Médicaments aromatisés : attention aux risques

Fini le mauvais goût des médicaments, histoire de mieux faire passer la pilule, certains laboratoires ont lancé des médicaments aromatisés au café, à la framboise, à la fraise… Mais ces nouveautés qui s’affichent de plus en plus en pharmacies ne sont pas au goût de tout le monde.

Rédigé par Hugo Quinton, le 20 Aug 2016, à 12 h 04 min

Depuis plusieurs mois, certains médicaments pour enfants mais aussi pour adultes, ont la particularité de se décliner en différentes saveurs prononcées : qu’ils soient au café ou à la framboise, il y en a pour tous les goûts. Mais pour la députée de Gironde, Michèle Delaunay, présidente de l’Alliance contre le tabac, cette nouvelle mode pose de nombreux risques, et elle a alerté la ministre de la Santé sur la nouvelle lubie des industriels du médicament.

Médicaments aromatisés : un argument marketing pour la députée Michèle Delaunay

Dans une lettre adressée à Marisol Touraine, la députée exprime son inquiétude vis-à-vis de ces nouveaux médicaments aromatisés : « S’il peut être pertinent de donner une saveur agréable pour les enfants en bas âge afin de parvenir à les traiter, il n’est en revanche pas souhaitable que des médicaments pour enfants et adultes, deviennent un produit de consommation marketing avec un choix de goûts et de saveurs innovants et ‘à la carte’ ».

En effet, des médicaments aromatisés, délivrés sans ordonnance, ont récemment fait leur apparition dans les pharmacies. Des traitements pour adultes mais, plus inquiétant encore, pour enfants. On trouve par exemple des saveurs « fraise » pour le Smecta et l’Ipsen, « cappuccino » pour les Efferalgan et UPSA, et « framboise » pour les Fervex.

medicaments-aromatise-santeMichèle Delaunay explique dans sa lettre à la ministre qu’un médicament n’a de valeur que pour son intérêt thérapeutique, et le marketing ne doit pas renvoyer au goût du produit. « Ce goût attrayant risque, pour les plus jeunes, d’entrainer une surconsommation qui peut être dangereuse, en premier lieu par toxicité hépatique ».

Pour la députée, l’industrie pharmaceutique doit cesser de développer des produits qui ont pour seul objet de séduire des consommateurs en dehors de l’effet thérapeutique. Ces pratiques devraient à l’avenir, être davantage encadrées et réglementées.

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