Les animaux en ville, de nouveaux citoyens ?

Quelle place accorder aux animaux, en particulier ceux qui de plus en plus nombreux vivent en ville non seulement dans les foyers, mais également à l’extérieur ?

Rédigé par Perrine de Robien, le 3 Dec 2017, à 8 h 10 min

Si en France, les animaux sont désormais considérés comme des êtres vivants à part entière, la question de la place et de l’intérêt que l’on doit leur accorder, notamment dans nos villes, se pose.

De plus en plus d’animaux en ville

« Les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité  » : cet article fait partie du code civil depuis 2015 et donne un nouveau statut aux animaux, jusqu’alors considérés comme « des biens meubles ». Si chacun s’accorde à dire que leur présence auprès de nous est nécessaire, quelle place faut-il leur laisser dans notre quotidien et tout particulièrement lorsqu’on habite en ville ?

animaux en ville

© SilverCircle

Lorsque l’on parle d’animaux vivant en ville, il est nécessaire de distinguer deux catégories : les animaux de compagnie et les animaux « sauvages » qui se nourrissent de nos déchets, dont la liste est fixée par trois arrêtés (l’un concernant l’ensemble du territoire national, l’autre tout ou partie d’un département et le dernier au niveau préfectoral). Autant les premiers viennent apporter du lien social, autant les seconds sont souvent persona non grata dans la cité ! Ils sont en effet à l’origine de nuisances diverses : risques sanitaires, dégradation des structures, mauvaise image de la localité, etc…

Les animaux sont-ils les bienvenus dans toutes les villes ?

Concernant les espèces commensales et sauvages que l’on considère souvent comme nuisibles, il y a absolue nécessité d’intervenir, aussi bien au niveau individuel qu’au niveau collectif :

  • Les services communaux doivent d’assurer notamment la désinfection, la désinsectisation et la dératisation des bâtiments communaux, ainsi que l’enlèvement des animaux morts sur la voie publique.
  • Les particuliers doivent faire le nécessaire en cas de présence de nuisibles (cafards ou nids de frelons par exemple) dans leur logement.

Alors que la lutte contre les nuisibles met tout le monde d’accord, la présence des animaux domestiques n’est pas vue du même oeil partout, surtout pour les chiens. Selon les municipalités, nos amis à quatre pattes sont les bienvenus… ou pas !

animaux en ville

Les crottes de chiens, une nuisance dans les villes © Jaromir Chalabala

Ainsi, quand certaines villes vont lancer des campagnes d’affichage appelant les habitants à faire preuve de civisme en utilisant les sachets mis à leur disposition, d’autres seront dans la répression. C’est le cas dans la Capitale, où des Inspecteurs de la Sécurité de la Ville de Paris traquent les déjections canines et peuvent même vous verbaliser si vous ne ramassez pas les crottes laissées par votre animal. Faudrait-il créer une taxe sur les chiens afin de financer plus de dispositifs visant à améliorer le civisme des propriétaires  ?

Outre les problèmes de propreté, la présence de chiens en ville est également source de :

  • nuisances sonores, comme les aboiements intempestifs ;
  • risques physiques, de chute et de morsure ;
  • risques sanitaires, comme les allergies et zoonoses.

Lire aussi : Quand les crottes de chien se transforment en énergie

L’animal une victime du milieu urbain ?

Obligation d’être tenu en laisse, enfermement, manque d’espace pour s’ébattre… La vie en ville ne convient pas toujours aux chiens et les risques de développer des pathologies liées au stress, au manque d’activité : agressivité, aboiements…

Toutefois, ces comportements sont en général plutôt la conséquence de troubles de développement (sevrage précoce, environnement peu stimulant…) ou d’une absence de socialisation, plus qu’à la vie en milieu urbain(1).

chien en ville

Un environnement difficile pour un chien © jodrum

Toutes ces questions refont régulièrement surface et montrent combien il est difficile de vivre ensemble.

Une place dans la politique pour les animaux ?

Pour le parti animaliste créé en mars 2016, le droit des animaux et l’amélioration de leurs conditions de vie est un vrai combat. Comme l’indique leur slogan : « Les animaux comptent votre voix aussi ».

