1er mars 2026 : gaz, carte grise, PEL, hospitalisation… les hausses à prévoir

Hausse du prix du gaz, nouvelle taxe sur les colis, évolution des allocations familiales, durcissement du contrôle technique ou fermeture automatique de certains PEL : mars 2026 sera encore marqué par des changements administratifs, avec des effets concrets sur le budget des ménages et la gestion de leurs démarches.

Rédigé par , le 28 Feb 2026, à 10 h 30 min
1er mars 2026 : gaz, carte grise, PEL, hospitalisation… les hausses à prévoir
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Le 1er mars 2026 s’annonce dense pour les particuliers. Comme chaque début de mois, plusieurs dispositions réglementaires et fiscales entrent en vigueur. Cette fois-ci, les nouveautés touchent à la fois l’automobile, la famille, l’énergie et l’épargne.

Le coût de la carte grise augmente

Premier poste sensible pour les automobilistes : le certificat d’immatriculation. À compter du 1er mars 2026, plusieurs régions revoient à la hausse le tarif unitaire du cheval fiscal, ce qui renchérit mécaniquement le coût de la carte grise pour les véhicules thermiques. Le montant final dépendra donc de la puissance administrative du véhicule et de la région d’immatriculation.

En revanche, les véhicules 100 % électriques conservent leur exonération de la taxe régionale. Pour les conducteurs de modèles à batterie, l’avantage financier demeure donc intact, alors même que les barèmes progressent pour les motorisations traditionnelles.

Autre évolution notable : le contrôle technique des deux-roues motorisés se durcit. Les centres devront désormais utiliser un céléromètre afin de mesurer la vitesse maximale des engins. L’objectif affiché est de mieux détecter les modifications non homologuées. Cette exigence technique supplémentaire s’inscrit dans un mouvement général de sécurisation et d’harmonisation des contrôles.

Prix du gaz et achats par Internet : il faudra payer plus

Côté énergie, le prix repère du gaz augmente de 3,93 % en mars 2026 par rapport à février 2026. Cette progression concerne les ménages abonnés aux offres indexées sur ce tarif de référence. Même si les tarifs réglementés ont disparu, ce prix repère continue de servir d’indicateur clé pour les fournisseurs et les consommateurs.

Dans le même temps, une nouvelle taxe sur les petits colis entre en vigueur. Le gouvernement instaure une contribution de 2 euros par article pour les envois d’une valeur inférieure à 150 euros en provenance de pays situés hors de l’Union européenne. Particularité importante : la taxe s’applique par article, même si plusieurs produits sont regroupés dans un seul colis. Cette mesure vise explicitement les importations à bas prix issues de plateformes extra-européennes et modifie l’équation économique de certains achats en ligne.

En savoir plus – Taxe sur les petits colis : 2 € par article dès le 1er mars 2026

Majoration des allocations familiales repoussée et nouveau carnet de maternité

Les familles sont également concernées. La majoration des allocations familiales, jusque-là versée à partir de 14 ans, est désormais repoussée à 18 ans. Ce décalage modifie le calendrier des hausses de prestations pour les foyers concernés et peut représenter un manque à gagner transitoire pour certaines familles avec adolescents.

En parallèle, un nouveau carnet de maternité entre en application à partir du 1er mars 2026. Cette version actualisée comporte des informations renforcées, adaptées aux recommandations médicales les plus récentes. L’objectif est d’améliorer le suivi des grossesses et la coordination entre professionnels de santé, dans un contexte de modernisation des outils administratifs et médicaux.

PEL : fin de cycle pour certains épargnants

Mars 2026 marque également un tournant pour les détenteurs de Plans d’épargne logement ouverts en mars 2011. Ces PEL atteignent en effet leur durée maximale réglementaire de 15 ans. Les banques procéderont donc à leur fermeture automatique. Pour les épargnants concernés, cela signifie la transformation du plan en livret bancaire classique ou le transfert des fonds vers un autre produit. Le rendement et les conditions d’utilisation changent alors, ce qui impose une vigilance sur la stratégie d’épargne à adopter.

Enfin, à partir du 1ᵉʳ mars 2026, plusieurs frais facturés aux patients après une hospitalisation ou un passage aux urgences en France vont augmenter dans le but de faire des économies pour la Sécurité sociale. Le forfait journalier hospitalier, c’est-à-dire la somme que doit payer un patient par jour d’hospitalisation pour couvrir l’hébergement et l’entretien, passe de 20 à 23 euros par jour, et celles des séjours en psychiatrie de 15 à 17 euros par jour. Ces hausses s’ajoutent à d’autres ajustements de tarifs, comme celui du forfait patient urgences après un passage aux urgences sans hospitalisation, qui atteindra aussi 23 euros, et qui visent à économiser environ 400 millions d’euros dès 2026. Le gouvernement indique que ces augmentations seront « indolores » pour la majorité des assurés, surtout s’ils ont une complémentaire santé qui couvre ces frais ; mais pour ceux qui n’en ont pas, la dépense restera à leur charge.

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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

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