La junk-food rendrait les enfants moins intelligents

Une étude montre que l’abus de junk-food, soit des aliments trop gras et trop sucrés, entre trois et huit ans, affecterait le développement intellectuel des enfants.

Rédigé par Guillaume, le 26 May 2016, à 15 h 14 min

Les enfants mangeant des aliments gras et trop sucrés en quantité, auraient un QI plus bas que ceux se nourrissant d’aliments riches en vitamines et nutriments. Ce sont les résultats d’une étude britannique publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health.

Malbouffe = Q.I moins élevé

L’étude a été réalisée auprès de 14.000 enfants de Bristol. Les chercheurs ont demandé à leurs parents de remplir des questionnaires sur leurs habitudes alimentaires à l’âge de trois, quatre, sept et huit ans. À huit ans et demi, les enfants se sont vu proposer un test de Q.I(1).

Résultat, les enfants adeptes de la junk-food (littéralement, nourriture-poubelle) possèdent un quotient intellectuel moins élevé que ceux qui suivent un régime alimentaire équilibré. Ainsi, ceux qui mangeaient le plus de junk-food à trois ans possèdent un Q.I moyen de 101, alors que ceux qui en mangeaient le moins ont un Q.I de 106. Les chercheurs soulignent que ce petit écart de Q.I pourra faire une grande différence, notamment pour la poursuite des études.

junk food enfant

L’étude a pondéré certains facteurs, comme le niveau d’éducation de la mère, le fait de lire plus ou moins, ou la classe sociale, pour tenter de ne prendre en compte que les habitudes alimentaires.

Les enjeux d’une nourriture saine pendant la petite enfance

C’est surtout les habitudes alimentaires à l’âge de trois ans qui ont des répercussions sur le développement du cerveau. Il faut en effet savoir que c’est entre la naissance et l’âge de 3 ans que le cerveau grandit le plus vite. Aussi même si le contenu nutritionnel de leurs repas s’améliore après cet âge fatidique, ce que les enfants mangent durant cette période clé les affecte d’autant plus.

C’est pourquoi il est nécessaire d’opter pour une grande diversification alimentaire, et de proposer aux enfants des aliments non transformés, non salés, riches en vitamines et en nutriments. Les purées de fruits et de légumes, sont les meilleurs aliments pour eux.

Cela ne signifie pas qu’il faut bannir le gras de l’alimentation : l’huile est nécessaire pour le bon développement intellectuel de l’enfant. Toutefois, les huiles contenues dans la junk-food ne sont pas bonnes pour la santé car riches en acides gras saturés. Il faut préférer des huiles bio, non chauffées, riches en oméga-3, ou des lipides contenus naturellement dans les produits laitiers.

Photo de bannière : enfant mangeant un hamburger ©kwanchai.c Shutterstock 

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Guillaume dès la fin de ses études a eu envie d'écrire pour partager ses connaissances et ses convictions. Guillaume est notre spécialiste Habitat durable...

2 commentaires Donnez votre avis
  1. Bonjour. Ces statistiques ne prouvent pas que manger du fast-food rend les enfants moins intelligents, cela souligne simplement le fait que les parents les plus “intelligents”, ou les plus éduqués, savent que ce n’est pas bien malin de nourrir son enfant de fast food, tandis que les parents les moins éduqués n’ont pas conscience ou pas les moyens de bien nourrir leurs enfants. Ce genre d’étude sera intéressante lorsqu’on corrigera les résultats en fonction de la catégorie socio-professionnelle, car pour l’instant elle ne dit rien sur l’impact du fast food sur le cerveau. Cordialement. Clotilde

    • Encore une personne qui ne lit que ce qu’elle veut bien lire. C’est pourtant écrit dans l’article: “L’étude a pondéré certains facteurs, comme le niveau d’éducation de la mère, le fait de lire plus ou moins, ou la classe sociale, pour tenter de ne prendre en compte que les habitudes alimentaires”.

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