Le cyclotourisme en biporteur électrique ? C’est possible, Olivier Billaud l’a fait

Le cyclotourisme est à la mode, et c’est tant mieux. Mais certains peuvent vouloir emmener plus de matériel. Pour eux, le biporteur à assistance électrique peut être une bonne option. Eclairage avec Olivier Billaud, qui revient d’un périple estival ainsi équipé.

Rédigé par Lucy Debrion, le 7 Sep 2016, à 7 h 30 min

Olivier Billaud est créateur de Netoctet, société de conseil et de développement de sites internet. L’idée de partir à vélo le démangeant, il contacte Yoann, co-fondateur de l’association Olmo, spécialisée dans les voyages en vélo cargo. Yoann lui explique au vu de son projet qu’il sera préférable de partir en vélo cargo pour le transport de ses affaires et l’apport de l’assistance électrique.

En plus du faible impact carbone, cela lui permet de prendre le temps d’échanger, de faire des rencontres et de prendre des photos.

Le biporteur électrique : slow tourisme et faible empreinte carbone

Olivier décide donc de prendre contact avec Neovelo, société spécialisée dans l’électrique et loue pour un mois un biporteur Riese and Muller, le modèle LOAD. Celui-ci lui permet de répondre à ses besoins : robustesse allemande, assistance électrique (pour le poids transporté et les côtes) et une contenance avec la plateforme à l’avant pour mettre un caisson. Et en plus ils ont du style !

Olivier biporteur électrique

Un des avantages de ce modèle est la batterie de 13.4 Ah qui lui procure une autonomie d’environ 120 km en assistance minimale. Il se dit très étonné de la rapidité de prise en main, même en plein Paris…

Paris, Orléans, Nantes : 1175 kilomètres

Il décide donc de partir de Paris pour aller jusqu’à Orléans, puis piste cyclable jusqu’à Nantes (la Loire à vélo), ensuite direction Royan pour prendre le BAC et traverser l’estuaire de la Gironde pour finir avec la Vélodyssée jusqu’à Dax. Au total, 1175 kilomètres en 17 jours sur le biporteur, avec une moyenne de 70 kilomètres par jour.

Au niveau pratique, il a pu recharger sa batterie tous les jours en choisissant des campings avec électricité, ou chez l’habitant, où il a passé la plupart de ses nuits.

Comme la batterie a une autonomie d’en moyenne 120 kilomètres, il a pu faire ses 70 kilomètres chaque jour sans souci.

consoGlobe a rencontré Olivier : foire aux questions

Un moment de stress ?

Olivier : « Il y en a eu plusieurs, mais le premier est ma première crevaison ! Je n’avais pas d’outils et je savais en théorie comment réparer une crevaison mais je ne l’avais jamais fait. J’ai eu la chance que cela arrive sur une piste cyclable avec du passage, et un couple de Néo-Zélandais est venu à mon secours. Au final, une belle rencontre car j’ai continué à rouler avec eux pendant 2 jours. »

Un paysage ?

Olivier : « Sur la route de la Loire, je tourne à gauche et au bout de cette route se tient majestueusement le château d’Ussé. Grand moment. »

Un fou rire ?

Olivier : « Au camping, on a voulu tester avec une amie la piscine (fermée) de nuit. Le vigile nous a surpris et nous a demandé notre emplacement. Notre premier réflexe a été de lui donner un faux numéro ! On se dirige vers le nôtre, on se perd (il fait noir) et là on tombe à nouveau sur le vigile qui nous raccompagne gentiment… au faux emplacement qu’on lui avait indiqué ! »

L’endroit le plus insolite pour dormir ?

Olivier : « Une yourte en terre et en paille, au fond du jardin, mais avec électricité ! »

Envie d’en savoir plus ? Toutes ses anecdotes et conseils sont sur www.olivenvelo.fr

L’association Olmo : http://gowitholmo.org/

La société Néovélo : http://www.neovelo.fr/

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