Faire la grasse mat : pas si bon que ça… au contraire !

Se réveiller plus tard le week-end accroît le risque de développer une insuffisance cardiaque, affirme une équipe de chercheurs.

Rédigé par Anton Kunin, le 15 Jun 2017, à 11 h 10 min

Se permettre de faire la grasse matinée le week-end n’est pas aussi anodin qu’on pourrait le penser : selon Sierra Forbush, une chercheuse rattachée au programme Sommeil et Santé à l’Université de l’Arizona, cette altération des rythmes du lever et du coucher perturbe notre organisme.

Au-delà de la durée du sommeil, c’est la régularité qui importe

Durant longtemps, les professionnels de santé ont mis l’accent sur une durée suffisante de sommeil, en pointant la tendance dans les pays développés à négliger cette composante essentielle de notre existence. Mais voilà qu’une autre dimension vient s’ajouter à ce qu’on appelle désormais « l’hygiène du sommeil » : non seulement vous devez dormir suffisamment, mais aussi choisir vos heures du lever et du coucher et vous y tenir.

Victime d’insomnie ? Avez-vous penser au yoga ou à la sophrologie ?

D’après les résultats des recherches effectuées par Sierra Forbush et ses collègues, une heure de grasse matinée augmenterait le risque de maladies cardio-vasculaires de 11 %. Et selon une autre étude réalisée aux États-Unis sur 450 adultes en décembre 2015, les personnes évitant de se tenir à une routine du sommeil courraient un risque accru de souffrir de diabète plus tard dans leur vie.

Se lever plus tard le week-end perturbe la santé en général

Pour établir le lien entre l’irrégularité du sommeil et les maladies cardio-vasculaires, Sierra Forbush et ses collègues ont analysé les questionnaires de 984 adultes âgés de 22 à 60 ans. Le décalage dans les routines de sommeil était défini comme la différence entre la durée moyenne de sommeil en semaine et sa durée moyenne le week-end.

L’analyse statistique réalisée par les chercheurs permet également de conclure que chaque heure supplémentaire passée au lit accroîtrait de 22 % le risque d’être en « bonne » santé et non en « excellente » santé, et de 28 % le risque d’être en « mauvaise » santé par rapport à « bonne » santé.

Participez à notre sondage : Votre qualité de sommeil est-elle satisfaisante ?

Au cours du colloque annuel SLEEP, qui vient de s’achever à Boston, les auteurs de l’étude ont rappelé l’importance de la durée, de la qualité du sommeil, ainsi que de sa régularité.

Illustration bannière : Femme faisant la grasse mat’ – © Leszek Glasner
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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...