Merci pour l’invit’ : une appli pour héberger les SDF

Le 8 novembre, l’appli pour les SDF, « Merci pour l’invit’ », verra le jour. Comme Airbnb, l’outil mettra en relation sans-abris et hébergeurs volontaires.

Rédigé par Maylis Choné, le 2 Nov 2016, à 10 h 15 min

L’initiative est partie d’un simple buzz. L’année dernière, plusieurs personnes ont été scandalisées par l’accueil réservé aux migrants étrangers alors même que des SDF français dormaient dehors sans que l’État ne fasse rien. Pascal Pistone leur a répondu.

Du collectif satirique Merci pour l’invit’ naît une appli pour les SDF

Professeur à l’université de Bordeaux, Pascal Pistone, répond sur Facebook au nom des SDF. Son message : « Je m’appelle Antoine, je suis SDF depuis 10 mois. Mes amis SDF et moi sommes très touchés par la soudaine considération à notre égard, de la part des nombreux opposants à l’accueil des réfugiés. Nous nous engageons à venir camper chez vous, nos nouveaux amis. Merci encore pour votre invitation, et à très, très, très vite chez vous ! »

SDF, migrants, coup de gueule, Pascal Pistone

Le texte coup de gueule de Pascal Pistone et du collectif Merci pour l’invit’ posté sur Facebook

Satirique, ce post a créé un véritable buzz. Vu 2 millions de fois, relayé 40.000 fois. Un succès qui ne pouvait rester sans suite. C’est pour cela qu’un an après Pascal Pistone lance un outil concret pour aider ces personnes de la rue tout en mettant à contribution la générosité des particuliers. L’idée de l’appli «Besoin d’un toi» est née.

Comment ça marche ?

Comme Airbnb, l’appli se veut simple. L’hébergeur s’inscrit, se décrit, donne ses disponibilités d’accueil à son domicile. Cela va de quelques heures – déjà très utiles pour qu’une personne de la rue puisse souffler un peu – à une ou plusieurs nuits. Le plus important c’est la relation née de cette approche : « De toute façon, le mieux, c’est que bénévoles et SDF se contactent rapidement, qu’il y ait une approche progressive : on s’appelle, on se prend un café, on partage une pizza… », estime Pascal Pistone. « Ça peut d’ailleurs s’arrêter là : l’hébergement est le stade ultime, mais prendre un café, discuter, c’est déjà créer du lien social, et c’est déjà un rayon de soleil ».

Reste désormais à cette application à se faire connaître. Les premiers jours, les organisateurs veulent croire à un pic d’inscriptions de la part des bénévoles. L’objectif ? Pouvoir loger les 40.000 personnes qui dorment dehors toutes les nuits. Le plus difficile restera de convaincre les SDF, parfois plus réticents à engager leur confiance. Quant aux médias, ils semblent déjà pressés de témoigner des premiers retours.

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