Obésité des chevaux : la faute au réchauffement climatique ?

Les effets du réchauffement climatique commencent à sérieusement se faire sentir partout sur le globe, ce n’est plus un secret pour personne. Ce qui est cependant bien plus inquiétant c’est que l’on découvre tous les jours quels sont les impacts de ce réchauffement climatique comme ici sur l’obésité des chevaux.

Rédigé par Julien Hoffmann, le 9 Dec 2019, à 8 h 00 min

Le réchauffement climatique fait migrer des espèces, permet à certaines de pulluler au détriment d’autres, il pousse certaines au bord de l’extinction et ne promet pas un avenir plus brillant à d’autres comme la nôtre. Mais le réchauffement climatique est surtout un phénomène dont on a du mal à définir l’ampleur et la portée notamment sur nos animaux domestiques comme le cheval.

Les chevaux mangent mieux et trop

C’est le constat fait par un vétérinaire anglais directeur d’une clinique vétérinaire qui voit passer de nombreux chevaux dans sa structure.

L’alimentation dans le domaine équin est quelque chose de particulièrement important autant pour la santé des chevaux que pour leur bien-être car un cheval mal nourri n’aura pas le même comportement qu’en des temps normaux.

Cheval bien trop gras © perezoo

Cela peut paraître anodin, mais pour la personne qui le monte ça a tout son sens.

Que vient faire le réchauffement climatique là-dedans ?

Les chevaux sont des herbivores qui broutent inlassablement tout ce qui leur passe sous les quenottes. Les surfaces de pâturage sont calculées pour l’alimentation des chevaux aussi sûrement que leur rotation d’un enclos à l’autre ou encore que l’apport éventuel en compléments alimentaires.

Et quand l’herbe pousse plus vite ? Et quand l’herbe pousse plus vite et est plus « grasse » contenant donc plus de protéines végétales ?

C’est tout simple : les chevaux deviennent obèses si le risque n’est pas prévenu.

Quelles conséquences pour les chevaux ?

C’est ainsi 31 % des chevaux du Royaume Uni qui sont touchés par le phénomène ce qui entraîne des risque accrus de « fourbure » (diminution du flux sanguin dans les pattes de l’animal et causant de grosses douleurs).

Cheval avec une muselière pour l’empêcher de trop manger d’herbe © Chelle129

Une fois cette « fourbure » contractée, elle revient de plus en plus régulièrement et avec des douleurs de plus en plus fortes. Hormis les conséquences en matière de bien-être pour le cheval, il devient surtout bien plus compliqué voire impossible de le monter

Après les chevaux, à qui le tour ?

Illustration bannière : Il n’y a pas que les chevaux touchés par l’obésité… © Maradon 333

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