Donner du temps pour changer le monde : le crowdtiming

Et si l’on donnait à ceux qui en ont besoin une ressource précieuse : notre temps ? C’est ce que permet de faire le crowdtiming, une forme de bénévolat 2.0. À travers des plateformes collaboratives, comme Fullmobs, chacun peut donner de son temps selon ses envies.

Rédigé par Pauline Petit, le 23 Jul 2016, à 17 h 43 min

Donner de son temps au service d’une cause, cela n’est pas nouveau. C’est le principe des associations et du bénévolat. Sauf que si l’on souhaite s’impliquer, cela nécessite parfois de se plier à des horaires contraints, d’être disponible à intervalles réguliers et de respecter un système parfois vieux jeu. Le crowdtiming révolutionne le bénévolat en passant par Internet et l’économie collaborative.

Le crowdtiming, le temps comme moyen de se mobiliser

Le « crowdtiming » est un néologisme qui vient de l’anglais crowd, la foule, et time, le temps. Le mot est un dérivé du « crowdfunding » ou financement participatif. Si de nombreux porteurs de projet utilisent aujourd’hui le crowdfunding pour financer leurs projets, le crowdtiming est une nouvelle pratique dont pourraient s’emparer de nombreux acteurs ayant besoin de temps pour réaliser leurs projets.

crowdtiming foule

Le crowdtiming s’appuie sur les principes de l’économie collaborative : utilisation d’Internet, plateforme participative, création de liens sociaux… Plusieurs plateformes de crowditiming existent, comme Jamaafunding ou Fullmobs. Le principe est généralement similaire : un porteur de projet lance une campagne et les internautes participent, à raison d’un clic, d’une heure de temps ou d’une journée. Un moyen de donner du temps selon ses disponibilités et d’apporter sa pierre à l’édifice du changement, sans engagement dans la durée.

Fullmobs, une plateforme de crowdtiming à la française

Fullmobs a été créé par deux entrepreneuses, Roxane et Séverine. Leur entrée en matière : « et vous ? Que feriez-vous si 500 personnes vous donnaient deux heures ? » La plateforme propose ainsi des projets concrets, ponctuels, qui ont besoin de l’aide d’un grand nombre de personnes pour être réalisés.

La plateforme est simple d’utilisation : on choisit un type de cause, un type de mobilisation (physique ou numérique) et une disponibilité, et une liste de projets nous sont proposés. Aujourd’hui, on peut par exemple être ambassadeur de la campagne contre les déchets plastique dans la mer, relayer la communication du film En Quête de Sens, ou participer à un chantier solidaire en Seine-Saint-Denis.

L’engagement simplifié avec le crowdtiming

Fullmobs a relayé 45 campagnes sur sa plateforme en moins d’un an d’existence. Leur plus grande réussite ? Leur campagne « du balai les vieux e-mails », qui a mobilisé plus de 5.000 personnes. Elle a proposé aux participants de mobiliser quelques minutes de leur temps pour nettoyer leur boîte mail, pour répondre à une problématique écologique que nous abordions il y a quelque temps dans Nos 10 conseils pour geeker responsable

fullmobs crowdtiming

Le succès de la campagne ‘balayons nos vieux e-mails’ en chiffres ©Fullmobs

La plateforme compte bien s’agrandir, en répondant au besoin de mobilisation de la population. Les jeunes, principalement concernés, souhaitent s’impliquer davantage pour participer au changement localement. Le crowdtiming leur donne la possibilité de s’engager pour de courtes missions. En plus de la réalisation commune d’un projet social ou écologique, cela permet également de créer du lien entre les gens, des dynamiques, voire même du réseau pour les personnes en recherche d’emploi. Le crowdtiming a tout bon !

Pour en savoir plus : http://fullmobs.org

 

 

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J'ai travaillé dans différents organismes, tous liés de près ou de loin aux questions qui me passionnent : la consommation durable et l'alimentation. J'ai...

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