Mieux nourrir les animaux, c’est se rendre service

Bien nourrir ceux qui nous nourissent, tel est l’appel que font des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra).

Rédigé par Anton Kunin, le 8 Nov 2016, à 11 h 35 min

Et si pour améliorer notre propre alimentation, nous améliorions celle des animaux ? S’occuper des animaux d’abord pour améliorer la santé des humains, c’est la thèse qu’avance une équipe d’une vingtaine de chercheurs sous la direction du biochimiste Jacques Mourot, spécialiste de la nutrition animale.

L’oméga-3, un composant essentiel de l’alimentation des animaux

L’homme manque cruellement d’oméga-3, ces acides gras tant nécessaires mais que notre corps ne sait pas produire de lui-même. L’utilité des oméga-3 réside dans le fait qu’ils font obstacle aux acides saturés, ces composants essentiels pour notre santé, puisqu’ils aident à maintenir notre système immunitaire en bonne santé et réduisent le risque de problèmes cardiovasculaires.

Ils sont également nécessaires au développement de la rétine, du cerveau et du système nerveux. Ils joueraient aussi un rôle dans le maintien de la personne en bonne santé mentale lors du vieillissement. De ce fait, les femmes enceintes et les femmes allaitantes doivent faire particulièrement attention pour ne pas en manquer.

Améliorer l’alimentation et le confort des vaches

Afin que la viande que nous consommons contienne davantage d’oméga-3, les vaches doivent manger, entre autres, des graines de lin et des microalgues, affirment les chercheurs. Or, aujourd’hui, l’alimentation des vaches laisse à désirer… Résultat : les hommes ne consomment que 800 mg d’oméga-3 par jour, au lieu de 2 g, comme le recommande l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation). L’agence recommande également de ne pas consommer plus de cinq fois d’oméga-6 que d’oméga 3. Cependant, dans notre alimentation, ce rapport se situe actuellement entre 15 et 30 en moyenne.

Au-delà de l’alimentation en soi, la bonne santé d’un animal d’élevage passe par de bonnes conditions de logement (confort de couchage, confort thermique, facilité de mouvement), par un traitement rapide d’éventuelles maladies et par une relation apaisée entre l’éleveur et l’animal. Tout cela détermine la qualité de la viande que nous mangeons.

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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

2 commentaires Donnez votre avis
  1. … – Et le lait ? Si des vaches qui ont toujours mangé de l’herbe, mangent du soja ? – Est-ce… naturel ? Normal ? Voilà la vraie question : que mangent VRAIMENT les vaches, et leur lait est-il propre à la consommation: tous les “vegan” (végétariens) ont abandonné les produits laitiers (ça fait beaucoup : fromages, beurre, yaourts… ), depuis longtemps !

  2. ces soit disant chercheurs de l’inra sont les mêmes qui ont créé la vache à hublot pour faire manger du maïs aux vaches, alors qu’elles n’en consomment naturellement jamais, pour voir comment elles le digèrent, le but étant de modifier le maïs et son administration pour que les vaches le mangent…
    Ce sont eux aussi qui ont fait manger de la farine animale à des herbivores….
    Ces pourritures n’ont aucune morale, ils travaillent pour les lobbies de la viande qui se moquent éperdument des animaux, de leur santé, de leur bien-être etc… Ils se fichent tout autant des consommateurs, la consommation de viande n’étant pas indispensable pour vivre bien et en bonne santé, et sa production générant pollution et gaspillage des ressources naturelles.

    INRA = institut des raclures de l’agriculture

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