Les chevaux de Przewalski ne sont pas les derniers chevaux sauvages : il n’y en a plus !

Des scientifiques ont découvert que les chevaux de Przewalski, que l’on considère comme les derniers chevaux sauvages, descendent d’animaux domestiqués qui se sont échappés il y a des milliers d’années !

Rédigé par MEWJ79, le 18 Mar 2018, à 13 h 00 min

C’est une certitude désormais : il n’y a plus de chevaux sauvages sur Terre car les Przewalski n’en sont pas. Des chercheurs ont rendue publique fin février 2018, cette découverte basée sur une nouvelle analyse ADN qui redessine l’arbre généalogique de la famille de ces équidés.

Les chevaux de Przewalski étaient jadis des animaux domestiqués

Une étude publiée dans la revue Science vient balayer une certitude(1). Déjà présents sur les peintures rupestres (Grottes de Lascaux ou Niaux), les chevaux de Przewalski, que l’on croyait être les derniers chevaux à l’état sauvage de notre planète, sont en réalité des animaux domestiqués ayant échappé à leurs propriétaires.

chevaux sauvages

Chevaux de Przewalski © hofhauser

« C’était une énorme surprise », a ainsi confié Sandra Olsen, co-auteure de l’étude et conservatrice à l’Institut de la biodiversité et du musée d’histoire naturelle de l’université du Kansas. Et de confirmer : « Cela signifie qu’il n’y a plus de chevaux sauvages sur Terre et c’est ça qui est triste ».

Une domestication du cheval datant de plus de 5.000 ans

Pour parvenir à cette étonnante conclusion, l’étude se base sur des recherches archéologiques menées sur deux sites au nord du Kazakhstan, où les scientifiques ont découvert des preuves d’une domestication du cheval datant de plus de 5.000 ans. Les chercheurs internationaux ont séquencé les génomes de 20 chevaux de Botaï (Âge du cuivre) qui sont les premiers chevaux domestiqués sur Terre, en utilisant notamment des dents et des os exhumés sur les sites.

En les comparant à des génomes déjà connus des chevaux modernes avec les anciens, les scientifiques ont dû se rendre à l’évidence : les équidés de Przewalski descendaient en réalité des chevaux de Botaï. Cette découverte inattendue signifie que finalement, les chevaux de Przewalski n’étaient donc pas sauvages à l’origine.

En outre, selon une reconstitution basée sur l’étude génétique, les équidés de Botaï se sont révélés porteurs de variantes génétiques causant des robes aux motifs blancs ou léopards.

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Chevaux de Przewalski © Vladimir Konstantinov

Un nouveau défi pour le CNRS

Pour rappel, le cheval de Przewalski est une espèce menacée selon l’Union internationale pour la conservation de la nature. Elle a été découverte au XIXe siècle en Mongolie par l’explorateur russe Nikolaï Przewalski (qui lui a donc donné son nom). L’espèce a connu une subite popularité en Europe, au point que les chevaux ont été abondamment capturés pour alimenter les zoos du Vieux continent. Plusieurs programmes de réintroduction ont été mis en place depuis que l’espèce a disparu dans son milieu naturel dans les années 1960.

Pour le CNRS, cette découverte mène à un nouveau défi, selon son communiqué. « L’origine des chevaux domestiques modernes doit être recherchée ailleurs »(2).

Illustration bannière : Chevaux en liberté – © Viola90
Références :
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Journaliste, je fais le grand écart entre football et littérature jeunesse.

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