L’enceinte connectée de Mattel ‘Aristotle’ ne verra pas le jour

Mattel devait proposer ces jours-ci Aristotle, une enceinte connectée destinée aux enfants. Mais le géant américain, dont le jouet est remis en cause par des parents inquiets, renonce à son projet.

Rédigé par Maylis Choné, le 9 Oct 2017, à 9 h 30 min
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Mattel renonce au lancement d’Aristotle, son enceinte connectée dotée d’une intelligence artificielle. De nombreuses personnes ont dénoncé la collecte et l’utilisation des données des enfants.

Aristotle, qu’est-ce que c’est ?

Le projet est lancé depuis le mois de janvier 2017 et devait voir le jour en octobre. Mattel, géant du jouet basé aux États-Unis, devait ainsi concurrencer les produits Home de Google et Echo d’Amazon. Problème, son enceinte connectée dotée d’un micro, d’une lumière et d’une intelligence artificielle était destinée aux enfants et pouvait interagir avec lui.

Deux parlementaires américains et l’association « Campagne pour une enfance sans publicité » ont tiré la sonnette d’alarme. Une pétition a recueilli 15.000 signatures de parents inquiets. Pour eux, ce jouet est capable d’enregistrer les conversations des enfants et par conséquent, d’obtenir des données sur la vie privée de milliers de foyers, utilisables à des fins publicitaires.

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Mattel voulait-il espionner les enfants ?

Le 4 octobre, Mattel a annoncé au Washington Post que son jouet ne verrait pas le jour, car
il ne « correspond pas totalement à la nouvelle stratégie de Mattel concernant les technologies« . La  décision a vraisemblablement été prise par le nouveau responsable des technologies en poste depuis le mois de juillet. L’entreprise avait déjà été remise en cause lors de la sortie de sa poupée Hello Barbie, qui possédait un micro dissimulé dans son collier.

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L’association Campagne pour une enfance sans publicité explique également le danger d’un tel objet placé dans la chambre d’un enfant, de la petite enfance jusqu’à son adolescence. Puisque l’enceinte peut déclencher une berceuse lorsque l’enfant pleure, lui apprendre les formules de politesse ou encore l’aider dans ses devoirs scolaires, « Aristotle tente aussi de remplacer les soins, l’expertise et la présence d’une famille aimante avec une pseudo-éducation et conversation d’un robot conçu pour vendre des produits et construire une loyauté à la marque« , conclut l’association.

Illustration bannière : capture d’écran Youtube
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