Oeko-Tex, bientôt LE label pour des vêtements écologiques ?

Pour choisir leurs vêtements, les consommateurs peuvent compter sur le label mis au point par Oeko-Tex. Ce dernier effectue de nombreux contrôles afin de garantir des textiles sans substances nocives pour la santé.

Rédigé par Audrey Lallement, le 14 Jul 2018, à 11 h 35 min

Créé en 1992, le label Oeko-Tex contrôle la qualité des vêtements et s’assure qu’ils ne comportent aucune substance toxique dangereuse pour la santé. Un repère pour les consommateurs lors de leurs achats.

Des vêtements sans traçabilité qui contiennent des substances toxiques

Certains vêtements sont mauvais pour la santé car ils contiennent des substances toxiques. Bisphénol A, perturbateurs endocriniens, pesticides, métaux lourds, arsenic, benzène, phtalates, et bien d’autres sont parfois présents dans les textiles. Si le consommateur est sensibilisé à ce problème, il dispose néanmoins de peu de moyens pour choisir ses habits en connaissance de cause.

Contrairement aux aliments, le traçage des vêtements est peu clair, d’autant plus que la chaîne de production est entièrement globalisée. Ainsi, le jean que vous portez est peut-être cousu avec du fil provenant d’Indonésie, des boutons et une fermeture éclair fabriqués en Chine, du tissu filé en Inde, tissé et teint au Pakistan, coupé au Bangladesh puis lavé et emballé en Turquie.

Un label qui garantit des contrôles sur les vêtements

Difficile pour le consommateur de s’y retrouver puisqu’il n’y a pas d’étiquetage clair. Dans cette optique, l’association Oeko-Tex, regroupant dix-huit instituts de recherche indépendants, a mis au point le label « STANDARD 100 by Oeko-Tex ». Ce dernier contrôle la présence ou non de substances nocives dans un vêtement en particulier, lorsque celui-ci est destiné à être porté par un enfant dont la peau est particulièrement sensible et fragile.

Parmi les marques qui ont accepté de collaborer avec Oeko-Tex on retrouve des noms très connus : Petit Bateau, Princesse Tam-Tam, Chantelle… Selon l’association, « À ce jour, 10.000 fabricants, marques et détaillants présents dans près de 100 pays travaillent avec Oeko-Tex pour s’assurer que leurs produits sont testés pour identifier d’éventuelles substances nocives ».

Un repère pour guider les achats des consommateurs

Oeko-Tex souhaite devenir une référence et un repère pour les consommateurs lors de l’achat de leurs vêtements. Un objectif d’autant plus vertueux à l’heure où certaines marques usent du « greenwashing » pour valoriser leur image. Difficile en effet de se retrouver dans la jungle des labels textiles. Certains d’entre eux, comme le label Better Cotton Initiative, ne sont en effet absolument pas sérieux.

Le label Oeko-Tex ne garantit pas que le textile est bio : pour des vêtements que l’on souhaite en coton bio, on peut se tourner vers le label GOTS (Global Organic Textile Standard). En outre, cela ne garantit pas le bon traitement des ouvriers (si ce n’est qu’ils respirent moins de substances toxiques) : pour s’assurer de cela, on se tourne vers les labels « commerce équitable » comme celui de Max Havelaar.

L’association revendique son sérieux et sa transparence avec « un processus de contrôle très exigeant » qui teste tous les éléments du vêtement grâce à des « contrôles multiples » même après certification. Elle assure aussi proposer un label indépendant « qui va plus loin que les réglementations nationales ». Pour les consommateurs soucieux de porter des vêtements ne contenant aucune substance toxique, ce label présent sur les étiquettes serait un vrai repère pour guider leurs achats.

Illustration bannière : Des vêtements écologiques – © B.Forenius
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