L’ours blanc broie du noir… et il a vraiment de quoi !

De nombreuses associations militent pour la sauvegarde de cet animal, dont la situation est critique, non pas par la seule fonte des glaces mais également par la chasse. Or, à ce jour, le commerce international de l’ours blanc n’est toujours pas interdit !

Rédigé par Alan Van Brackel, le 23 Feb 2019, à 10 h 11 min
L’ours blanc broie du noir… et il a vraiment de quoi !
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Quid de l’interdiction du commerce international de l’ours blanc ?

En mars 2013, à Bangkok en Thaïlande, alors que les États-Unis réitéraient après un premier échec en 2010, la proposition d’inscrire l’ours polaire en Annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et flore sauvage menacées d’extinction (CITES), cette décision fut reportée à 2016.

Les ours polaires sont de plus en plus sous pression pour trouver de la nourriture © Thomas Barrat

En effet, contrairement aux États-Unis, l’Union Européenne a proposé d’approfondir durant trois ans les connaissances concernant l’ours polaire avant d’éventuellement envisager l’inscription en Annexe I. Et la France ne faisait pas partie des 11 des pays de l’Union Européenne sur 27 qui soutenaient la position des États-Unis.

Selon des personnes compétentes et reconnues sur le sujet, se sont 1.000 ours polaires qui sont abattus chaque année de manière officielle, soit de 5 à 6 % de la population totale de l’espèce(1).

Mais en 2016, le CITES, réuni à Tel-Aviv cette fois-ci, déclarait que « le niveau actuel du commerce des ours polaires, entre autres, n’est pas préjudiciable à la survie de l’espèce dans la nature » : donc toujours pas d’interdiction stricte de chasser et de faire le commerce de l’ours blanc alors même qu’on ne connaissait toujours pas réellement les effectifs de l’espèce(2) .

Le commerce international de l’ours polaire est régulé, mais les choses recules

En quittant son poste l’ancien président américain Barack Obama avait signé un plan « Ours polaire »(3) en partenariat avec les autorités inuites et des collaborateurs internationaux, le premier plan à grande échelle de sauvegarde de ce mammifère emblématique.

Salué par les scientifiques et les ONG écologistes, il prévoyait un dialogue avec les chasseurs locaux afin d’une part de limiter le braconnage, et d’autre part de protéger certains espaces contre l’installation de plateformes pétrolières dans le but d’éviter les pollutions.

ours blanc

© Ondrej Prosicky

Mais c’était sans compter sur l’arrivée de Donald Trump qui n’aura pas manqué de tendre une oreille attentive aux demandes des chasseurs et de la NRA (National Rifle Association). À peine trois mois après son arrivée au pouvoir, le 10 avril 2017, il fit voter au Congrès à 52 voix contre 47, une loi qui permet de chasser les ours polaires jusque dans leur tanière, même en hibernation, même des oursons…

Grâce à la NRA, il devrait bientôt être légal de tuer des femelles ours et leurs petits dans leurs tanières en Alaska
a dénoncé Everytown for Gun Safety, une organisation qui lutte contre la prolifération des armes aux État-Unis

En cette Journée mondiale de l’ours blanc, les associations de défense des ours polaires espèrent mobiliser les citoyens, et notamment les enfants, ces grands protecteurs de la nature qui ont souvent des ours en peluche, mais aussi une grande influence sur leurs parents.

Article lis à jour et republié
Illustration bannière : Ours polaire se déplaçant en plein été © Kris Grabiec
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Chercheur dans l'âme, partagé entre l'Europe et les Etats-Unis. Parmi ses passions la musique, la photographie, et les différentes cultures du monde, Alan...

11 commentaires Donnez votre avis
  1. Quel mépris pour les populations du grand nord (inuits, esquimaux), en son temps Bardot les avaient déjà stigmatisés pour les phoques. Ce n’est rien d’autre que du racisme pur et dur mâtiné de sauce écolo envers ses populations pour lesquelles la trappe et la chasse sont quasi les seuls moyens de subsistance… sans oublier le risque mortel que font courir les ours à ses populations. C’est tellement facile de leur faire la leçon quand on porte des fourrures synthétiques en pétrole ou du coton « bio » importé de pays très lointains.

  2. Pour qui nous prenons-nous pour penser que nous avons droit de vie et de mort sur d’autres espèces ?

  3. Sur quels critères le refus de protéger les ours polaires a-t-il été pris ? Je suis vraiment très étonnée par cette décision. Faut-il attendre qu’il n’y ait plus d’ours ?…encore une espèce qui risque de disparaître. J’ai lu récemment que le « Tigre de Tasmanie » n’est plus interdit de commerce planétaire, et pour caus, il aurait disparu de la terre ! et tant d’autres espèces moins connues…

  4. merci pour cet article qui dénonce le vrai problème.
    Cela nous change de la fonte des glaces ! 😉

  5. laisser vivre les ours blanc eux ne vienne pas chez vous

  6. il est important que le monde réagisse à la destruction des ours blancs l’homme devrait prendre ses responsabilité par rapport au monde animal car l’ours n’est pas le seul qui disparaitra entre autre le dauphin blanc, les requins pour des idées idiotes ,l’homme fait aux animaux ce qu’il ne voudrait pas qu’on lui fasse,que laisserons à nos enfants si ce n’est la désolation de notre terre,

  7. Faites le maximum pour sauver les ours,la chasse devrait ètre interdite depuis longtemps

  8. faites circuler une pétition pr sauvegarder l ours

  9. ce serait bien de traduire certaines pages en français lorsqu’il y a des paragraphes écrits en anglais, ce n’est pas tout le monde qui connait l’anglais. Merci de votre compréhension.
    Je suis écoeurée de voir cet acharnement sur les animaux. Tant comme c’ l’ours blanc est beau. Je préfère le voir courir que d’en faire des descentes de lit. Honteux.

    • Bonjour Michele,
      où voyez-vous un paragraphe écrit en anglais ?

  10. pétition en français : savethearctic.org/

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