Les requins makos bientôt davantage protégés

Une centaine de pays ont voté la protection au niveau international des requins makos, dont les populations sont réputées être sur le déclin.

Rédigé par Anton Kunin, le 26 Aug 2019, à 11 h 40 min

C’est la première fois que ces prédateurs seront à leur tour protégés de la surpêche par un traité international.

Protection des requins makos : 102 pays ont voté « pour », 40 « contre »

La 18e Session de la conférence des parties à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) se poursuit à Genève. Parmi les progrès de cette année, il y a le vote de l’inscription du requin taupe-bleu et du petit requin taupe (également appelés requins makos) sur l’Appendice II de CITES, soit la liste des espèces qui ne sont pas nécessairement menacées d’extinction aujourd’hui, mais qui pourrait l’être si leur commerce n’est pas suffisamment contrôlé. Leur exportation pourra se faire uniquement si l’exportateur est en mesure de démontrer que leur pêche n’a pas nui à leurs populations.

requins makos

Protéger les requins makos de la surpêche © Alessandro De Maddalena

Le vote s’est passé par bulletin secret. Parmi les 40 pays ayant voté contre, il y a les États-Unis : son représentant a confirmé aux journalistes le choix fait. On ignore le vote de la Chine et du Japon, mais on sait que par le passé ces deux pays se sont toujours opposés à la protection des requins makos.

Les requins makos sont de plus en plus pêchés

Les chercheurs estiment qu’au cours de la décennie à venir, les populations de requins makos déclineront de 96 % dans la Méditerranée, de 60 % dans le nord de l’océan Atlantique et de 41 % dans l’océan Indien.

En cause, le juteux commerce de requins makos, qui représente 40.000 tonnes par an. Entre 2004-2009 et 2010-2016, le tonnage de requins makos pêchés a augmenté de 69 %. Sur la période 2006-2016, selon les données reçues par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) de la part des gouvernements. L’Espagne, le Portugal et le Taïwan sont à eux seuls responsables de 62 % des tonnages pêchés.

Les requins makos sont surtout appréciés pour leurs ailerons, que l’on sert beaucoup en Chine, notamment lors de mariages. Comparée aux autres espèces de requins, leur chair est également davantage comestible.

Illustration bannière : Requin makos – © Alessandro De Maddalena
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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

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