Des chercheurs belges inventent un appareil qui transforme la pollution de l’air en énergie

Un appareil mis au point par des chercheurs belges convertit l’air pollué en énergie.

Rédigé par Émilia Capitaine, le 12 May 2017, à 10 h 10 min

Une équipe de chercheurs belges vient de mettre au point un appareil révolutionnaire qui convertit l’air pollué en gaz hydrogène. Pour l’instant au stade d’expérimentation, ce projet pourrait à terme avoir des applications dans l’industrie.

Convertir la pollution en énergie : un projet sur le point d’aboutir

Générer de l’énergie en assainissant l’air : c’est le projet d’une équipe de scientifiques belges qui pourrait très prochainement se concrétiser. Des chercheurs de l’Université de Louvain et d’Anvers aurait réussi à convertir la pollution en énergie, au travers d’un procédé simple et répondant à deux défis majeurs de notre époque : purifier l’air et concevoir des formes alternatives de production d’énergie.

L’appareil mis au point par cette équipe belge contient deux compartiments séparés par une membrane composée de nanomatériaux : quand l’air pollué passe au travers de la membrane, les catalyseurs qu’elle contient forment du gaz hydrogène, tout en éliminant la pollution de l’air, ce qui au final permet à la fois de produire de l’énergie et d’assainir l’air.

Des applications dans l’industrie

Le procédé de l’appareil serait, selon l’équipe qui l’a créé, similaire à celui des panneaux solaires qui fonctionnent automatiquement quand ils sont exposés au soleil. Toutefois, il existe une différence majeure entre les deux systèmes, puisque l’énergie n’est pas directement émise : le gaz hydrogène qui est produit peut être stocké et utilisé ultérieurement comme carburant, par exemple pour les bus qui fonctionnent à l’hydrogène que l’on trouve dans de nombreux pays.

Si cette nouvelle technologie en est à ses premiers stades de développement, le Professeur Sammy Verbruggen, qui a dirigé les recherches, est très optimiste sur ses évolutions futures : « En ce moment, nous travaillons sur une échelle de quelques centimètres carré. À long terme, nous souhaiterions augmenter l’échelle pour rendre le procédé applicable dans l’industrie ».

Illustration bannière © UAntwerpen – KU Leuven

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4 commentaires Donnez votre avis
  1. Bonjour
    Je trouve que l’article ne dit rien de précis sur les composés polluants transformés en hydrogène, et quid du chlore, des autres molécules toxiques qui ne contiennent pas d’hydrogène ?
    Bref copie à revoir si on veut faire autre chose que des effets d’annonce.

  2. Le seul moyen est de casser les liaisons convalente se qui rend les atomes d’hydrogène labile. Sur Terre, avec la préssion atmosphérique, l’hydrogène ne peut rèster sans être lié avec d’autres atome et ne peut qu’être stocker. Mais à mon avis, cela n’est que très limité. on ne peut absolument pas compter dessus pour dépolluer une autoroute.

    • Entièrement d’accord. Les polluants hydrogénés sont stables car se sont formés spontanéments (principe du déchet). Pour les casser et récupérer l’hydrogène, il faut consommer plus d’énergie que ce qu’on a produit en créant le polluant… Ou alors si on parle des hydrocarbures imbrûlés, il vaut mieux travailler sur la façon de les brûler parfaitement, sans créant de polluant hydrogénés, seulement de l’eau (H2O).
      D’ailleurs, les polluants qui contiennent de l’hydrogène ne sont pas le s plus nocifs. Quid des composés uniquement carbonés comme les particules du diesel, le CO2, etc..
      Ce doit être un article pour nous faire croire que la technologie nous sauvera. Et justifier la recherche de la croissance…

  3. Une bonne nouvelle pour la planète mais je crains que cette trouvaille ne fasse qu’un feu de paille, les magnats du pétrole trouveront bien le moyen de faire capoter le projet, comme beaucoup d’autres.

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