Salon de l’agriculture 2026 : les vaches absentes, une première historique
À quelques semaines de l’ouverture du Salon de l’agriculture, l’annonce a provoqué un choc dans le monde agricole : en raison de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse, les vaches ne participeront pas aux concours, une première historique pour l’évènement parisien.

Les organisateurs explorent toutefois une solution intermédiaire, tandis que la crise sanitaire continue de peser sur les élevages bovins français.
Salon de l’agriculture et dermatose nodulaire : une décision sanitaire inédite
L’édition 2026 du Salon de l’agriculture se tiendra dans un contexte sanitaire inédit. Pour la première fois depuis la création de l’évènement, les vaches seront absentes du Concours général agricole, conséquence directe de l’épidémie de dermatose nodulaire qui touche la France depuis l’été 2025 et perturbe durablement la filière bovine.
La décision s’est imposée progressivement, au fil de l’aggravation de la situation sanitaire. En raison de la dermatose nodulaire contagieuse, maladie virale hautement transmissible chez les bovins, les organisateurs ont acté l’annulation des concours dédiés aux vaches. Cette mesure exceptionnelle vise à limiter tout risque de propagation lors d’un rassemblement accueillant plusieurs centaines de milliers de visiteurs. Ainsi, les organismes de sélection bovins, qui présentent traditionnellement les races emblématiques lors du Salon de l’agriculture, ont renoncé à faire monter leurs animaux à Paris. Cette décision concerne notamment les élevages de races charolaise, limousine ou prim’holstein, régulièrement primées lors du Concours général agricole. Selon les organisateurs, cette absence constitue une première dans l’histoire du salon, soulignant la gravité de la situation sanitaire actuelle.
Cette mesure repose sur les restrictions de mouvements d’animaux toujours en vigueur dans plusieurs zones touchées par la dermatose nodulaire. Les autorités sanitaires imposent en effet des interdictions depuis les départements contaminés, afin d’éviter une diffusion nationale de la maladie.
Salon de l’agriculture : une présence des vaches encore « symbolique » en discussion
Malgré l’absence confirmée des concours, la question d’une présence limitée de vaches au Salon de l’agriculture reste ouverte. Les organisateurs ont indiqué qu’une participation « limitée et symbolique » pourrait être envisagée, sans toutefois engager de compétition officielle. Cette hypothèse fait toujours l’objet de discussions avec les autorités sanitaires et les représentants de la filière.
Cependant, cette éventualité dépendra étroitement de l’évolution de la dermatose nodulaire dans les prochaines semaines. Les règles sanitaires actuelles autorisent uniquement les mouvements de bovins à partir des zones indemnes ou des zones vaccinées depuis au moins 45 jours sans nouveau cas déclaré. Cette contrainte logistique complique fortement l’organisation d’une présence bovine, même symbolique, au Salon de l’agriculture.
Dans ce contexte, une décision définitive doit être prise à la mi-janvier 2026. Les organisateurs espèrent encore pouvoir maintenir un lien visuel entre le public et les vaches, emblèmes historiques du Salon de l’agriculture, tout en respectant les exigences sanitaires. Cette réflexion illustre l’équilibre délicat entre impératif de sécurité et dimension pédagogique de l’événement.
Les autres espèces animales, elles, pourront bien être ramenées sur le Salon de l’agriculture
Si les vaches sont directement touchées par l’épidémie de dermatose nodulaire, les autres animaux restent attendus au Salon de l’agriculture. Les organisateurs ont confirmé que les espèces non concernées par la maladie participeront normalement à l’édition 2026. Ainsi, porcs, moutons, brebis, lapins, chats, chiens, chevaux et ânes seront bien présents à la Porte de Versailles du 21 février au 1er mars 2026. Cette décision permet de maintenir l’essence même du Salon de l’agriculture, à savoir la rencontre entre le grand public, les éleveurs et les filières animales. Toutefois, l’absence des vaches lors des concours représente un symbole fort, tant ces animaux occupent une place centrale dans l’imaginaire collectif associé au salon parisien.
En parallèle, les autorités poursuivent la surveillance épidémiologique sur l’ensemble du territoire. Selon le ministère de l’Agriculture, 117 foyers de dermatose nodulaire contagieuse ont été recensés depuis la première détection de la maladie en France, le 29 juin 2025 en Savoie, d’après le point de situation officiel publié le 6 janvier 2026.
Dermatose nodulaire : une crise sanitaire lourde pour la filière bovine
La dermatose nodulaire contagieuse constitue une menace majeure pour les élevages de vaches. Apparue pour la première fois en France à l’été 2025, la maladie s’est propagée à plusieurs départements, entraînant des mesures drastiques, dont l’abattage de troupeaux infectés. Cette situation pèse lourdement sur les éleveurs, déjà confrontés à des tensions économiques persistantes.
Dans ce contexte, l’annulation des concours au Salon de l’agriculture représente une perte symbolique et professionnelle importante pour la filière bovine. Les concours constituent en effet une vitrine essentielle pour la valorisation génétique des animaux et le savoir-faire des éleveurs. Toutefois, les autorités sanitaires privilégient la prévention, considérant le rassemblement de vaches comme un risque majeur de diffusion de la dermatose nodulaire.
Ainsi, le Salon de l’agriculture 2026 s’annonce profondément marqué par cette crise sanitaire. Si l’événement est maintenu, il se déroulera sans l’un de ses piliers traditionnels, illustrant l’ampleur des conséquences de la dermatose nodulaire sur l’élevage bovin français et sur les grandes manifestations agricoles nationales.
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