Conserves, ménage, beauté… Faut-il se méfier des cadeaux faits maison ?

Lessive, cosmétiques, conserves… Au-delà du plaisir de faire et d’offrir, le fait-maison, DIY pour les amateurs d’acronymes anglophones, peut-il se révéler dangereux ?

Rédigé par Paul Malo, le 28 Dec 2019, à 14 h 45 min

Entre écologie et économies, le fait-maison est tendance. Mais attention aux éventuels dangers pour la santé, pour celui qui fait comme pour celui qui consomme ou utilise… En effet, les produits DIY ne sont pas toujours anodins et sans risques. Faut-il se méfier des cadeaux de Noël faits-maison ?

Cadeaux de Noël DIY – Des alternatives écologiques naturelles

Côté lessive, savons, ou produits ménagers, voire produits cosmétiques tel un déodorant, le
« do-it-yourself » séduit. Il faut dire que la volonté de consommer de façon raisonnée, de polluer moins, comme d’éviter parabens et perturbateurs endocriniens, est passée par là.

Le sproduits ménagers faits-maison © STUDIO GRAND WEB

Au-delà des alternatives écologiques naturelles, telles que le vinaigre blanc, le savon noir ou le bicarbonate de sodium pour nettoyer sols, cuisines et salles de bains, les produits ménagers « faits maison » peuvent en revanche se révéler dangereux.

Ainsi, quand on veut fabriquer des pains de savon, si certains ingrédients de base sont simples (huile végétale, eau…), la dissolution de la soude caustique dans l’eau dégage une forte chaleur. Veillez donc à mettre la soude dans l’eau et non l’inverse, l’eau projetée sur la soude solide pouvant atteindre le point d’ébullition et engendrer de dangereuses projections.

Le port de gants, blouse et lunettes est de rigueur pour éviter de prendre le moindre risque. Pensez également à ventiler votre intérieur, les vapeurs étant également potentiellement toxiques pour vos poumons. Une fois votre savon fabriqué, testez-le avec une bande de papier indicateur pH pour vérifier que son pH équivaut à celui d’un savon de Marseille, soit autour de 9.

Fabriquer sa lessive et son déodorant

Si c’est de la lessive que vous voulez fabriquer, gare aux fausses bonnes idées. Si l’on propose souvent en ligne de  dissoudre du bicarbonate de soude et du savon de Marseille dans de l’eau, certains conseillent pour améliorer la densité du produit d’ajouter des cristaux de soude.

Évitez : ces cristaux de soude vont abîmer votre linge, qui s’usera plus vite, et ils en attaquerons aussi les couleurs. Sans compter le risque que vos vêtements propres contiennent un produit irritant si la lessive n’a pas été correctement rincée.

Déodorant vegan © Luoxi

Et pour fabriquer un déodorant sans sels d’aluminium, potentiellement dangereux pour la santé ? Certains blogs dédiés à la cosmétique DIY recommandent un mélange d’huile de coco, de bicarbonate de soude et de fécule de maïs. Si le bicarbonate de soude vous semble trop abrasif, potentiellement irritant pour les aisselles, d’aucuns recommandent de remplacer le  déodorant par de l’huile essentielle de palmarosa, aux qualités antibactériennes et antifongiques.

Mais gare aux allergies que les huiles essentielles peuvent provoquer chez certains.

Conserves à domicile : gare au botulisme

Quid du fait de faire ses propres recettes ? Aucun problème si vous veuillez à bien respecter les règles de conservation de base, que ce soit pour les consommer comme pour les offrir.

En effet, gare au botulisme si vos conserves ne sont pas correctement fabriquées à la maison. Ses effets se repèrent en général en 18-36 heures, les symptômes apparaissant entre six heures et dix jours après la contamination : vision brouillée, douleurs musculaires, difficulté à s’exprimer…

Attention, car la toxine botulique ne se voit ni ne se sent. Pour l’éviter, veillez à bien respecter toutes les étapes des recettes.

Attention à l’hygiène pour une bonne conservation des aliments © HollyHarry

Veillez à travailler proprement, à stériliser vos récipients et à uniquement utiliser des fruits et légumes frais et lavés. Vous pouvez chauffer vos légumes auparavant pour tuer les éventuelles bactéries.

Autre astuce : ajouter un peu de vinaigre ou de citron à vos tomates, par exemple, pour en augmenter l’acidité. Pour autant, la bactérie E.coli résiste à l’acidité. Là aussi, chauffer vos futures conserves s’impose pour éviter de prendre le moindre risque. Une température de 100 °C suffit pour des fruits ; en revanche, pour les légumes, la température minimale est de 121 °C. Il suffira ensuite de ranger vos bocaux dans un endroit frais et de ne pas les conserver plus d’une année.

Illustration bannière : Un cadeau fait maison – © AnnaRia

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