COP23 à Bonn : un programme qui s’annonce ambitieux

Lors de la 23ème Conférence des Nations unies sur le climat qui s’ouvre à Bonn (Allemagne) le 6 novembre 2017, les représentants de l’ensemble des pays signataires de l’Accord de Paris devront aborder la question épineuse de sa mise en oeuvre.

Rédigé par Anton Kunin, le 6 Nov 2017, à 11 h 55 min

Si la COP21 a été celle d’un accord sur les objectifs à atteindre, les COP23 et 24 seront celles des modalités quantifiant les efforts consentis par chacun des pays dans la lutte contre le réchauffement climatique.

La COP23 définira les modalités techniques

L’Accord de Paris sur le climat signé en 2015 a beau avoir été symbolique, il ne fait que jeter les bases des efforts internationaux pour maîtriser la hausse des températures. La façon concrète de s’y prendre n’a pas été abordée lors de la COP21 : c’est donc lors de la COP22, en 2016 à Marrakech, que l’examen de ces détails a commencé. Un travail qui doit se poursuivre pendant les 11 jours de la COP23.

Lire aussi : Impact de la COP21 : « Il y a une véritable dynamique au niveau local »

Les pays signataires devront décider du contenu exact du « rulebook », le document qui sera le reflet du mécanisme de coopération climatique internationale prévue par l’Accord de Paris. Ils devront par exemple décider lesquels des efforts consentis entreront dans le « cadre de transparence pour l’action et l’appui », et lesquels seront des « contributions déterminées au niveau national ». Les « efforts d’adaptation » quant à eux, devront être mieux définis, afin qu’ils soient distincts des deux volets précédents. Surtout, les États doivent décider s’ils devront soumettre des rapports sur les efforts d’adaptation qu’ils ont consentis ou bien si ce volet se résumera uniquement à la stipulation des objectifs à atteindre.

Le Nicaragua et les États-Unis, deux pays « stars » de la COP23

Les États devront également définir les modalités du processus d’indemnisation. En effet, les dégâts climatiques subis par des pays insulaires et des pays en voie de développement sont souvent le fait de dégâts environnementaux occasionnés par des pays riches. Les Fidji, organisateurs de cette COP23, sont par exemple un pays insulaire dont l’existence même est menacée par l’élévation du niveau de la mer.

Le « club » des pays signataires de l’Accord de Paris devra par ailleurs accueillir un nouveau pays membre, le Nicaragua. Ce pays situé entre l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud n’avait pas signé l’Accord en 2015, mais fin octobre 2017, il a fait part de son intention de le faire.  La Syrie ayant annoncé son intention de signer le traité mardi 7 novembre, il ne restera donc bientôt qu’un seul pays à rester sur le bord du chemin : les États-Unis, dont la sortie de l’Accord de Paris devrait être effective en 2019. En attendant, la seule crainte des organisateurs de la COP23 est que la délégation américaine ne convainque d’autres pays à la rejoindre.

Illustration bannière : Capture d’écran Yoube – climateconference
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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

4 commentaires Donnez votre avis
  1. bonjour, Il faut économiser l’énergie, isoler les baraques, il est même question de taxer….

    Mais il faudrait d’abord agir sur les mentalités, et ça c’est très difficile. On voit des personnes de 45 ans affirmer « chez nous, on chauffe facilement à 23 ou 24 et on se balade en T shirt », on est bien ainsi. Et en plus, ils sont locataires et disent que la vie est dure…
    Dans une copropriété dont je m’occupe, la cage d’escalier comporte une fenêtre coulissante à chaque étage. Cette copropriété est isolée par l’extérieur (ce qui est le mieux nous dit-on). Eh bien il y a des énergumènes qui fument à la fenêtre et laissent ouvert, et ceci même en plein hiver (à noter qu’ils ont un balcon pour fumer chez eux).
    A force, le conseil syndical en a eu assez. A quoi peut bien servir une isolation si il y a des ânes qui laissent les fenêtres ouvertes ? Et les fenêtres de la cage d’escalier ont été bloquées, on ne peut les ouvrir que de 2 cm. Et depuis, elles restent fermées.

