À cause de sa mauvaise réputation, le putois est menacé de disparition

De par son odeur nauséabonde et sa manie de chasser perdrix et autres volatiles, le putois a vu sa population diminuer, notamment à cause de la chasse. C’est pourquoi une association, la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (SFEPM), demande au ministère de l’Écologie de placer de toute urgence ce petit carnivore sur la liste des ‘mammifères protégés’.

Rédigé par Hugo Quinton, le 10 May 2017, à 11 h 10 min

Parmi les nombreuses causes identifiées, les principales semblent être les pratiques d’élimination directe et la perte d’habitat. Bien que suscitant des inquiétudes, l’état de conservation de l’espèce en France était peu documenté jusqu’alors.

Le putois, une espèce menacée de disparition

Partant de ce constat, la SFEPM a décidé d’interroger les personnes et organismes sur les ressources identifiées dans les différentes régions.  Il en ressort une situation très défavorable pour l’espèce : l’état de conservation du putois apparaît mauvais au niveau national. Les menaces principales sont les suivantes, l’élimination volontaire ou involontaire, la perte d’habitat et de ressources alimentaires, la pollution, les pathologies et l’appauvrissement génétique.

Il faut dire que le putois est encore classé “nuisible” au niveau national, c’est à dire, “susceptible d’occasionner des dégâts” et peut être piégé à ce titre. Mais selon le rapport de la SFEPM, les connaissances sur l’espèce font apparaître que ce classement n’est aucunement justifié, ni sur le plan écologique, ni en termes de dommages aux activités humaines.

Le putois, un allié pour la biodiversité

La Société française pour l’étude et la protection des mammifères explique dans son rapport que le putois ne gêne ni les agriculteurs et ne cause aucun tort à l’élevage. La protection du putois n’entraînera aucune contrainte pour les cultivateurs, aucune modification des pratiques agricoles. Au contraire, cette protection pourrait même leur être profitable : favoriser le putois comme auxiliaire des cultures, en tant que gros consommateur de rongeurs.

Il en va de même pour l’élevage, où les dommages sont très rares et facilement évitables. Les intrusions éventuelles de putois peuvent être empêchées sans aucune nécessité d’avoir recours à la cruauté du piégeage ou du tir.

Illustration bannière : Putois – © Erni
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3 commentaires Donnez votre avis
  1. comme d’hab, le seul nuisible marche à deux pattes mais comme c’est un parfait abruti, il préfère accuser les autres pour ne pas avoir à se remettre en question. Vivement la disparition de cette saloperie d’espèce qu’on appelle “humaine” mais dont les spécimens le sont bien rarement.

  2. Et on se permet de donner des leçons aux pays qui ont des éléphants, des lions et autres animaux en voie de disparition, directement dangereux pour leurs habitants, alors que nous ne sommes pas capables d’empêcher la disparition d’un petit animal car il a une mauvaise réputation injustifiée!!!!

  3. L’odeur est en fait une armee. quand à ça mani de chasser les oiseaux, et bien il entre dans la catégorie des petits carnassiers.

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