Braconnage : les drones et Google au secours de la faune sauvage

Rédigé par Alan, le 19 Nov 2013, à 16 h 36 min

Le défenseur de l’environnement Marc Goss a trouvé un nouvel allié : le AR.Drone, un minuscule hélicoptère aux fonctions sophistiquées.

Un drone pour défendre la faune sauvage

Aux Etats-Unis, il est courant de surveiller les limites de vitesse à l’aide d’hélicoptère. Sur le même principe, mais avec des équipements plus petits et plus sophistiqués, le défenseur de l’environnement Marc Goss s’est mis à surveiller les animaux sauvages. Le but est bien entendu de prévenir le braconnage qui continue, malgré les sanctions éventuelles, de toucher certaines espèces d’animaux de façon sévère.

exemple d'accéléromètre, qui permet de mesurer l'accélération d'un objet

exemple d’accéléromètre, qui permet de mesurer l’accélération d’un objet

La solution qui a été trouvée est le AR.drone. C’est un hélicoptère à quatre moteurs pouvant se piloter à distance avec des smartphones grâce à une liaison wifi. A l’origine créé pour le divertissement pur, ses équipements sont sophistiqués et donc utilisables pour des missions particulières.

AR.Drone 2.0, un équipement de pointe

Le AR.Drone dispose d’une caméra frontale aidant à piloter ainsi qu’une deuxième pour stabiliser le véhicule, mais également deux gyroscopes, un accéléromètre, et deux émetteurs récepteurs à ultrasons permettant de calculer l’altitude. Il comporte encore d’autres capteurs et un ordinateur de bord fonctionnant sous Linux.

Soit un système de réalité augmentée complet, présenté au CES 2010, le salon de nouvelles technologies de Las Vegas, qui a fortement intéressé Marc Goss. Depuis 2010, le produit a encore été amélioré. Plus stable et mieux designé, AR.Drone 2.0 dispose d’une caméra haute définition (en 720 pixels par pouce), d’un baromètre, d’un magnétomètre et  du wifi N.

Un drone en surveillance

© CC, Nicolas Halftermeyer

© CC, Nicolas Halftermeyer

Concrètement, comment la surveillance se passe-t-elle ? Le défenseur de l’environnement envoie son drone dans les airs, le pilotant avec un iPad, dans la Réserve Nationale Maasai Mara au Kenya, où il défend les éléphants contre les braconniers. Il protège ainsi 30.000 hectares de savane, une action facilitée par les nouvelles technologies.

Le drone de 60 centimètres patrouille et Goss et les autres défenseurs de l’environnement utilisent des outils de vision nocturne et Google Earth pour limiter le déclin de la vie sauvage kényane.

> Suite : Des centaines de cadavres d’éléphants

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Ayant parmi ses passions la musique, la photographie, et les différentes cultures du monde, Alan est journaliste, webmestre et photographe, principalement...

5 commentaires Donnez votre avis
  1. Merci pour cet article. les avancés technologiques au service de la conservation. Puis-je rentrer en contact avec l’auteur (Delphine) ou Marc Goss pour de plus amples informations. je suis le Directeur du Parc National de la Pendjari au BENIN et le sujet m’interesse. je suis au
    merkod1@yahoo.fr ou meryas.kouton@pendjari.net
    Merci de me répondre

  2. raiment je suis émue de voir qu enfin il n y a pas que des salauds et vraiment je tiens a remercier le défenseur et de proteger ses betes et encore il faut chercher et exterminés les chinois ceux qui commande ; les expediteurs; et les braconniers VIVE LA NATURE ET RESPECTONS LA

  3. quelle brillante idée!!il faut que cela se répande de partout dans toutes les réserves afin de protéger les animaux qui pour la pluspart sont en voie d’extinction!!!!!!

    je vais diffuser massivement cet article

  4. Ce reportage est une merveille : quelle joie de voir que cette technologie est au service de la planète et de la vie. Continuons à prendre soin de notre belle planète Terre !

    MERCI +++

  5. Quand les braconniers s’équiperont de drones équipés de canons ils pourront s’occuper à un autre type de chasse et laisser les éléphants en répit.
    Pendant ce temps on peut espérer avec l’augmentation du niveau de vie, un changement culturel dans les pays asiatiques…???
    Plus sérieusement, à quand des accords politiques incluant des aspects juridiques et financiers contraignants entre ces pays importateurs et les pays africains ?
    Pour moi la lutte devrait aussi se situer au niveau de la demande.

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