Le biomimétisme, ces innovations qui s’inspirent de la nature

Imiter la nature pour innover durablement : c’est le pari du biomimétisme. Le 1er et 2 juillet 2016 s’ouvre à Senlis, le premier Salon du biomimétisme et des innovations inspirées du vivant. L’occasion de faire un tour des innovations inspirées par la nature et les facultés exceptionnelles des animaux et des plantes qui nous entourent.

Rédigé par Annabelle Kiéma, le 23 Jun 2016, à 18 h 00 min

Architecture et biomimétisme

Pour être plus efficace énergétiquement et en termes d’utilisation de ressources, l’architecture aussi s’inspire de la nature afin de trouver de nouvelles solutions plus durables.

Des bâtiments qui récupèrent l’eau… du brouillard !

Le scarabée du désert de Namibie n’a pas accès à l’eau douce pour boire. Comment réussit-il donc à s’hydrater ? Très simple, il parvient à boire l’eau du brouillard, en se servant des petites bosses qu’il a sur le dos et de ses élytres : la carapace de ce scarabée possède en effet des bosses hydrophiles, qui attirent donc l’eau, alternées avec des creux hydrophobes.

Lorsque le brouillard se lève sur le désert, le scarabée se positionne dans la direction du vent. Le brouillard forme une vapeur d’eau qui va se concentrer sur les bosses, formant des gouttelettes. Elles se mettent peu à peu à glisser, via les creux, jusqu’à la bouche du coléoptère !

À l’issue de cette observation, les deux zoologues anglais, Andrew Parker et Chris Laurence, ont donc eu l’idée de réaliser des filets capteurs de rosée reproduisant cette technique afin d’en équiper les bâtiments.

Le CO2 comme matériau de construction

Les coraux piègent le dioxyde de carbone ou CO2 pour l’utiliser comme matériau de construction. Une pratique inspirante pour les entreprises de construction, plus connues pour émettre beaucoup de CO2 que pour le piéger, puisque habituellement, une tonne de ciment fabriquée correspond à une tonne de CO2 émise.

La compagnie américaine Clara utilise quant à elle, le CO2 dans son ciment, en suivant « la recette » du corail : l’entreprise a ainsi su inverser l’équation en fixant une demi-tonne de CO2 à chaque tonne de ciment qu’elle produit.

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Je fais partie de ce qu’on appelle désormais les « slasheurs » : je suis rédactrice / sophrologue / et j’enseigne le français comme langue...

8 commentaires Donnez votre avis
  1. super

  2. bonjour baptiste 🙂

  3. bonjour:)

  4. Dommage que l’article ne fait nullement mention de l’humusation (la Métamorphose, en 12 mois, des défunts en humus sain et fertile) qui pourtant en plein dans le biomimétisme ! C’est le nouveau mode sépulture qui s’inspire complètement du merveilleux modèle de la forêt pour rendre, correctement, aux couches fertiles de la Terre tous les « restes » de ce qu’Elle a produits. Il est porté par un collectif belge : poser le corps enveloppé d’un simple linceul sur une couche de 50 cm de matières végétales avant d’être recouvert de 2 m³ de broyas de bois d’élagage, afin qu’il se transforme en humus sain et fertile, au bout de 12 mois ! La proposition défie tous les codes culturels en place et, pourtant, elle a de quoi séduire dans son invitation à retrouver la terre, avec cohérence et respect. La proposition ne manque pas d’arguments : économiques (pas de frais de cercueil, de concession, de sépulture, etc.) et écologiques, puisque le processus élimine toute forme de pollution des sols. Des tests effectués avec des animaux (bovins et porcins) révèlent des résultats fort convaincants. Sur leur site internet (du même nom humusation.org), les concepteurs valorisent aussi la dimension sacrée – quelles que soient les convictions – en prônant un terrain sécurisé, baptisé “Jardin-Forêt de la Métamorphose”. L’humusation inclut également la restitution d’une part de terreau à la famille, accompagnée d’une pousse d’un arbre qui grandira en mémoire de l’être disparu. Une pétition en ligne est lancée pour que l’humusation devienne une pratique funéraire reconnue. Une belle invitation à observer que l’aventure de la vie continue, au-delà de la mort et que donc la vie est plus forte que destin !

  5. Bonjour,
    article très agréable à lire (le blog l’est d’une façon générale) et les illustrations sont superbes. Toutefois, à propos de la comparaison du Shikansen avec le martin-pêcheur, la photo de l’oiseau est celle d’un martin chasseur de Smyrne (les martins chasseurs ont un bec plus épais que les martins pêcheurs, plus proche du « nez » du train, en fait).
    Cordialement,

  6. et dire que certains s’évertuent à détruire ce maillon de la chaine alimentaire…

    … tout comme ceux qui ont réduit à la monoculture leur pays (malaisie et indonaisie) pour produire de l’huile de palme dangereuse pour la santé (système cardiovasculaire) au détriment de l’environnement et biodiversité d’où sont tirés de nombreux médicaments et techniques de construction…

  7. Dès l’Antiquité, on a donné la forme de poisson aux bateaux pour avancer sur l’eau. Clément Ader et les autres se sont inspirés des animaux volants.
    Le principe n’est pas nouveau, les découvertes le sont.
    Comme je viens de découvrir que le silicium était un métal ???????
    J’ai toujours cru que c’était un minéral.
    merci pour l’info

  8. Bonjour et merci Annabelle pour cet article. La traduction française du livre de Janine M. Benyus est en effet disponible aux éditions Rue de l’échiquier sous le titre « Biomimétisme : quand la nature inspire des innovations durables ». Dans toutes les bonnes librairies et ici :

    http://www .ruedelechiquier.net/les-livres

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