L’Europe s’engage à mieux gérer la pêche en Méditerranée

L’Union Européenne ainsi que sept pays de la Méditerranée se sont récemment engagés à suivre l’évolution des stocks de poissons menacés par la surpêche durant les 10 prochaines années.

Rédigé par Nathalie Jouet, le 31 Mar 2017, à 9 h 30 min

Après plusieurs mois de négociation, la Commission européenne a conclu un engagement sur dix années pour sauver les stocks de poissons en Méditerranée et protéger la richesse de la région, comme elle l’a affirmé dans un communiqué. À l’occasion de la semaine internationale de la pêche responsable qui s’est tenue du 20 au 26 février 2017, le Fonds mondial pour la nature (WWF) avait rappelé que la surpêche pourrait vider nos océans d’ici 2050.

Plusieurs pays s’engagent à sauver les stocks de poissons d’ici à 2020

La Déclaration de Malte dite « MedFish4Ever » a été signée par la Commission européenne ainsi que huit pays membres de l’Union Européenne, sept pays tiers, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (GFCM) et le Parlement européen. Aujourd’hui, près de 93 % des stocks de poissons en Méditerranée sont surexploités. La Commission européenne espère que cette déclaration sera perçue comme un tournant à l’avenir.

Port de pêche en Grèce © Sergey Kohl Shutterstock

Chaque signataire s’est engagé à surveiller régulièrement et de manière précise les principaux stocks de poissons. Les pays engagés devront concevoir « un plan de gestion pluriannuel pour toutes les zones de pêche-clé » et « éliminer la pêche illégale » d’ici à 2020. Ils devront également soutenir financièrement des projets locaux de pêche durable.

Un engagement applaudi par le Fonds mondial pour la nature

Le Fonds mondial pour la nature a applaudi cet engagement qu’il estime « ambitieux » et « stratégique ». « Les stocks de poissons méditerranéens ne peuvent plus être soutenus par des mots et des belles intentions », a indiqué le directeur de l’Initiative marine méditerranéenne du WWF, Giuseppe Di Carlo. L’ONG Oceana a, de son côté, salué « un pacte politique historique ».

pêche en méditerranée

L’aquaculture n’est pas une très bonne solution © Slavko Sereda Shutterstock

Chaque année, près de 82 millions de tonnes de poissons sont pêchées, soit quatre fois plus qu’en 1950, comme l’avait souligné WWF dans son rapport. Si l’élevage ne paraît pas être une solution viable, la dernière issue pourrait résider dans l’assiette des consommateurs, qui peuvent adapter leurs comportements en préparant une meilleure préservation des ressources futures, explique WWF.

Illustration bannière : Marsaxlokk port de pêche et bateaux traditionnels maltais – © Chantal de Bruijne Shutterstock
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2 commentaires Donnez votre avis
  1. Il n’y a pas que la surpêche qui menace les ressources en poisson !!!

    Le changement climatique jouerait un rôle supérieur à celui de la pêche

    Une étude internationale novatrice a rassemblé et modélisé toutes les données disponibles sur les écosystèmes marins de Méditerranée. Elle fournit un état des lieux inédit et désigne des pistes pour expliquer le déclin de la plupart des espèces…

    “L’étude montre également l’impact conjugué de la baisse de production primaire et de l’intensification de l’effort de pêche, sur le déclin de la faune marine”, indique la jeune chercheuse. Le changement climatique, à l’origine de cette diminution de la biomasse planctonique, jouerait même un rôle supérieur à celui de la pêche.

    https://www.ird.fr/ird.fr/toute-l-actualite/actualites/actualites-generales/peche-rechauffement-et-faune-marine-mediterraneenne
    Pêche, réchauffement et faune marine méditerranéenne

  2. Gérer les stocks de poissons, simplement la phrase en dit long sur le manque totale de motivation de l’union européene. N’oublion pas qu’il faudra a l’avenir faire la guèrre pour défendre nos mer. Ne pas oublier LA SURPOPULATION problème numéro 1 de notre siècle. Au fait, ou en ai t’on militairement?

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