Le premier cargo électrique a pris le large en Chine

La Chine vient de mettre à l’eau le premier cargo électrique au monde. Il ne faut que deux heures de recharge à ce géant des mers, pour retrouver son autonomie maximale, soit le temps pris pour décharger sa cargaison. Ce cargo d’un genre nouveau consommera moins d’énergies fossiles et respectera davantage l’environnement.

Rédigé par MEWJ79, le 16 Dec 2017, à 7 h 50 min

Après la voiture, le bateau de promenade et le bus, voici le cargo électrique. Les Chinois ont mis à l’eau, il y a quelques jours, un engin fonctionnant 100 % à l’énergie électrique. Une première !

Le cargo électrique recharge ses batteries pendant les deux heures du déchargement

Long de 70 mètres et construit par Guangzhou Shipyard International Company Ltd., ce bateau d’un genre nouveau constitue une avancée majeure pour le fret maritime et fluvial. Avec une autonomie d’environ 80 kilomètres, le vaisseau en acier de 2.000 tonnes naviguera à une vitesse de croisière d’à peine 13 km/h. Actuellement, le cargo navigue sur  le Zhu Jiang, « la rivière des Perles », afin d’effectuer sa première livraison. Si ce navire électrique est une première dans le transport maritime, il témoigne également d’un désir de consommer moins d’énergies fossiles et de respecter davantage l’environnement.

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Sa chaîne de propulsion compte un super-condensateur et un ensemble de batteries au lithium d’une capacité de 2.400 kWh. Il ne faut que 2 heures de recharge pour retrouver l’autonomie maximale, soit le temps du déchargement de la cargaison du bateau.

L’entreprise qui a créé ce cargo semble vouloir désormais développer ce type d’architecture, aussi bien pour le transport de marchandises que pour celui des personnes. Mais rien n’est encore communiqué à ce sujet. Le site Internet de l’entreprise ne laisse filtrer aucune information sur le programme qui serait pourtant en cours.

Bientôt un cargo autonome et électrique

Et cette embarcation électrique est une bonne nouvelle pour l’environnement. En effet, de part sa teneur élevée en souffre, le fioul résiduel utilisé pour ces bateaux émet, à la combustion, des particules dont les teneurs sont comprises entre 3.000 et 3.500 ppm, contre 15, au maximum, pour une voiture particulière en Europe.

Dans le documentaire intitulé « Cargos, la face cachée du fret », l’un des interviewés confirmait ces données : « Un bateau émet la même quantité de souffre qu’environ 50 millions de voitures ». Une voix off affirmait que « les 20 plus grands navires polluent à eux seuls plus que toutes les voitures de la planète réunies ; et ce ne sont pas 20, mais 60.000 navires qui sillonnent les océans du globe à longueur d’année ».

De son côté, la Norvège se lance dans la construction d’un cargo de transport massif, entièrement autonome et électrique. La société productrice d’engrais Yara International et le groupe industriel Kongsberg se sont associés pour construire le Yara Birkeland, un cargo totalement électrique et autonome, permettant de transporter jusqu’à 100 conteneurs à une vitesse de 12 à 15 noeuds (environ 22 à 28 km/h). Ce bâtiment devrait transporter des engrais entre trois ports du sud de la Norvège, avec dans un premier temps un équipage, avant de devenir petit à petit autonome entre 2019 et 2020. L’idée : économiser en coût et émissions de gaz à effet de serre. Selon le directeur du projet, Bjorn Tore Orvik, le cargo devrait avoir une portée de 120 kilomètres et ainsi faire économiser près de 40.000 voyages en camion par an.

Illustration bannière : Le premier cargo électrique prend le large – © Reuters
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Journaliste, je fais le grand écart entre football et littérature jeunesse.

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