Baisse des contrats aidés, hausse du coût de la garde d’enfants… Rentrée morose pour les parents

Alors que la garde d’enfants connaît des prix de plus en plus élevés, il est aussi difficile d’assurer le périscolaire à l’école avec la suppression des contrats aidés.

Rédigé par Pauline Petit, le 25 Aug 2017, à 10 h 40 min

Il semblerait que l’éducation et l’accompagnement de nos enfants ne soit pas une priorité du gouvernement. Alors que la garde d’enfants coûte de plus en plus cher aux parents, les écoles souffrent de la suppression annoncée des contrats aidés par le gouvernement. Des postes indispensables à l’accompagnement périscolaire.

La garde d’enfants de plus en plus chère

Les tarifs de la garde d’enfants ont augmenté de 2,63 % par rapport à l’année dernière. C’est le résultat d’une étude publiée par la plateforme de baby-sitting Yoopies, qui analyse également les résultats région par région. Ainsi, c’est en Corse que les tarifs de garde sont les plus élevés : 9,24 euros de l’heure, contre 8,87 euros en Pays-de-la-Loire.

baby sitter

Une baby sitter © Solomiya Malovana

Les prix ont augmenté en régions alors qu’ils diminuaient un peu en Ile-de-France“, remarque Benjamin Suchar, directeur de la plateforme. Les années précédentes, les familles pouvaient compter sur l’allègement de charges et les aides de la CAF. Cette année, les tarifs augmentent malgré cette prise en charge.

La baisse des contrats aidés induit des difficultés d’accompagnement à l’école

Les parents ont non seulement du mal à faire garder leurs enfants, mais ils sont aussi en difficulté dans leur accompagnement scolaire et périscolaire. C’est la conséquence de l’annonce faite par le gouvernement de supprimer 40 % des contrats aidés.

Pourtant, “ces emplois font partie intégrante du paysage scolaire, assurant des fonctions allant de l’accompagnement des élèves handicapés à l’encadrement des activités périscolaires et de la garderie, en passant par la cantine, l’entretien des locaux, l’aide administrative, la surveillance…”, rappelle Le Monde. 

Certains maires ont d’ores et déjà annoncé ne pas pouvoir faire tourner leurs écoles avec la suppression de ces emplois. Sur l’île de la Réunion, où la rentrée scolaire se déroule en août, elle a du être décalée de cinq jours à cause de la baisse du nombre de contrats aidés.

Moins d’ATSEM (Agent Territorial Spécialisé des Écoles Maternelle), moins de surveillants, des nounous plus chers, les enfants de 2017 semblent bien livrés à eux-mêmes…

Illustration bannière : un enfant qui pleure – © PKpix
Pour vous c'est un clic, pour nous c'est beaucoup !
consoGlobe vous recommande aussi...



J'ai travaillé dans différents organismes, tous liés de près ou de loin aux questions qui me passionnent : la consommation durable et l'alimentation. J'ai...

Aucun commentaire, soyez le premier à réagir ! Donnez votre avis

Moi aussi je donne mon avis