    Dans les maisons neuves super isolées, on nous dit qu’il ne faut chauffer qu’à 19° les pièces de jour et 16°, les chambres. Et bien si je chauffe ma maison de 40 ans, avec isolation de l’époque un peu améliorée tout de même, en respectant ces températures, ma conso de 700 euros de mazout va chuter pas mal, MAIS, je me gèlerai. Je chauffe à 20 21 les pièces de jour et 19 20 la chambre, sinon on ne vit pas. Je m’habille suffisamment avec un polaire léger et ainsi ça va. Comme seule une chambre est utilisée, je ne chauffe pas les deux autres, ce qui compense un peu mon « gaspillage d’énergie ».

    Quasiment personne ne respecte les consignes de température qu’on nous donne. Il faut le savoir.

    De plus, les maisons modernes sont super isolées, et super étanches à l’air. Il y a quelques années, il fallait ventiler à tout va, aujourd’hui, on ventile juste un minimum. Donc, on a une VMC SF à deux vitesses qui aspire l’air ce qui met la maison en dépression, et bien sûr, pression atmosphérique oblige, l’air entre par les aérations sur fenêtres, et va directement passer sous la porte de la pièce (qui doit avoir un passage dans le bas -à vérifier car parfois c’est oublié) pour se diriger vers les bouches d’aspiration : une à la cuisine, une à la salle de bain et une autre au WC.

    L’air entrant suit une trajectoire directe et les occupants se plaignent de courant d’air désagréable, et il paraît difficile que l’air se renouvelle en tout point de la pièce, y compris derrière les meubles.

    La VMC hygro, eh bien par temps humide, elle est en permanence en grande vitesse, puisque l’air entrant est parfois très humide, et ça peut gêner surtout la nuit, sans parler que ça rejette plus d’air en permanence et en vain.

    La VMC Double flux, le principe est très bon, mais c’est nettement plus cher, et surtout plus compliqué à installer, car il faut, en plus, amener l’air neuf préchauffé dans toutes les pièces dites sèches : chambres, séjour bureau..) Et on n’a plus besoin d’aération sur fenêtres. D’un point de vue économie d’argent, l’économie de chauffage est absorbée en bonne partie par une plus forte conso d’électricité (aspiration et insufflation).

    Et il faudrait que les gens comprennent que le linge ne doit pas sécher dans les logements. Lorsque les gens sont propriétaires, ils arrivent à le comprendre plus facilement, lorsqu’ils sont locataires, c’est la loi du moindre effort qui fait qu’ils étendent à l’intérieur, et parfois ils bouchent les entrées d’air pour couronner le tout…. On n’a jamais tant entendu parler de logements insalubres… même dans des logements récents, cherchez l’erreur…

    Et pour le chauffage… Les maisons neuves sont de plus en plus isolées pour, justement, réduire les besoins énergétiques. Donc, on ne devrait pas se ruiner pour chauffer… Eh bien, non, il faut se ruiner : pompe à chaleur avec chauffage au sol, et parfois dans des régions au climat très doux : région de Toulouse ou de Montpellier. Ce qui pose problème lorsque le soleil sort et qu’il surchauffe le sol déjà chaud. ça en devient ingérable. Et un chauffage au sol avec PAC, ça revient facilement à 15 ou 18000 euros pour l’installation, et si c’est économique, ce n’est pas gratuit non plus. Lorsque la machine est amortie, elle est prête à… remplacer…. fAIBLES BESOINS et installation chauffage hors de prix ? où est la logique ?

    Les poêles à bois, déjà même les plus chers émettent des particules fines, il faut le savoir. En plus si on n’est pas là pour garnir le feu chaque heure, il s’éteint. Et un poêle éteint est un « refroidisseur » pour la maison. En effet, l’air froid descend par le conduit de la cheminée et arrive dans le poêle. Comme c’est du métal, ça conduit bien le froid, donc on met du froid dans la maison… qu’on le veuille ou non. Mais le bois on peut parfois l’avoir pour pas cher, ou même gratuit. Les poêles entourés de pierre permettent d’atténuer le problème puisque maintenant la chaleur, même si ça va en diminuant, ça permet de compenser le problème de refroidissement.