Ce parti politique tout récent a créé la surprise en juin 2017 aux élections législatives, en obtenant 1,12 % des voix. Preuve que la cause animale intéresse les citoyens et est devenue un véritable enjeu politique.

Une tendance que toutes les municipalités auraient intérêt à prendre en compte.

Illustration bannière : C’est l’heure de la promenade ! – © a katz
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4 commentaires Donnez votre avis
  1. Pourquoi lorsqu’on traque les déjections on parle uniquement des chiens ? n’y a t’il pas des chats sauvages et chats domestiques libre qui se balade et font leur besoin un peu partout également ? Comment savoir qui est le maitre dans ce cas…

  2. Quand on parle de taxes sur les animaux de compagnie cela me hérisse le poil, dans notre pays on ne sait que résoudre responsabilisation et civisme pas les taxes, toujours dans le but remplir les caisse en faisant nos poches, mais formation,information, responsabilisation chez nous c’est un gros mot.
    Seul les chiens et les chats sont de véritables animaux de compagnie, avoir une poule,lapin, rat ou autre, sont de animaux semi sauvage, ce genre d’animal n’a rien à faire dans une maison ou un appartement.
    De plus dans votre article vous ne parler des NAC (nouveaux animaux de compagnie) cela devient une mode, que beaucoup de gens possèdent, qui n’ont rien à faire non plus dans les maisons pas plus en ville qu’en campagne, dont certains quand ils s’évadent de leur captivité peuvent être dangereux.

  3. bonjour, Avoir un animal dans un logement de 30 m2 est irresponsable.
    L’animal tourne en rond, surtout lorsque le maître est absent et fait même des dégâts que le locataire rechignera à payer, même si c’est bien de sa responsabilité. Il y a les aboiements qui gênent les voisins, les poils dans les parties communes, et les paquets de poils lorsque Toutou vient du toilettage. Chaque fois, on a un ou deux paquets de poils dans l’entrée, et bien sûr la dame ne se baisse pas pour les ramasser. On a parfois de l’urine dans les couloirs communs… Enfin bonjour l’hygiène.

    Les propriétaires d’animaux imposent ça aux autres. Est-ce bien normal ?
    Bien sûr, ils ne nettoient pas. Et si on dit quelque chose, on se fait engueuler et dire qu’on n’aime pas les animaux… un comble… Il faut croire que ces gens pensent qu’ils ont tous les droits, sans limite.
    Et je ne parle pas des rues pleines d’excréments, même s’il y a des sacs, les maîtres ne les utilisent pas. Certains de ces maîtres disent « je paie des impôts », comme si ça leur donnait le droit de polluer et de salir ainsi.

    Avoir des animaux lorsqu’on est dans une maison avec un grand espace et suffisamment loin des voisins, je veux bien, mais imposer autant de nuisances, non, ce n’est pas possible.

    Et les vétérinaires qui viennent monter la tête aux gens pour prendre des animaux, et des gens même modestes qui ont du mal à vivre, ont encore plus de mal, car un chien par exemple, il y a la nourriture, le vétérinaire, parfois le toilettage…. Tout ça grève encore plus le pouvoir d’achat.
    Et puis, ils n’ont pas d’argent pour se chauffer, pour se nourrir…Il faudrait arrêter de nous faire croire qu’on a besoin d’un chien ou autre, qu’on a besoin d’un canapé, même si le notre remplit son rôle, ou son matelas. On n’a besoin de personne pour savoir ce qu’on a à faire.

    Les vétos feraient bien de rappeler et d’insister lourdement sur la responsabilité du maître et sur la propreté dans les rues notamment.

  4. Votre article est pas mal fait cependant vous oubliez de nommer le Parti Pour La Protection Animale et La Nature qui lui agis au niveau europeen et qui est le bras legislatif de la Fédération Française de la Protection Animale qui lutte en faveur des droits des animaux en europe via son Président Sylvain Dumont Amrein un article plus complet pourrais etayer ce dernier et amener à vos lecteurs des verites cachés car nous sommes comme cash investigation et elise lucet des lanceurs d’alertes car la protection animale à besoin d’un renouveau et vite

Moi aussi je donne mon avis