E-commerce : quand économie rime avec écologie

Zoom sur l’écologie et le pouvoir d’achat : quels sont les « bienfaits » du commerce en ligne ou « e-commerce » pour l’environnement et votre porte monnaie ?

Rédigé par Jean-Marie, le 10 Dec 2008, à 14 h 40 min

Le e-commerce connaît un succès grandissant, avec une progression des ventes d’environ 20 %  en 2008 selon Benchmark Group. Plus de 21 millions de Français ont ainsi effectué un achat en ligne au cours des douze derniers mois.  Et 68 % des internautes auraient l’intention de faire leur cadeaux de Noël en ligne.

Si, en ces temps de crise économique,  ces derniers voient avant tout l’e-commerce  comme la possibilité de faire des achats à moindre coût, ils ne savent pas toujours que cette démarche recèle bien des avantages écologiques par rapport au commerce « traditionnel ».

Écologie : la face cachée de l’e-commerce

Selon une étude menée par le comparateur de prix Kelkoo  (septembre 2008), près d’un Français sur trois considère que l’achat sur Internet est plus écologique que l’achat dans un point de vente « classique ». Et ils n’ont pas tort !

Si les différences entre boutique classique et boutique en ligne ne semblent pas si nombreuses que cela à première vue, il a été démontré  que leurs empreintes écologiques étaient loin d’être identiques. Les raisons ? Les économies de transport réalisées par le commerce en ligne.

De la même manière qu’un commerce classique, le commerce en ligne nécessite un entrepôt qui centralise la marchandise.

Mais, alors que dans le premier cas les produits sont livrés et entreposés dans un magasin spécialement aménagé pour leur mise en avant (avec toute la consommation en éclairage ou chauffage que cela nécessite) et où la plupart des consommateurs se rend en voiture, ceux achetés en ligne sont livrés – le plus souvent par La Poste – directement chez l’acheteur, ne nécessitant pas un « surplus » de déplacement automobile de la part de ce dernier.

Des études concluantes

On pourrait penser que ces économies de transport sont largement « compensées » par les opérations d’emballages et de livraisons -parfois lointaines – réalisées par le commerce en ligne. Or, selon les dernières études, il n’en serait rien :

  • A la demande de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE), deux ingénieurs américains, Scott Matthews et Chris Hendrickson (2001)*, ont comparé l’achat d’un livre dans une librairie classique et l’achat en ligne, tenant compte des distances de livraison, des émissions de gaz par les véhicules, de l’espace commercial, ou encore des ressources nécessaires pour le renvoi des marchandises.
  • Leur conclusion montre que les ventes en ligne dans la plupart des cas sont plus économiques et écologiques que les ventes sur place, en particulier lorsque les particuliers se rendent dans les centres commerciaux en voiture.
  • Autre constat : l’e-commerce est d’autant plus écologique lorsque la livraison terrestre est préférée à la livraison aérienne.
  • De même, l’e-commerce provoquerait moins de retours de marchandises donc une moindre dépense d’essence engendrée lorsque les produits non vendus sont renvoyés au manufacturier.
  • Une autre étude menée par le laboratoire américain, l’Oak Ridge National Laboratory, a calculé que les achats de Noël en ligne en 2007 aux USA avaient permis aux acheteurs d’éviter 3 déplacements automobiles et donc le rejet de 492 519 tonnes de CO2 dans l’atmosphère !
  • Une étude menée en 2007 par Esta-via a montré que faire ses courses sur un cybermarché, Paysans.fr, dédié à la consommation équitable de produits frais, est plus écologique : chaque client,
    effectuant des courses toutes les deux semaines pour 150 euros via ce site, évite
    de parcourir annuellement 1457 km en voiture
    en optant pour la
    livraison à domicile, soit 85 litres de gazole économisés par an, et 2 heures par semaine en temps de trajets et d’achats en moins.

* A télécharger (en anglais) : le rapport Economic and Environmental Implications of Online Retailing in the United States

Prenant en compte ces réalités, consoGlobe a décidé pour sa propre boutique en ligne de promouvoir la livraison groupée. Comment ? En offrant la livraison gratuite à partir de 49 euros (HT)

Nous vous conseillons ainsi  un acheminement rapide (2 à 5 jours ouvrables) mais gratuit et plus écolo si vous pensez à  commander plusieurs produits en une seule fois pour limiter le nombre d’emballages et bénéficier de la livraison gratuite (et ce, même si nos colis sont 100 % recyclables).

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Jean-Marie Boucher est le fondateur de consoGlobe en 2005 avec le service de troc entre particuliers digitroc. Rapidement, il convertit ses proches et sa...

5 commentaires Donnez votre avis
  1. encourager le commerce en ligne pas mal, mais pas au détriment du commerce traditionnel,le commerce traditionnel crée l’emploi et la valeur ajoutée indicateur important pour une économie saine et en croissance.

  2. bonjour,

    Drôle d’analyse pour montrer que le e.commerce est parait-il plus écologique. Vous oubliez certainement beaucoup de paramètres et non des moindres. Quand j’achète sur Internet, c’est un camion qui vient me livrer un livre, l’autre une armoire, l’autre un vélo, etc… et multiplié par des millions d’internautes. De plus, à vouloir généraliser ce type d’achat, vous fragilisez les commerçants jusqu’à les faire disparaitre. Le jour où il n’y aura plus de commerçants dans les villes et que nous aurons notre seul ordi pour pleurer,n’est peut-être pas si loin. Je rajouterai aussi qu’Amazon et consorts ne suffiront pas pour rempalacer les emplois disparus. Les immenses entrepôts du e.commerce, à grande échelle j’entend, seront et sont déjà remplis de robots. Je pense qu’il est de plus en plus urgent que chaque citoyen réfléchisse à titre individuel sur la portée souvent dramatique de ses actes au quotidien.. Malheureusement, des spécialistes comme vous, savent isoler un problème de manière très astucieuse. A votre décharge, vous n’êtes pas les seuls à procéder de la sorte. En résume, je ne suis pas contre le e.commerce pour un commerçant mais pas à grande échelle comme on voudrait le faire. Il semble que ça ressemble étrangement à la manière de faire des grandes surfaces, depuis 50 ans. On est pas dans le « gagnant gagnant » mais dans la loi toute libérale du plus fort gagne.

    • Il aurait du avoir une loi pour les grandes surfaces, comme il s’avère indispensable pour les e-commerces. Pourquoi pleurer sur l’e-commerce, il faudrait commencer par la grande distribution qui a offert toujours plus de services centralisés, ce qui a tué les corps artisans ou indépendant du métier. Postulez pour être candidat au gouvernement, à la politique des affaires intérieures et améliorez ainsi la région , le pays ou le monde dans lequel on vit. Mais vous pouvez aussi commencer par militer sans politique. Créez un site qui explique ce dont on a besoin exclusivement pour vivre 😉

  3. Très très bon, merci pour cet article, je vais l’utiliser pour mon TPE sur le dvl durable !

    KISS !!!

  4. Super bon article!

    Bonne analyse. Je suis tout à fait d’accord avec vous.

    En permettant la réusitlisation les émissions polluantes diminuent de façons phénoménales.

    Bravo pour votre article!

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