    Le poêle à pellets, ça permet de rendre réglable et programmable le chauffage au bois. Mais, on est tributaire du marchand de pellets puisqu’on ne peut employer que du bois transformé en pellets.

    Et pour tous ces poêles, la chaleur ne se répartit pas bien, il faut un petit appoint dans les chambres…. mais zut, les radiateurs électriques sont quasiment interdits en maison neuve.. Reste la bouillote au lit comme nos arrières grand mères. Mais ça ne sera pas conforme à la RT 2012.

    Et aussi, il faut des poêles à bois étanches (l’arrivée d’air nécessaire à la combustion entre directement dans le bas du poêle et ne perturbe pas la VMC) et pour les poêles à pellets, ils faut qu’ils soient à ventouse ce qui permet l’alimentation en air un peu comme sur les nouvelles chaudières gaz par exemple).

    Certes, il y a de vieilles maisons dans les campagnes, et aussi dans les centre ville.
    A la campagne, les personnes âgées, ne chauffent qu’une pièce à la fois et au bois, ça leur chauffe un peu la chambre parfois. Ils ne sont pas du genre gaspilleur, mais n’entendent pas faire des travaux vu leur âge avancé. Ils font même pas 1000 km par an en voiture, et c’est juste pour aller faire quelques courses. Donc ce ne sont pas les plus pollueurs.

    Les logements en centre ville, se louent difficilement (pas de stationnement) de plus, il est difficile pour les mêmes raisons de faire venir des artisans pour rénover car ils ne peuvent pas stationner. Et l’opération serait pas du tout rentable.
    ça permet aussi à des gens qui seraient à la rue d’avoir un toit malgré tout. Lorsque la location est très difficile, les loyers sont plus bas, et le propriétaires sont moins exigeants. Un loyer plus bas, laisse plus de marge pour se chauffer aussi.

    Un autre problème : la gestion du chauffage. Là, il y en aurait tout un chapitre. Je ne citerais que le désaroi d’un nouveau locataire qui se trouve pour la première fois devant une chaudière à gaz, et qui ne sait pas du tout comment la régler (ce n’est pas une agence immo qui va expliquer comment ça marche.. et même les propriétaires ne pensent pas toujours à montrer et expliquer).

    La bonne utilisation du chauffage permet de ne pas gaspiller tout en n’ayant pas froid, mais pour ça il faudrait quasiment une « formation ».

    Une partie de la population est d’accord pour faire attention aux économies d’énergie, à la pollution, et une autre partie s’en fiche complètement. A la limite, ils font le contraire de ce qu’on leur dit.

    Avec ces derniers, pas la peine de faire des frais, c’est peine perdue.

    Il faudrait que nos gouvernants sachent ce qui se passe dans la vraie vie, au lieu de faire les beaux sur le péron de l’Elysée.

    • Ah, j’oubliais, si Monsieur HULOT veut taxer, il faudrait taxer les maisons avec mezzanine qui obligent à chauffer deux fois et demi plus, pour une surface donnée qu’avec un plafond à hauteur standard à 2,50 m.
      Vu à la télé : « Vous avez de beaux volumes, c’est magnifique – eh oui, répond la dame, il y avait un faux plafond pour les économies d’énergie, mais nous l’avons supprimé car le plafond est magnifique… ».
      Et le présentateur est vêtu d’un bon anorak qui ne semble pas lui peser, et la dame d’un long manteau… L’esthétique et les économies d’énergie ne font guère bon ménage.

      Et aussi il faudrait taxer ceux qui rénovent en refusant de placer le moindre isolant sur un mur en pierre qui absorbe l’énergie pour la mettre dehors, là c’est un vrai gouffre énergétique volontaire.

      Et on voit encore des maisons neuves placées n’importe comment sur des terrains assez grand, sans fenêtres plein sud, alors qu’on est à 750 m d’altitude… Et là, ça n’aurait pas coûté plus cher.

      Je ne voudrais pas être pessimiste, mais on est mal…

  2. Cop 23 pourquoi faire???? encore une réunion pour rien, chacun va regarder son nombril, mais tous aurons bien mangé et bien bu à notre santé

  3. Les arnaqueurs vont s’empiffrer a nos frais pour décider de combien ils vont nous sucer des taxes sous de faux prétextes.

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