Des investisseurs pressent MacDonalds, KFC et Burger King à réduire leur empreinte carbone

Un groupe d’investisseurs exigent des grands noms de la restauration rapide de mettre en place des actions concrètes pour réduire urgemment l’empreinte carbone de leur approvisionnement et leur impact en consommation d’eau.

Rédigé par Paul Malo, le 30 Jan 2019, à 11 h 40 min

Quelle volonté de réduire l’empreinte carbone de leur approvisionnement de la part des grands noms de la restauration rapide ? Une coalition d’investisseurs exige qu’ils agissent, et vite, pour la réduire.

Plus de 120.000 restaurants à travers le monde

L’élevage animal est l’un des secteurs les plus polluants qui soient, du fait de ses émissions comme de l’absence de mise en place d’un plan carbone. Un groupe de 80 investisseurs représentant à eux seuls 5,7 milliards d’euros de capital exige des propriétaires des chaînes de fast-food qu’il mettent en place des actions concrètes quant aux émissions de leur chaîne d’approvisionnement et à leur impact en termes de consommation d’eau.

Chaque jour, 84 millions de personnes consomment de la viande aux États-Unis © Studiopeace

Le  Farm Animal Investment Risk & Return (Fairr) et le Ceres ont donc envoyé une missive à Domino’s Pizza, McDonald’s, Restaurant Brands International (propriétaires de Burger King), Chipotle Mexican Grill, Wendy’s Co. et Yum ! Brands (propriétaire de KFC et Pizza Hut)(1). Cette lettre demande à ces sociétés, qui comptent plus de 120.000 restaurants à travers le monde, d’expliquer avant mars 2019 comment elles comptent agir pour réduire l’empreinte carbone de leur activité, dans l’esprit des objectifs de l’Accord de Paris.

Lire aussi : Obésité, sous-alimentation et réchauffement climatique : des experts accusent l’agro-alimentaire

Une empreinte carbone insoutenable

Pour Jeremy Coller, fondateur de FAIRR et à la tête de Coller Capital, « chaque jour, 84 millions de personnes consomment de la viande rien qu’aux États-unis. Les géants du fast-food livrent des repas rapides, mais ont été très lents pour répondre à leur empreinte environnementale surdimensionnée. La vérité est que l’impact environnemental de ce secteur atteint un niveau insoutenable. Si les vaches étaient un pays, ce serait le troisième plus polluant au monde en termes d’émission de gaz à effet de serre. Les investisseurs appellent à une réflexion plus stratégique et innovante pour gérer ces risques ».

« Si l’on veut lutter à la hauteur des ambitions sur le changement climatique fixées par l’Accord de Paris, et garantir une gestion durable des ressources en eau globale, les grandes chaînes de fast-food doivent prendre des actions concrètes  », insiste Heike Cosse, d’Aegon Asset Management.

Il faut dire que l’élevage utilise 83 % des terres cultivées à travers le monde, en ne fournissant que 18 % des calories produites. Selon Fairr, les consommateurs européens consomment cinq fois la quantité de viande rouge recommandée.

Illustration bannière : Fast food – © ShuterOK
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