Qualité de l’air en France : du mieux mais des efforts à poursuivre

En matière de lutte contre la pollution atmosphérique, la France a fait des progrès. Cependant, il reste encore des points à améliorer.

Rédigé par Perrine de Robien, le 20 Sep 2017, à 10 h 40 min

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la qualité de l’air en France s’améliore. Pour le gouvernement, il reste cependant des efforts à faire, notamment pour ramener les concentrations de dioxyde d’azote et de particules fines sous les valeurs limites autorisées.

Nette amélioration de la qualité de l’air en Île-de-France

La lutte contre la pollution de l’air qui, selon les chiffres de l’OMS, a provoqué 7 millions de décès prématurés dans le monde en 2012, est devenue un enjeu sanitaire et environnemental. En France, en juillet 2017, le gouvernement a été enjoint de mettre rapidement en oeuvre un plan relatif à la qualité de l’air. Cette décision juridique ne doit pourtant pas occulter le constat suivant : la pollution atmosphérique régresse.

pollution de l'air

© Hadrian Shutterstock

Selon Airparif, un organisme créé en 1979, agréé par le ministère de l’Environnement et dont la mission est la surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France, cette dernière « est en nette amélioration depuis les années 1990. En 2015, on compte 300 000 franciliens exposés à la pollution aux particules fines (PM10) et 1,6 millions exposés au dioxyde d’azote (NO2), contre respectivement 5,6 millions et 3,8 millions en 2007 « .

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Des concentrations de NO2 et de PM10 supérieures aux valeurs limites

La qualité de l’air semble donc s’améliorer mais il reste encore des progrès à faire. En effet, Airparif a relevé des dépassements des valeurs limites réglementaires en 2015. Les polluants incriminés sont le dioxyde d’azote (NO2), un gaz pouvant entraîner de graves inflammations des voies respiratoires et les particules fines (PM10). Concernant le benzène, sa valeur limite n’a pas été dépassée mais « l’objectif de qualité de ce polluant n’est pour autant pas encore respecté« .

« L’enjeu sanitaire reste présent« , souligne Airparif, qui rappelle que « si la valeur guide de l’OMS (10 µg/m³) était respectée partout en Île-de-France, les personnes de 30 ans gagneraient en moyenne 7 mois d’espérance de vie et 6.000 décès prématurés pourraient être évités« . Le gouvernement a jusqu’au 31 mars 2018 pour ramener le taux de NO2 et de PM10 sous les valeurs limites déterminées par le code de l’environnement.

Illustration bannière : Paris – © Elena Dijour Shutterstock
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