merci pour cet article très complet mais qui comporte une anomalie et un oubli.
    L’acronyme SCOP renvoie à société coopérative de production (c’est une forme juridique), alors que la formule « Sociétés coopératives et participatives » est plus une appellation commerciale qui promeut les différentes façons (SCOP, SCIC, CAE) et méthodes pour coopérer économiquement.
    L’oubli c’est la SCOT société coopérative de travailleurs forme juridique créée en 1978 qui existe encore, même si elle est un peu en désuétude. Cette forme a été promue par des coopérateurs qui ne se reconnaissait pas comme producteurs mais plutôt comme prestataires ou autres…

  4. Aurore

    Merci pour cette précision. Soyez sur que cet oubli sera corrigé très rapidement !

  5. Les SCOP proposent aussi une autre manière d’entreprendre: l’entrepreneuriat collectif au sein d’une entreprise partagée, la Coopérative d’Activités et d’Emploi (CAE). En Lorraine nous en avons créé deux: CAP’ Entreprendre, qui accueille des métiers très divers (artisans d’art, boulanger bio, maraichers, dessinateur projeteur, architectes, infographiste, informaticien de gestion, web-masters, photographes, psychologue, formateur et consultant, négociants…). Avec Capécologis, ce sont des professionnels du bâtiment, intéressés par l’éco-construction, qui travaillent en indépendant, ils apprennent petit à petit leur métier de dirigeant, ils bénéficient du soutien d’un conducteur de travaux et d’une décennale. Ils sont tous soutenus par une plate forme de services qui gère tous les aspects administratifs, comptables, fiscaux, les contrats… Chacun s’exerce à la coopération. C’est un espace de travail où le créateur-entrepreneur n’est pas seul, à chaque souci il questionne ses collègues ou l’équipe d’encadrement. En entrant dans la coopérative il bénéficie d’un cadre sécurisé avec un statut de travailleur salarié, avec les caisses chômage, maladie, prévoyance et retraite… Il a aussi vocation à devenir associé s’il décide de développer son affaire au sein de la société coopérative. C’est un choix, 14 d’entre eux l’ont fait. Ce n’est pas toujours facile de manager une équipe de salariés associés, c’est certain. L’écoute, le débat sont nécessaires, nous réalisons de nombreuses actions de formation afin que chacun apprenne à se conduire en dirigeant. Mais c’est une aventure formidable quand la coopération rime avec l’initiative et la responsabilité. Avec les SCOP et les CAE, nous avons créé en France, le concept de l’entreprise durable et solidaire. Des entreprises où 50% de femmes créent leur emploi, vivent de leur métier, de leur passion.
    Nadine Prévost
    Capécologis
    03 87 35 61 15

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